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Polémique

Le Point critique deux études sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes largement reprises par les médias

Le Point s'en prend longuement à deux études que l'hebdo qualifie de "totalement aberrantes"

Le Point dénonce la publication par ses confrères de deux études sur la pollution par les pesticides présente dans les fruits et légumes.

La première étude réalisée par l'ONG PAN-Europe explique qu'un tiers des fruits et des légumes produits sur le continent seraient « contaminés » par des pesticides.

 L'étude se base sur les données très officielles de contrôles réalisés chaque année par les autorités sanitaires indépendantes d'Europe, qui analysent un échantillon représentatif de produits consommés. 

Selon Le Point : "Le seuil retenu par l'ONG est celui de la « limite de détection », c'est-à-dire la plus petite quantité fournissant un signal, fixée par défaut à 0,01 mg/kg de matière analysée. Un seuil administratif, qui ne dit rien des effets sanitaires : le seuil sanitaire de toxicité évalue, lui, le risque pour la santé, sur la base de tests toxicologiques effectués sur les animaux. Les traces de fludioxonil, par exemple, fongicide le plus retrouvé dans les kiwis, selon PAN-Europe, sont autorisées par la réglementation européenne (sur les kiwis) jusqu'au seuil de 15 mg/kg… Soit 1 500 fois la valeur de détection retenue par l'ONG. En estimant que certains de ces produits sont suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, les seuils sanitaires ne s'appliqueraient pas."

La deuxième étude "conduite par une équipe de chercheurs des départements de nutrition, d'épidémiologie et de santé environnementale de l'université Harvard, suggérerait « que la présence de traces de pesticides sur les fruits et les légumes est susceptible d'annuler les bénéfices de leur consommation pour la santé ». Un résultat obtenu en suivant trois grandes cohortes épidémiologiques regroupant 160 000 Américains."

Le Point estime que cette dernière étude ne prouve rien et "introduit une confusion telle dans l'esprit des consommateurs que les plus pauvres, affolés à l'idée de « s'empoisonner », s'écartent de la consommation de fruits et de légumes « conventionnels », mettant leur santé en péril."

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