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La députée LREM Coralie Dubost a annoncé son retrait de la vie politique après les récentes révélations de Mediapart. Elle ne sera pas candidate pour les élections législatives.
La députée LREM Coralie Dubost a annoncé son retrait de la vie politique après les récentes révélations de Mediapart. Elle ne sera pas candidate pour les élections législatives.
©Ludovic MARIN / POOL / AFP

Notes de frais

La députée Coralie Dubost (LREM) se met « en retrait de la vie politique » après avoir été épinglée pour ses dépenses

La députée macroniste, élue en 2017 dans la troisième circonscription de l’Hérault, ne sera pas candidate aux législatives. Epinglée par Mediapart pour d’importantes notes de frais, elle dénonce des « attaques injustes ».

Dans un message publié sur Twitter dimanche soir, la députée LREM Coralie Dubost annonce sa décision de ne pas se représenter aux élections législatives dans l’Hérault, où elle a été élue en 2017, ainsi que son retrait de la vie politique.

« Aussi est venu pour moi le temps de me mettre en retrait de la vie politique et de me consacrer à ma famille ».

Elle avait été épinglée ces derniers jours par un article de Mediapart révélants des frais astronomiques. Elle aurait multiplié les dépenses en se servant de son enveloppe allouée par l’Assemblée Nationale. Parmi ces frais figurent des « dépenses vestimentaires mensuelles selon une fourchette allant de 1.500 à 2.00 euros », d’après un rapport consulté par Mediapart.

Dans son communiqué publié dimanche, Coralie Dubost revient sur cette affaire :

« Depuis quelques jours, ma personne est visée par des attaques injustes qui desservent mon groupe politique, les échéances électorales, et plus globalement, la démocratie. Je refuse d’être l’instrument d’une cabale antiparlementaire, de la même façon que je refuse de me prêter à un ping-pong de justifications, qui confinent à un lynchage fantasmagorique sur les réseaux sociaux », selon les précisions de l’ancienne compagne d’Olivier Véran.

Coralie Dubost a insisté sur le caractère intime de cette décision dans sa lettre :

« Rester fidèle à mes valeurs, C’est aujourd’hui protéger l’enfant que je porte de toutes les vicissitudes de l’exposition et de la vie politique. Je ne serai pas candidate à ma réélection. Il y a deux mois, j’ai perdu mon père, un grand et honnête homme, j’aurais aimé consacrer plus de temps à ses derniers souffles, je veux en consacrer des paisibles à ceux de mon nouveau-né ».

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Voulez-vous voir les dessous de Coralie Dubost ? 

Selon le rapport d’un cabinet de ressources humaines transmis au printemps 2021 au déontologue de l’Assemblée nationale et consulté par Mediapart, des anciens collaborateurs de Coralie Dubost lui reprochent de leur avoir imposé « des tâches relevant de la sphère personnelle », des propos et comportements « dévalorisants » mais aussi un « conflit de valeurs » ou « éthique » en particulier sur l’utilisation de ses avances de frais de mandats. Il est notamment question de « dépenses vestimentaires mensuelles selon une fourchette allant de 1 500 à 2 000 euros » ou « de frais de restaurants très importants », expose le rapport.

Selon Mediapart, la députée de l’Hérault a par exemple dépensé jusqu’à 3 300 euros en vêtement au mois d’octobre 2018.

A Mediapart, Coralie Dubost - qui, comme chaque député, dispose d’une avance de frais de mandat de 5 373 euros mensuels qui s’ajoute à la rémunération des élus - a indiqué avoir procédé à des remboursements de frais jugés non-liés à l’exercice du mandat de député, après un contrôle de la déontologue de l’Assemblée Nationale pour les années 2018 et 2019.

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