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Le prix à la pompe a atteint un niveau historique en France

Le prix à la pompe a atteint un niveau historique en France... et devrait encore progresser dans les jours à venir.

D'après les informations publiées mardi par le ministère du Développement durable, le prix des carburants à la pompe a atteint des sommets historiques en France : vendredi dernier, le prix du litre de super sans plomb 95 est à 1,5787 euros, le super sans plomb 98 à 1,6184 euros, et le gazole à 1,4180 euros. La semaine précédente, ces chiffres étaient respectivement à 1,5640 euro, 1,6022 euro et 1,3960 euros par litre. Ce sont les données fournies par les stations-services qui permettent à la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) de calculer ces chiffres.

Responsables de cette hausse, les tensions géopolitiques en Iran mais aussi au Nigeria, qui poussent le prix du baril depuis fin 2011. Mais d'après le PDG de Total, Christophe de Margerie, une chute des prix est à prévoir. "A court terme, ça peut baisser. Quand il fait moins froid, les prix baissent. Aujourd'hui, une des raisons parmi d'autres de la hausse des prix à la pompe, c'est le climat, les temps extrêmes qu'on a connus ces derniers temps". De manière structurelle, pour faire baisser les prix de l'essence, il est nécessaire de trouver de nouveaux gisements. "Plus il y aura de pétrole, plus les prix seront maintenus bas", ajoute Christophe de Margerie.

Et il y a tout intérêt à ce que ces prix baissent. Comme l'écrit Thomas Chaize sur Atlantico, "la hausse des prix du pétrole entraîne mécaniquement une baisse de sa consommation, voire un ralentissement économique : moins de trajets, du covoiturage, des voitures plus petites avec une consommation réduite, etc." L'économie sait toutefois s'adapter aux niveaux de prix trop élevés : "Quand un particulier change de voiture pour un modèle qui consomme moins, il développe une forme de résilience à l’essence chère. La consommation devrait donc commencer à fléchir à un niveau légèrement supérieur à 2008, c'est-à-dire dans une zone de prix un peu supérieure au prix actuel", poursuit Thomas Chaize.

Ce mardi, sur les marchés, les prix du baril de brut étaient à nouveau en hausse. La décision de Moodys de baisser la note de certains pays européens, et d'abaisser à "négative" la perspective sur les notes de la France, de l'Angleterre et de l'Autriche, n'a pas eu l'impact négatif attendu sur les cours du pétrole.

A midi, le cours du Brent de Mer du Nord livrable en mars était en hausse de 0,2%, et le baril de "light sweet crude" américain (WTI) livrable en mars gagnait lui 0,65$. "La baisse des notes souveraines de pays européens exerce une pression à la baisse sur d'autres matières premières, mais le brut semble bénéficier des tensions accrues sur le front géopolitique", a estimé Phil Flynn de PFG Best. Les attaques récentes attribuées par les Etats-Unis à Téhéran "font monter la prime de risque sur les cours du brut car elles augmentent la possibilité d'éclatement d'un conflit", explique Phil Flynn.

Une hausse qui pourrait "se dégonfler rapidement" d'après Morgan Stanley : "Sauf perturbation de l'approvisionnement, l'accumulation de stocks au 1er semestre 2012 devrait affaiblir la structure du marché, et potentiellement les prix".

Armelle Loiseau

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