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Faut-il interdire aux assurances de rembourser les rançons payées par les entreprises aux cyberpirates ?

Le paiement des rançons peut encourager les pirates à lancer d'autres attaques

Generali France tourne complètement le dos à la prise en charge de rançons exigées par les hackers. L'assureur a décidé de ne plus offrir aux grandes entreprises victimes de rançongiciels la possibilité d'être remboursées des sommes versées à des « cybercriminels » en échange du déblocage de leur informatique ont appris « Les Echos ».

Cette décision a été actée à l'occasion de la renégociation des contrats d'assurance cyber en fin d'année.

La question de la couverture des rançons par les assureurs fait débat, sur fond de développement rapide des cyberattaques. Considérant que la prise en charge par les assureurs conforte les finances des cybercriminels, l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) prône une interdiction de ce type de garantie ou « un encadrement strict ». Alors que Bercy a annoncé des travaux sur la cyber assurance , la députée Valéria Faure-Muntian (LREM) a appelé l'an dernier à interdire l'indemnisation des rançons.

Selon les chiffres d'un rapport d'Orange Cyberdéfense, le nombre de cyberattaques contre les entreprises privées et publiques a grimpé de 13 % au cours de l'année 2021. Parmi elles, les attaques aux rançongiciels sont particulièrement nombreuses écrit Le Figaro.

Les assureurs sont pointés du doigt par les autorités, qui leur reprochent d'encourager la pratique des rançons en assurant leur remboursement. «La France reste l'un des pays que les «ransomwares» ciblent le plus. La raison en tient au fait que nous y payons trop systématiquement les rançons. (...) Une partie des assureurs garantissent même ce paiement», s'indignait la vice-procureure Johanna Brousse, à la tête de la section cybercriminalité au tribunal de Paris, lors d'une audition au Sénat en avril dernier ajoute Le Figaro.

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