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Le bonheur décline,
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Le bonheur décline, c'est Twitter qui le dit

Des chercheurs ont étudié la fréquence d'utilisation de plus de 46 milliards de mots utilisés sur le réseau social.

Une étude menée sur Twitter par une équipe de scientifiques de l'Université du Vermont aux États-Unis montre une baisse du bonheur moyen ces trois dernières années.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié plus de 46 milliards de mots écrits par les 63 millions d'usagers de Twitter. "Les milliards de mots utilisés pour exprimer ce que les gens ressentent ont donné un aperçu de l'humeur relative dans le monde", indique l'étude réalisée sur une période de trois ans.

"L'étude cible les plus jeunes et les gens ayant des téléphones intelligents, mais Twitter est presque universel maintenant, a précisé Peter Dodds, un mathématicien de l'Université du Vermont. Toutes les démographies y sont représentées."

Les scientifiques ont d'abord demandé à un groupe de volontaires de noter de 1 à 9 le "taux de bonheur" qu'ils associent à chacun des 10 000 mots les plus utilisés dans la langue anglaise. En moyenne, le mot "rire" obtient 8,5/9, "nourriture" 7,44, "camion" 5,48, "cupidité" 3,06 et "terroriste" 1,3. Ils ont ensuite analysé la fréquence d'utilisation de 46 milliards de mots utilisés sur le réseau social. Les mots étudiés vont de "crêpe" à "suicide".

Étant donné que les tweets sont datés et que ceux qui les écrivent sont géo-localisables, il est possible de dresser une sorte de cartographie du bonheur dans l'espace et à travers le temps.

A l'échelle d'une semaine, l'étude montre par exemple un pic de bonheur le weekend. Inversement les utilisateurs de Twitter sont le moins heureux les lundi et mardi. Chaque jour, le bonheur diminue à mesure que la journée avance.

A plus long terme, les scientifiques ont observé des "pics de bonheur" au moment des vacances de Noël et pour la Saint-Valentin. Les jours les plus négatifs sont en général le résultat d'un événement extérieur qui vient perturber la routine, comme le tsunami au Japon ou même la mort de l'acteur Patrick Swayze.

Pour l'équipe, cette expérience pourrait marquer un tournant sociologique : "Jusqu'à présent, on évaluait le bonheur uniquement via des indicateurs économiques comme le PIB."

Lu sur Psychcentral

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