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Education nationale : des métiers très exposés aux menaces et insultes
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Education nationale : des métiers très exposés aux menaces et insultes

Selon une étude de l'Insee, 12% des personnels de l'Education nationale ont déjà fait l'objet de menaces et d'insultes contre 7% en moyenne dans les autres métiers.

 

C’est presque deux fois plus que dans les autres professions. Plus d'une personne sur dix travaillant dans l'Education nationale (enseignants, conseillers et assistants d'éducation, chefs d'établissement) déclare avoir fait l'objet de menaces et d'insultes, selon une étude publiée de l’Insee publiée ce jeudi 3 juillet. Selon l’étude Cadre de vie et sécurité (CVS) menée entre 2007 et 2013, les personnels de l’Education nationale sont 12% à être touchés contre 7% en moyenne dans les autres métiers.

Si les jeunes sont les plus victimes de ce phénomène, les femmes ne sont pas d’avantages touchés que les hommes. Les chefs d'établissement et les conseillers et assistants d'éducation sont les plus exposés, suivis des enseignants du second degré. Viennent ensuite les professeurs des écoles, selon l'étude intitulée "Education nationale : des métiers exposés aux menaces et aux insultes". Dans les collèges et lycées, les élèves sont principalement à l'origine des menaces et des insultes. En revanche, dans les écoles, les enseignants sont le plus souvent la cible des adultes et surtout des parents.

Toutefois, et fort heureusement, les violences physiques contre les personnels de l'Education nationale sont "relativement rares". 0,6% déclarent en moyenne, chaque année, en avoir été victime dans l'exercice de leur fonction. Soit 0,1% de plus que chez  l'ensemble des personnes occupant un emploi. Mais la situation est particulièrement perturbante pour les personnels de l'Education nationale, "particulièrement affectés" par les violences subies. En effet, dans l'année qui suit l'incident, en moyenne 46% des victimes déclarent avoir subi un dommage psychologique, souffrir de troubles du sommeil ou de perte de confiance en soi, soit 9% de plus que chez les victimes de l'ensemble des travailleurs français. 

Lu sur Europe 1

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