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Layla F. Saad - Moi et la suprématie blanche
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Alerte ironie

Si vous êtes comme moi un « suprémaciste blanc », voilà comment vous soigner…

Un petit livre va vous y aider.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Layla F. Saad en est l’auteur. Son ouvrage porte le titre de « Moi et la suprématie blanche ». Vous pouvez vous le procurer pour la modique somme de 19,90 euros. Mais si vous êtes pingre vous avez la liberté de l’acheter d’occasion (11,30 euros).

Layla F. Saad est une femme d’exception. Elle se décrit elle-même comme étant noire, musulmane et britannique. Dans sa théorie de l’évolution, Darwin n’avait pas envisagé ce stade suprême de l’humain. Nous autres, pauvres homo sapiens, sommes loin d’atteindre cette merveilleuse perfection.

Layla F. Saad veut nous débarrasser de l’infamante tache blanche que nous portons. Le mieux serait de suivre ses cours en direct. Mais comme elle réside au Qatar ça fait un peu cher le voyage.

Nous nous contenterons donc de son livre. Elle commence par expliquer en détail ce qu’est le « privilège blanc », la « suprématie blanche » et même, ce qui nous laisse très perplexes, le « mutisme blanc ». Mais ça on sait déjà. Ça fait des années ainsi que des universitaires, Rokhaya Diallo et Assa Traoré, nous l’expliquent.

Allons donc vite vers ses préconisations. Layla F. Saad nous demande de méditer sur nous-mêmes et de combattre le Blanc qui est en nous. Mais elle ne nous cache pas que cette lutte sera difficile et peut-être même sans espoir.

Dans son livre, elle n’oublie personne. En effet, elle se penche sur le sort douloureusement pathétique des métis. Ces malheureux ont une part blanche. Ils doivent se battre sans relâche pour la faire disparaître. Et Layla F. Saad leur accorde une chance d’y parvenir car ils sont quand même à moitié noirs.

Mais nous autres, les leucodermes, que pouvons-nous faire ? D'après l’auteur de « Moi et la suprématie blanche », nous devons résolument nous engager dans la voie de l’antiracisme. Il nous faut crier, hurler contre le racisme des autres Blancs. Et tous les jours que le bon Dieu fait, battre notre coulpe pour le privilège blanc qui nous colle à la peau.

Même ça ne pourrait suffire à rejoindre le camp des racisés. En effet, dans cette hypothèse, nous serions porteurs du « complexe du sauveur blanc ». Une attitude condescendante et hypocrite.

Ainsi nous serions pour toujours affublés du casque colonial. Il n’y a dès lors qu’une seule voie de secours : se faire repigmenter la peau. Ça ne doit pas être impossible : Michael Jackson a bien réussi à devenir blanc ! 

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