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Croquis de François Hollande lors du procès des attaques du 13 novembre 2015
Croquis de François Hollande lors du procès des attaques du 13 novembre 2015
©BENOIT PEYRUCQ / AFP

La fachosphère a encore frappé ?

« Nous savions que parmi les migrants il y avait des terroristes » !

Vous ne devinerez jamais qui a dit cette phrase terrible.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Elle serait aussitôt qualifiée de raciste et de discriminatoire par la gauche. Celle-ci en effet estime que le migrant est une personne en détresse digne de compassion. Et que la France s’honorait à l’accueillir. Tous les migrants du monde ont donc leur place chez nous. Et nous devrions être fiers de leur ouvrir les bras. 

Mettons maintenant cette phrase au présent : « nous savons que parmi les migrants il y a des terroristes ». Si ce n’est pas du Zemmour ça y ressemble beaucoup. Et il conviendrait alors de protester contre ce raciste et cet islamophophe. 

Or la phrase est de François Hollande qui témoignait lors du procès des attentats du 13 novembre ! L’ancien président de la République est-il raciste et islamophobe ? Certainement pas ! 

Mais il est coupable, coupable de mise en danger de la vie d’autrui. Il savait qu’il y avait des tueurs potentiels parmi ceux qui arrivaient chez nous. Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il fait ? Le détail de la réponse se trouve notamment dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 et qui était présidée par Georges Fenech. Prétendre comme Éric Zemmour que l’ancien président de la République et son gouvernement n’ont rien fait est abusif. Mais il est clair que des failles majeures demeuraient dans nos dispositifs anti-terroristes.  

On comprend bien qu’il était difficile pour notre police de démêler le bon grain de l’ivraie. Peut-être eût-il été prudent dès lors de refuser ce grain. Des vies auraient peut-être été mieux protégées même si un certain nombre des terroristes du 13 novembre étaient Français ou Belges, ce qui ne les a pas empêché d’avoir recours à ces filières migratoires pour des aller-retours entre la Syrie et l’Europe.  Nous dédions la phrase de Hollande aux parents et aux proches de ceux qui furent assassinés le 13 novembre. 

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