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Les tractations se sont arrêtées peu avant 18h00
Les tractations se sont arrêtées peu avant 18h00
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Municipales 2014 : le FN fusionne ses listes avec la droite dans 2 villes, de nombreux accords trouvés entre le PS et les Verts

Les listes pour le second tour des élections municipales ont été déposées ce mardi à 18h00.

  • Le PS ne respecte pas toujours le pacte républicain
  • A Paris, NKM fait revenir certains dissidents
  • Marine Le Pen annonce la fusion entre le FN et la droite dans deux villes

Tous les partis entrent en négociation selon les enjeux locaux. Les tractations ont commencé. Les listes pour le second tour des élections municipales ont été déposées à 18h00.
 
 
  • Avignon : Fusion des listes PS et Front de gauche

La gauche se rassemble à Avignon pour le second pour empêcher la victoire du candidat FN Philippe Lottiaux, arrivé en tête dimanche (29,63%). Le PS conduit par Cécile Helle (29,54% au premier tour) et le Front de gauche emmené par André Castelli (12,46%) présenteront une liste commune dimanche prochain. Une troisième liste sera en lice, celle de l'UMP Bernard Chaussegros, qui a recueilli 20,90% des voix au premier tour.

  • Marseille, la guériniste Lisette Narducci s'allie à Gaudin

La maire sortante PRG du 2e secteur, la guériniste Lisette Narducci a annoncé une fusion de sa liste avec celle de l'UMP, ce mardi au cours d'une conférence de presse au côté de Jean-Claude Gaudin. "Mme Narducci restera maire de son secteur", a affirmé le maire de Marseille/ L'élue PRG prend ainsi la place de la tête de liste UMP, Solange Biaggi, qui se retrouve rétrogradée. Au premier tour, Lisette Narducci a recueilli 23,81% des voix, se plaçant en 2e position derrière l'UMP Solange Biaggi (24,18%) et devant le PS Eugène Caselli (17,46%). Lisette Narducci, vice-présidente du conseil général des Bouches-du-Rhône dirigé par Jean-Noël Guérini, est mise en examen dans plusieurs affaires et en voie d'exclusion du PS.

  • Paris : Roxane Decorte appelle à voter PS 

La dissidente UMP Roxane Decorte qui était candidate à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris (3,63% au premier tour) a appelé ce mardi ses électeurs à voter pour la liste du candidat PS Eric Lejoindre, dauphin du maire sortant Daniel Vaillant. "Je sais ne pas trahir la confiance (des habitants) en décidant de voter, au second tour, dans le XVIIIe arrondissement, pour la liste conduite par Eric Lejoindre, qui présente une liste et défend un projet concret pour le service des habitants et dans le respect des valeurs qui ont toujours été les miennes", affirme dans un communiqué cette ancienne proche de Philippe Séguin.

La candidate UMP-UDI-Modem dans le Ve arrondissement de Paris, Florence Berthout, a annoncé ce mardi avoir conclu un accord d'union avec le dissident Dominique Tiberi, alors que la candidate PS Marie-Christine Lemardeley est arrivée en tête au premier tour des municipales dimanche. Florence Berthout a obtenu au premier tour 28,49% des voix et Dominique Tiberi, fils du maire sortant Jean Tiberi, 19,43%. Marie-Christine Lemardeley, a réuni 33,94% des voix. "Le Ve est un arrondissement clé pour la reconquête de la mairie de Paris" par la droite, souligne Florence Berthout dans un communiqué en se réjouissant de cet accord.

Dans le XIVe arrondissement, NKM avait une dissidente de l'UMP face à elle en la personne de Marie-Claire Carrère-Gée, ancienne secrétaire générale de l'Elysée sous le deuxième mandat de Jacques Chirac. Mais cette dernière a décidé de fusionner sa liste avec Nathalie Kosciusko-Morizet pour le second tour. Au premier tour, Marie-Claire Carrère-Gée était arrivée en quatrième position avec 5,74% des voix, quand NKM avait rassemblé 33,10% des suffrages.

Dans le IVe arrondissement, le candidat PS, Christophe Girard, confronté à un duel difficile avec l'UMP Vincent Roger au second tour des municipales, a annoncé mardi un accord avec la candidate divers droite Anne Lebreton (5,86 %), qui rejoint sa liste en 8e position. Ce rang sur la liste du maire sortant lui garantit, en cas de victoire, un siège de conseiller d'arrondissement.

Danielle Simonnet (Parti de gauche) a refusé d'apporter son soutien aux listes PS-PCF d'Anne Hidalgo, estimant que cela reviendrait à "renier l'identité" du Front de gauche qu'elle revendiquait incarner. Les listes Simonnet ont attiré dimanche au premier tour des municipales 33 607 électeurs à Paris (4,94 %) et une seule d'entre elles, celle conduite par Danielle Simonnet dans le XXe (10,36 %), sera présente au second tour.

  • Lyon , Collomb fusionne uniquement avec EELV

Arrivé en tête dimanche soir avec 35,76 % des voix, le maire sortant socialiste modéré Gérard Collomb a fusionné ses listes avec celles des écologistes. Les listes d'EELV qui ont réalisé 8,90 % au premier tour sur l'ensemble de la capitale des Gaules casent ainsi 17 de leurs colisitiers sur les listes de Gérard Collomb, qui en comptent 221. Les négociations ont en revanche rapidement coincé avec le Front de gauche, (7,56 % au premier tour), qui poursuit sa course tout seul jusqu'à dimanche prochain.

  • Toulouse : pas de fusion PG-PS 

Le candidat du Parti de gauche à Toulouse, Jean-Christophe Sellin (5,10% au premier tour), a annoncé ce mardi qu'il ne donnerait pas de consigne de vote pour le second tour des municipales, malgré la menace pour la gauche de perdre la ville. "La démocratie n'étant pas respectée, nos électeurs n'étant pas respectés, il n'y aura donc aucune consigne de vote de notre part pour le second tour, et si Pierre Cohen veut aller chercher les voix du Front de gauche, qu'il se débrouille", a déclaré Jean-Christophe Sellin après le refus du maire sortant Pierre Cohen (PS) de trouver un accord de fusion avec sa liste, qui regroupe les membres non-communistes du Front de gauche. Pierre Cohen (32,26% des voix dimanche) est en ballottage difficile contre l'UMP Jean-Luc Moudenc (38,20%).

  • Pau : Yves Urieta se retire, duel Bayrou-Habib 

Arrivé 3e à l'issue du premier tour avec seulement 13,21% des voix, l'ancien maire de Pau Yves Urieta se retire de la course. Interrogé par France 3 Aquitaine, il n'a en revanche donné aucune consigne de votes. François Bayrou et le député PS David Habib s'affrontera donc au second tour. Le président du Modem est arrivé en tête dimanche avec 41,85% loin devant le socialiste qui recueille 25,77%.

  • Grenoble : Safar se maintient

Le candidat socialiste Jérôme Safar (25,31%), devancé dimanche au premier tour des municipales à Grenoble par Eric Piolle (29,41%), a finalement décidé de se maintenir, rejetant la main tendue par l'écologiste. "C'est un risque que je prends mais les valeurs et les idées sont au-dessus de tout." Il y aura donc quatre candidats en lice dimanche à Grenoble : Eric Piolle, Jérôme Safar, Matthieu Chamussy (UMP/UDI, 20,86%) et Mireille d'Ornano (FN, 12,56%).

 

  • Béziers : pas de front républicain 

Le candidat PS, Jean-Michel du Plaa arrivé 3e (18,55%) a décidé de se maintenir. Robert Ménard part donc grand favori pour le second tour. Il était arrivé en tête dimanche avec 44,88% loin devant le candidat UMP, Elie Aboude qui a recueilli 30,16%. Jean-Michel du Plaa a précisé qu'il conduirait une liste constituée avec le Front de gauche d'Émile Couquet. Cet accord a fait l'unanimité lundi soir des colistiers du candidat PS, malgré la demande des instances nationales du retrait des listes pour battre le FN. Mais il n'a jamais été favorable à ce désistement car il "ne veut pas disparaître du paysage biterrois pendant six ans". "On ne peut laisser Béziers au FN comme ça", a affirmé Jean-Michel du Plaa.

  • Saint-Gilles : le PS se retire

le Parti socialiste a entériné le fait de retirer certaines de ces listes pour empêcher l'élection d'un maire frontiste. Ce sera notamment le cas à Saint-Gilles dans le Gard où Gilbert Collard (FN) est arrivé en tête avec 43%, devant la liste UMP qui est deuxième, à 25,36%, et surtout devant la liste d'union de la gauche-PS troisième, à 23,14%.

  • Perpignan : en cours de discussion

A Perpignan, où le vice-président du Front national, Louis Aliot, a obtenu 34,20% des suffrages, devançant le sortant UMP, Jean-Marc Pujol (30,57%), et le député PS Jacques Cresta (11,92%), "La décision sera prise dans la journée", a précisé Christophe Borgel, le patron des élections au PS.

  • Montpellier : le front de gauche ne soutiendra pas la gauche

Le Front de gauche (7,56 %) a déploré mardi n'avoir pu obtenir un accord "de fusion technique" pour le second tour de l'élection municipale à Montpellier et ne soutiendra aucune des deux listes de gauche. Dans la capitale régionale, tenue par le PS depuis plus de 35 ans, une quadrangulaire se dessine au second tour. Elle opposera le PS Jean-Pierre Moure (25,27 %), le DVG Philippe Saurel (22,94 %), l'UMP Jacques Domergue (22,72 %) et la candidate Front national France Jamet (13,81 %). "Nos électeurs ont le droit d'être représentés par des élus à la hauteur du nombre de voix obtenues. Pour cela, nous étions prêts à accepter une fusion technique", a expliqué la tête de liste Front de gauche Muriel Ressiguier dans un communiqué. Pour cet accord, le Front de gauche avait fixé quatre conditions : dénoncer l'austérité, refuser la métropole, accepter la régie publique de l'eau et n'avoir aucune personnalité de droite. Regrettant qu'aucune liste n'ait "accepté ses conditions au mépris de ses électeurs. le parti d'extrême gauche indique que c'est avec "un immense regret" qu'il ne pourra "pas participer au second tour".

  • Villeneuve-Saint-Georges : alliance entre Gaudin (UMP) et Joly (FN) 

Philippe Gaudin (UMP-UDI), et Dominique Joly (FN), font fusionner leur liste au second tour pour battre la maire sortante communiste Sylvie Atlman. Elle est arrivée en tête dimanche (38,87%) devant Philippe Gaudin (31,80%) et Dominique Joly (26,04%). L'UMP et l'UDI, opposés à cette alliance, ont retiré leur soutien à Philippe Gaudin et menacent d'exclusion tous les colistiers qui resteront sur cette liste d'union.

  • Moselle : fusion de listes FN et droite
Le FN fusionne ses listes avec la droite dans deux villes de Moselle et du Val-de-Marne, annonce Marine Le Pen
 
  • Tarascon : retrait d'un candidat de droite
Le candidat DVD aux municipales de Tarascon Jérôme Grangier, arrivé 3e au premier tour derrière la candidate FN Valérie Laupies (39,24%) et l'autre candidat DVD Lucien Limousin (33,98%), a annoncé mardi qu'il se retirait.
 
  • Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) : le PS se retire
Le parti socialiste va retirer sa liste au second tour des municipales pour éviter la victoire du candidat de l'UMP, arrivé en tête au premier tour, face à la maire sortante Jacqueline Rouillon (Front de Gauche)
 
  • Montreuil : le bloc de gauche face à Brard
Largement battu au dimanche au premier tour à Montreuil, le candidat PS Razzy Hammadi (9,80%), a annoncé la fusion de sa liste avec celle du Front de gauche de Patrice Bessac (18,80%) et de l'écologiste Ibrahim Dufriche (15,25%). Il a précisé "ne pas figurer sur cette liste". Ces trois formations constituent maintenant un front contre l'ancien maire, Jean-Pierre Brard, arrivé en première position (25,54%) à l'issue du premier tour; 
 
  • Caen : accord PS et EELV
Le PS et EELV ont signé un accord de fusion. La liste menée par le maire PS sortant Philippe Duron s'allie à celle de son adjoint EELV, mais n'a pas trouvé d'accord avec la liste divers gauche.
 
  • Beauvais : le PS retire l'investiture à son candidat
Arrivé en 2ème position lors du 1er tour des municipales avec 22,18% des suffrages derrière l'UMP Caroline Cayeux, Thibaut Viguier, le candidat PS, se voit retirer son investiture par les instances nationales. Il ne pourra donc pas aller au 2nd tour sous l'étiquette PS. Le Parti socialiste appelle en effet au rassemblement de la gauche et des écologistes à l'occasion du second tour des élections municipales. Et donc à fusionner avec les autres listes de gauche et écologistes. Or Thibaud Viguier, tête de liste à Beauvais pour le PS, refuse de fusionner avec la liste du Parti communiste emmenée par Thierry Aury qui a obtenu 9,57% lors du 1er tour.

  • Fréjus : le PS se retire

Le second tour donnera lieu à une triangulaire entre le FN David Rachline (40,3 %), l'UMP Philippe Mougin (18,8 %) et le maire sortant (divers droite), Elie Brun (17,6 %). La socialiste Elsa Di Meo, "sans étiquette", n'a pas donné de consigne de vote.

 

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