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Jean-Luc Mélenchon prononce un discours lors d'un débat à l'Assemblée nationale, le 1er mars 2022.
Jean-Luc Mélenchon prononce un discours lors d'un débat à l'Assemblée nationale, le 1er mars 2022.
©BERTRAND GUAY / AFP

Imposture

Mélenchon se prend pour Jaurès !

Un nain peut-il se comparer à un géant ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Le chef des Insoumis est pour la paix. La paix en Ukraine, s’entend. Il en a parlé lors de son meeting de Lyon. Et c’est devenu son slogan de campagne. 

La paix tout le monde, et de tout temps, est pour. 

On préfère évidemment la paix à la guerre. Comme on préfère manger une entrecôte plutôt que de bouffer de la merde. Comme on préfère le soleil à la pluie. 

Ça ne veut strictement rien dire. Quand Mélenchon déclare qu’il se bat pour la paix, il refuse de trancher entre l'agresseur et l’agressé. Entre le David ukrainien et le Goliath russe. 

Il ne faut pas compter sur lui pour dire du mal de Poutine qui comme Mélenchon veut la paix. La paix des morts, des décombres et des cendres. 

Eric Coquerel, qui ne rate pas une occasion de lécher les bottes de son maître à déclaré : « un jour on parlera de Mélenchon comme on parle aujourd’hui de Jaurès ». 

Jaurès fut une grande figure du socialisme français alors que le chef des Insoumis n’en est qu’une caricature grimaçante. Il fut assassiné en juillet 1914 alors que les grandes puissances européennes - la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie - se mobilisaient pour le pire des conflits que l’Europe ait jamais connu jusqu’alors. 

Qu’est ce que ça avait à voir avec l’invasion de la petite Ukraine par le chef du Kremlin ? Un mensonge historique éhonté. À cela s’ajoute l’indécence oratoire du patron d’Eric Coquerel. Au moment même où Mélenchon débitait ses insanités, des Ukrainiens mourraient sous les bombes de Poutine. Le chef des Insoumis a choisi son camp : c’est celui de la honte ! 

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