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La candidate à la présidence, Valérie Pecresse, fait des gestes alors qu'elle arrive sur scène lors d'un meeting au Cannet, dans le sud-est de la France, le 18 février 2022.
La candidate à la présidence, Valérie Pecresse, fait des gestes alors qu'elle arrive sur scène lors d'un meeting au Cannet, dans le sud-est de la France, le 18 février 2022.
©CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Dernière chance

LR : Valérie Pécresse peut-elle encore sauver la droite républicaine (et comment…) ?

Le croisement des courbes entre la candidate LR Eric Zemmour que beaucoup redoutaient à droite s’est produit.

Christophe de Voogd

Christophe de Voogd

Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017).

Spécialiste des Pays-Bas, il est l'auteur de Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours, chez Fayard. Il est aussi l'un des auteurs de l'ouvrage collectif, 50 matinales pour réveiller la France.
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Vincent Tournier

Vincent Tournier

Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

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Atlantico : À presque 50 jours du scrutin, chaque enquête d’opinion est savamment scrutée et les sondages publiés en ce début de semaine montrent un croisement des courbes entre Valérie Pécresse et Éric Zemmour. Si ce que beaucoup chez LR redoutait s’est produit, la candidate peut-elle encore se repositionner sur un territoire politique où elle pourrait décroiser les courbes de sondages ? Que devrait-elle faire ?    

Christophe de Voogd : La situation est en effet grave pour Valérie Pécresse depuis le meeting raté de Paris, mais une analyse précise des sondages montre qu’elle n’est pas désespérée. Les sondages de la semaine sont en effet divergents sur l’ordre d’arrivée en seconde place après Macron mais, en moyenne, ils continuent à mettre la candidate LR autour de 15% et dans la marge d’erreur avec ses deux concurrents sur sa droite, Marine Le Pen et Eric Zemmour. Bref le mano a mano se poursuit de plus belle. Il reste que la tendance est à la montée de Zemmour depuis quelques semaines, d’autant que son score, faute de référents historiques, est de l’avis des sondeurs - du moins en privé ! -  sans doute sous-estimé. Le plus important est que les sondages n’ont pas qu’une valeur informative mais aussi performative : ils influent sur le vote, fût ce à la marge. Mais nous sommes justement dans l’épaisseur du trait. Or, si l’idée prend que Valérie Pécresse décroche au second tour face au président sortant, elle perd son principal atout : le vote anti-Macron utile.

Dans tous les cas, une réaction d’urgence s’impose pour redresser la barre, et cela passe d’abord par des considérations rhétoriques, vu les faiblesses constatées au meeting de Paris. Encore faut-il que la candidate en soit convaincue. J’observe depuis longtemps que notre classe politique n’accorde pas assez, voire pas du tout, d’importance à la question du discours, au sens large du mot, et lui préfère la com’. Valérie Pécresse a d’ailleurs reconnu sa faiblesse en la matière. Quant à son positionnement personnel, - ce qui est aussi une question de rhétorique - elle doit de toute urgence se « démacroniser » et se « déchiraquiser » pour de bon aux yeux des Français ; et donc cesser toute dérive « techno » et toute tentation « centriste », dans une campagne qui se gagnera à droite.  

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Vincent Tournier : Depuis une quinzaine de jours, les sondages enregistrent une baisse de Valérie Pécresse et une hausse d’Éric Zemmour. A quoi tient cette évolution ? Le style de Valérie Pécresse est très probablement en cause. Son premier grand meeting de campagne a été raté. L’enjeu était important pour elle car il s’agissait de démontrer qu’elle est au moins égale à Éric Zemmour sur le terrain de la mobilisation des supporters et de l’exaltation des foules. Or, le résultat n'est pas très probant.

Les meetings ne font évidemment pas tout, mais ils jouent un rôle non négligeable. Il est même intéressant de constater que, malgré le développement des réseaux sociaux, les meetings continuent d’avoir une place très importante dans la campagne électorale. Ils semblent faire office de test : ils permettent de savoir si les candidats possèdent certaines qualités oratoires. Un présidentiable n’est pas seulement quelqu’un qui sait participer à un débat télévisé ; c’est aussi quelqu’un qui est capable d’incarner un certain souffle. De ce point de vue, Éric Zemmour a plutôt bien réussi, ce qui contribue vraisemblablement à son succès. Cela ne lui donne aucune garantie de victoire car les électeurs ne se basent pas seulement sur l’art oratoire, mais dans le paysage politique actuel, où la classe politique apparaît terne et technocratique, il a pris un net avantage.

Comparativement, Valérie Pécresse est assez loin derrière. Elle n’est pas une grande oratrice et sa prestation a d’ailleurs donné lieu à des moqueries assez méritées. En tout cas, cette différence de niveau aurait dû être anticipée par l’entourage de Valérie Pécresse car le résultat est contre-productif. De ce point de vue, Marine Le Pen a été plus clairvoyante puisque, comprenant le risque d’apparaître moins forte qu’Éric Zemmour, elle s’est lancé dans un registre plus intimiste lors de son premier meeting à Reims le 5 février dernier. Cette réorientation stratégique n’a pas été suffisante puisque Marine Le Pen connaît elle aussi une baisse dans les sondages, même si elle se maintient pour l’instant en deuxième position. 

Tirant les leçons de son échec de Reims, Valérie Pécresse a donc opté pour un style plus intimiste lors de son meeting au Cannet le 18 février. Ce nouveau style risque de ne pas suffire à inverser la tendance car, au-delà des questions formelles, la candidate de LR rencontre des problèmes de fond, comme l’a montré la valse-hésitation de ses partisans autour de l’expression « Grand remplacement ». Or, cette question n’est pas une mince affaire car le Grand remplacement est devenu un marqueur politique. En le reprenant à son compte, Valérie Pécresse a signifié qu’elle donnait raison à Éric Zemmour, ce qui ne peut que bénéficier à ce dernier. Non seulement Éric Zemmour se voit conforté dans sa ligne politique, mais de plus il apparaît comme le seul qui est vraiment cohérent entre la forme et le fond. D’où l’image de sincérité qu’il peut avoir auprès d’une partie de l’électorat et qui fait défaut à Valérie Pécresse. Là-dessus, il n’est pas certain qu’elle puisse trouver une parade.

Martial Foucault a récemment analysé que l’un des déterminants du vote était l’appartenance à une classe “heureuse”, “malheureuse” ou ni l’un ni l’autre. Dans le cas de Valérie Pécresse, on observe un certain équilibre.  Est-ce le signe qu’elle pourrait réussir à s’adresser à toute la population française ou au contraire qu’elle n’arrive pas suffisamment à proposer de projet de société ?   

Vincent Tournier : Martial Foucault observe que les intentions de vote sont très corrélées au degré de bonheur. Plus les gens se disent heureux, plus ils s’apprêtent à voter pour Emmanuel Macron ; et inversement, plus les électeurs se déclarent malheureux, plus ils se portent sur des candidats comme Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Éric Zemmour. 

Ce résultat indique qu’un nouveau clivage émerge entre ceux qui sont satisfaits du système et les autres. Evidemment, un tel clivage n’est pas complètement nouveau : les partis qui gouvernent correspondent toujours aux électeurs qui occupent une place centrale dans la société. Mais jusqu’à présent le clivage gauche-droite venait atténuer cette distinction en donnant la possibilité d’être satisfaits de différentes manières. L’effacement du clivage gauche-droite rebat les cartes en renforçant le clivage entre les bénéficiaires du système et les autres (ce n’est sans doute pas un hasard si Fabien Roussel, le candidat communiste, a choisi « la France des jours heureux » comme slogan de campagne). Les premiers, qui s’apprêtent à voter pour Emmanuel Macron, correspondent aux électeurs qui se sentent bien dans la société et qui voient dans le président actuel une sorte d’assurance en période troublée. Ce réflexe légitimiste découle aussi d’une certaine inquiétude de la part de ces électeurs, surtout après le mouvement des Gilets jaunes. Là se trouve sans doute la raison de la remarquable stabilité des intentions de vote pour Emmanuel Macron puisque les aléas de la campagne électorale semblent n’avoir absolument aucun effet sur cet électorat.

Ajoutons que, sur cette question du bonheur, l’électorat de Yannick Jadot apparaît très proche de celui d’Emmanuel Macron, ce qui semble confirmer que les électorats de ces deux candidats ont des préoccupations similaires : en gros, il s’agit des électeurs plutôt gâtés par l’existence qui aspirent à une société ouverte ; ils sont plus préoccupés par les questions sociétales et environnementales que par les questions sociales ou identitaires. Cela explique aussi pourquoi le camp présidentiel n’attaque pas Yannick Jadot, et vice-versa : il y a donc une sorte de gentleman agreement entre les deux camps. Emmanuel Macron aura besoin des voix de Jadot pour le second tour, et il n’est pas impossible que Yannick Jadot finisse ministre. 

En tout cas, Valérie Pécresse est effectivement la seule candidate dont les intentions de vote ne varient pas en fonction du bonheur déclaré : quel que soit le degré de bonheur, les intentions de vote en sa faveur sont identiques. Cela veut-il dire qu’elle est en mesure de s’adresser à toute la population ? Sans doute, mais cela signifie surtout qu’elle ne parvient pas à capter les électeurs les plus heureux, ceux qui sont les plus satisfaits du système, lesquels lui préfèrent largement Emmanuel Macron. Elle paie ici les conséquences de la droitisation de son électorat, qui l’oblige à durcir le ton sur la défense de l’identité nationale, thème qui ne plait guère aux élites post-modernes, lesquelles lorgnent davantage vers l’Europe et le monde. 





Atlantico : Sans prise avec le réel et avec des considérations vagues, de nombreux électeurs n’arrivent pas à identifier le récit de la candidate Pécresse. Que peut encore faire la droite républicaine idéologiquement et politiquement actuellement avec une candidature Zemmour ? Valérie Pécresse peut-elle trouver l’espace pour trouver un nouveau souffle pour la campagne mais aussi et surtout pour la droite après 2022 ? Quel peut être le territoire politique de la droite ?  

Christophe de Voogd : Là nous passons à la question proprement politique. Remarquons d’abord que la situation actuelle de la droite française ne manque pas d’être paradoxale : dans un électorat qui n’a jamais été, - sauf peut-être à l’issue de la crise de mai 68 - aussi proche de ses thèmes et de ses solutions, la candidate LR avait, au départ, un boulevard devant elle. Je crois qu’il faut toujours revenir à ce paradoxe fondamental pour comprendre ce qui ne marche pas et savoir comment y remédier. La droite républicaine a trop longtemps oublié ses propres valeurs et s’est fait intoxiquer par le politiquement correct. Malgré quelques sursauts (1993, 2007) elle est vite retournée à sa timidité et à ses complexes, de peur d’être accusée de « courir après l’extrême droite ». C’est ainsi qu’elle n’a plus osé mettre en avant son logiciel élémentaire : liberté, responsabilité, ordre et identité nationale, tous thèmes qualifiés par l’idéologie dominante de « nauséabonds ». Que Jacques Chirac ait été le président de « la fracture sociale » et du « principe de précaution », deux thèmes de gauche, en dit long. Que Nicolas Sarkozy, à peine élu, se soit lancé dans « l’ouverture » (à gauche) et le compromis avec la CGT, et, dès 2008, dans l’interventionnisme étatique à tout crin, en est un second exemple. Le discours de droite semble en partie plus décomplexé aujourd’hui - encore qu’il reste intenable dans la plupart des médias et des institutions éducatives et culturelles -, mais il a été préempté d’abord par le FN/RN, puis par Eric Zemmour, justement parce que la droite l’avait laissé trop longtemps à l’abandon. Il est à cet égard parlant que Marine Le Pen reprenne le thème de la « liberté », et que Valérie Pécresse, pourtant présidente de « Libres !», n’en fasse pas le cœur de son discours et de ses propositions.

Ceci dit, il reste de profondes différences entre la droite républicaine et ses deux rivaux de droite : d’une part son projet économique et social diverge radicalement de celui du RN, doublement étatiste par son interventionnisme économique et ses promesses sociales ( cf. retraite à 60 ans) ; de l’autre, le nationalisme de la droite, compatible avec la mondialisation régulée, se distingue de l’hyper-nationalisme zemmourien, fait de nostalgie de grandeur, de volonté de « puissance » (mot récurrent dans le discours du Mont-Saint-Michel) et d’ethno-culturalisme. Ces marqueurs sont pour moi, au sens vrai du terme, c’est-à dire historique et idéologique, d’extrême droite (je ne dis pas « fasciste », ce qui est encore autre chose). 

Bref, il suffirait à Valérie Pécresse de se remettre au centre de gravité de la droite républicaine autour des valeurs que j’ai rappelées. Bref, de se positionner là où se situait un Pompidou : Etat stratège et non Etat-nounou, « impératif industriel », puissance éducative et culturelle, innovation technologique, coopération européenne, alliance américaine, mais sous strictes conditions. Pompidou qui avait justement su réunir les droites, du libéral Giscard aux bonapartistes de l’UDR. Je suis étonné que la droite ne réactive pas davantage cette figure, au-delà de son très juste : « arrêtez d’emmerder les Français ! »

Vincent Tournier : Il ne faut pas sous-estimer Valérie Pécresse. N’oublions pas qu’elle a réussi à remporter la primaire à droite face à des candidats qui n’étaient nullement des figurants comme Xavier Bertrand ou Michel Barnier. 

Cela étant, elle est face à une difficulté : plutôt issue de la droite modérée, elle doit donner des gages à un électorat qui attend des mesures fortes contre l’immigration et l’insécurité, au point d’être tenté par un vote Zemmour. Pour les retenir, elle doit donc faire de la surenchère à droite, ce qui apparaît souvent forcé et artificiel de sa part. En même temps, elle doit garder les électeurs du centre-droit, ce qui s’est traduit par une alliance avec l’UDI de Jean-Christophe Lagarde. Sans les électeurs de cette droite modérée, Valérie Pécresse n’a aucune chance face à Emmanuel Marcon au second tour.

Valérie Pécresse est donc condamnée à faire des allers-retours, ce qui explique la valse-hésitation de son camp sur la question du Grand remplacement, expression que Jean-Christophe Lagarde n’a pas manqué de critiquer

Mais de telles hésitations apparaissent comme de la langue de bois, ce qui est dévastateur pour elle. Éric Zemmour ne manque d’ailleurs pas de souligner que Valérie Pécresse n’a pas de convictions. Ses soutiens se font aussi un malin plaisir de rappeler que plusieurs élus de LR ont eu des relations plus ou moins troubles avec les milieux islamistes. Cette accusation d’islamo-droitisme est redoutable car, d’une part, elle accrédite l’idée que la droite de gouvernement n’est pas sincère et, d’autre part, elle souligne que seul Éric Zemmour incarne la droiture et l’authenticité. On retrouve ici le clivage classique entre les sortants et les entrants lorsque ces derniers ne font pas partie du système politique. Éric Zemmour a l’avantage de n’être lesté par aucun parti, aucun bilan, ce qui n’est pas le cas de Valérie Pécresse. Celle-ci doit endosser l’attitude des élus locaux qui n’ont pas toujours eu une attitude irréprochable en matière de lutte contre l’islamisme. Son principal espoir est plutôt qu’Éric Zemmour continue de susciter la peur dans l’électorat de droite. 

Atlantico : Si l’échec de François Fillon n’a pas tué la droite Républicaine, un échec de Valérie Pécresse pourrait-il asséner le coup de grâce étant donné qu’elle n’aurait pas porté une dynamique et surtout sans vision politique forte ? 

Christophe de Voogd : Tout va dépendre de son résultat, évidemment. Une défaite au premier tour signerait l’explosion de LR et l’attraction de ses débris par les jeunes planètes de Macronie et de Zemmourie. Ces deux camps se préparent clairement à cette récupération dans la perspective, non de 2027 comme on le lit partout, mais des législatives de 2022. D’où, d’un côté le dispositif d’ « Horizon » », autour d’Edouard Philippe, et de l’autre, le projet « d’union des droites » de Zemmour. Notons d’ailleurs que ces deux courants sent prépare à recueillir d’autres débris des accidents cosmiques imminents qui guettent la politique française: pour la macronie, ceux provenant de l’astre déjà mort du PS ; pour la zemmourie, ceux qu’une nouvelle défaite de Marine Le Pen ne manquerait pas de provoquer au RN. 

Une défaite LR seulement au second tour sauverait sans doute « la vieille maison » de l’implosion, mais entraînerait un changement de direction, dans tous les sens du terme, avec le retour de Laurent Wauquiez au centre du jeu. On lui prête d’ailleurs cette intention...

Vincent Tournier : Tout est possible puisque nous traversons une période de recomposition profonde des partis politiques. La quasi-disparition du PS autorise à penser que LR pourrait très bien suivre le même chemin en cas de nouvel échec. Cela se traduirait vraisemblablement par un éclatement de LR : la partie la plus centriste irait rejoindre le parti présidentiel et le reste aurait le choix entre tenter d’exister de manière autonome ou se tourner vers le RN ou Reconquête.  

Cela étant, la droite n’est pas exactement dans la même situation que le PS. Contrairement à ce dernier, elle n’a pas eu à endosser le bilan du pouvoir, alors que le PS a dû assumer le quinquennat de François Hollande, ce qui lui a été fatal. De plus, le problème de la droite n’est pas le manque d’électeurs puisque, aujourd’hui, si on totalise les électorats de Valérie Pécresse, de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour, on arrive à 45%, ce qui est très loin devant l’électorat d’Emmanuel Macron (25%) et de l’électorat de gauche (25% également). 

Autrement dit, la droite a beau être divisée, elle a encore beaucoup d’électeurs, ce qui est moins le cas de la gauche, qui est tout aussi divisée que la droite mais qui n’a pas le luxe de compter beaucoup d’électeurs. 

De plus, il faut rappeler qu’Emmanuel Macron ne pourra pas faire un troisième mandat, sauf si la Constitution est de nouveau révisée. Cela signifie que certains leaders à droite doivent lorgner vers 2027. Ceux-là n’ont aucun intérêt à détruire le parti car ils auront besoin d’une structure. Le défi sera plutôt de savoir si LR peut faire face aux divisions internes et s’entendre sur les modalités de désignation de son candidat. Les primaires de l’automne ont démontré que LR est toujours une machine efficace, ce qui n’est pas rien par les temps qui courent.  

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