« L’extrême-droite » s’infiltre dans les médias ! | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Tribunes
« L’extrême-droite » s’infiltre dans les médias !
©MARTIN BUREAU / AFP

Le SOS du Monde

« L’extrême-droite » s’infiltre dans les médias !

Ça ressemble beaucoup à un sauve qui peut !

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Un journal digne de ce nom aurait écrit « l’extrême-droite s’invite dans les médias » ou « l’extrême-droite est invitée dans les médias ». Pas Le Monde, qui a préféré « L’extrême-droite » s’infiltre dans les médias. 

Cette formule a valeur de repoussoir. « S’infiltrer » a en effet un côté sournois, glauque et retors. À l’appui de son SOS, Le Monde cite pêle-mêle les noms d’Eric Zemmour, de Geoffroy Lejeune, de Charlotte d’Ornellas et de quelques autres. Avec un oubli de taille : le nom de Robert Ménard, qui va avoir une chronique sur LCI et qui a échappé à la vigilance du Monde.

Ce que ce journal refuse de voir, c’est que la sociologie de la population française montre que celle-ci penche à droite. Et d’après la célèbre maxime d’un professeur de Sciences Po de l’ancien temps : « le rôle du journaliste est de mettre en clair les discours confus et contradictoires du lecteur ». 

Les télévisions et les radios veulent, on les comprend, faire de l’audience. Et c’est à ça que sert « l’extrême-droite ». Mais Le Monde préfère entonner le Chant des Partisans dans une version qu’il a concoctée : « Ami entends-tu le bruit sourd des médias qu’on enchaîne »… 

Pour autant, de nombreuses places fortes résistent encore à l’envahisseur brun. Le Monde en premier lieu. Et aussi Libération, Télérama, Les Inrocks, France Inter, France Info et d’autres. La gauche ne s’infiltre pas dans les médias car elle n’en a pas besoin : elle y est déjà solidement installée. 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !