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Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a utilisé l'expression "gauche pastèque" pour critiquer la Nupes.
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a utilisé l'expression "gauche pastèque" pour critiquer la Nupes.
©Ludovic MARIN / AFP

Mots interdits

Il ne faut pas dire "gauche pastèque" !

Car il paraît que c’est très, très vilain.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Olivier Véran qui était très en forme a apostrophé la Nupes en la qualifiant de “gauche pastèque (verte à l'extérieure, rouge à l’intérieur) . 

La formule est devenue banale à force d'avoir servi depuis une trentaine d'années. On l’utilise couramment même si pour autant elle ne fait pas plaisir aux verts et aux rouges trostsko-mélenchonistes. Une rhétorique apparemment inoffensive. Apparemment seulement. 

Car du côté de la Nupes, on a hurlé. Et comme certains des mélenchonistes ont des lettres, ils ont rappelé en vociférant que l’auteur de la formule “gauche pastèque'' était un certain Jean-Marie Le Pen. Et Véran a été aussitôt accusé d'emprunter ces mots à l’extrême droite. C’est tout juste si on ne l’a pas traité de fasciste. 

Jean-Marie Le Pen est un expert en trouvailles sémantiques. Et celle-ci, qui date de 1989, est excellente. Imaginons qu'il fasse beau et que le fondateur du Front National dise qu’il fait beau, faudra-t-il protester et proclamer qu’il pleut ? 

Pour notre part, nous avons un avis un peu plus nuancé sur la palette de couleurs de la “gauche pastèque". Le vert est une belle couleur mais chez les écologistes elle se transforme en verdâtre à force de baigner dans les eaux croupies de leur bêtise affligeante. Quant au rouge, il fut beau jadis du temps de Jaurès. Avec Mélenchon, il s’est transformé en rouge sale délavé et abîmé par les insultes et les injures des mélenchonistes. Il y a quelque chose de pourri au royaume de la pastèque…

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