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Parmi les questions cruciales pour notre vie quotidienne, un thème en particulier est peu abordé depuis le début de cette campagne : celui de la place de la France et de l’Europe dans une mondialisation sauvage et dérégulée.
Parmi les questions cruciales pour notre vie quotidienne, un thème en particulier est peu abordé depuis le début de cette campagne : celui de la place de la France et de l’Europe dans une mondialisation sauvage et dérégulée.
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Le grand frère

La France a besoin d'une Europe forte et protectrice pour prospérer

La question européenne est restée discrète dans cette campagne. Les résultats du premier tour ont pourtant bien montré que le soucis des Français était d'être protégés, notamment contre les rigueurs économiques. Sans Europe, l'avenir de la France sera modeste : les pays du Vieux continent doivent s'unir pour lutter contre les pays continents émergents.

Xavier Fournier

Xavier Fournier

Xavier Fournier est secrétaire national en charge de la mobilité de la jeunesse en Europe au sein de l'UMP.

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Dimanche, les Français seront appelés à voter pour le second tour de l'élection présidentielle, après un premier tour riche d’enseignements. En effet, bien loin des pronostics des instituts de sondage et autres observateurs de la vie politique, les Français se sont largement mobilisés et ont exprimé leur détresse dans un vote protestataire, laissant les deux principaux candidats au coude à coude. Les électeurs ont ainsi démontré qu’ils sont pleinement conscients de l’importance déterminante de cette élection.

En effet, le vote du 6 mai impactera directement notre vie, notre avenir et les valeurs que nous souhaitons porter pour notre société. Parmi les questions cruciales pour notre vie quotidienne, un thème en particulier est peu abordé depuis le début de cette campagne : celui de la place de la France et de l’Europe dans une mondialisation sauvage et dérégulée. La place de l’Europe et la relation de la France à la mondialisation seront des questions centrales pour les prochaines années tant la mondialisation a des conséquences fortes et directes dans notre économie nationale et notre vie quotidienne. Bien souvent, elle nous oblige à nous remettre en question au quotidien, à travailler plus durement, à faire face à de nouveaux défis puisqu’elle est révélatrice des failles de notre société.

Les crises successives de ces dernières années sont autant d’avertissements violents : les puissances européennes ne peuvent plus demeurer dans un coma politique, symbole d’inaction. De plus en plus d’Européens s’interrogent sur l’avenir même de l’Union et sur celui de sa monnaie. Cette inquiétude, c’est aussi celle qu’ont voulu exprimer les citoyens en votant fortement pour les extrêmes au premier tour de l’élection présidentielle. Ils souhaitent être protégés. Ceux qui craignent pour leur identité et leur mode de vie doivent concevoir que la construction européenne est un formidable levier pour renforcer nos valeurs, notre économie et mieux encore notre modèle de société et de civilisation.

La construction européenne ne broie ni les peuples ni les identités : dans ce nouveau siècle, il faut considérer que face à des pays « continent » comme la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, le Brésil… ce n’est qu’au niveau européen que nous pourrons exprimer notre voix : en 2050, plus aucun pays européen ne sera membre du G8, alors que l’Union européenne en sera un partenaire incontournable, puissant et actif. Le choix de notre futur président est donc déterminant tant nous connaissons le lien qu’il existe entre une Europe rayonnante et une France forte. Ce choix doit se faire entre deux orientations, deux hommes, deux pensées politiques.

François Hollande et ses alliés proposent une première orientation à la France : un programme jugé couteux par de nombreux économistes, qui endetterait lourdement notre pays. Ce programme est empreint d’ignorance sur les questions européennes et sur les enjeux auxquels l’Union est exposée. François Hollande avait choisi pour parrain le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, battu depuis, dont on ne connait que trop bien la situation économique dramatique dans laquelle il a laissé son pays, le chômage atteignant 20% de la population active espagnole. Le candidat socialiste propose de créer des emprunts européens et ainsi d’endetter l’UE au rebours de l’histoire, niant la crise actuelle. Son choix de ne pas voter le Mécanisme européen de stabilité, qui a pour objet d’aider les pays européens qui voient leur situation financière fragilisée, et son souhait de renégocier un traité qui nous a permis un renforcement de la cohérence économique européenne indispensable dans la crise que nous traversons, sont révélateurs de son inexpérience : peut-être François Hollande confond t-il un Conseil européen avec un congrès du Parti socialiste ?

Les Français veulent un cap clair. Ils souhaitent une Europe plus forte, une Europe qui protège : une Europe ouverte mais pas offerte, aussi bien sur le plan économique et social, qu’en terme migratoire et culturel. C’est la vision proposée par Nicolas Sarkozy.

Dès le début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy a, par sa volonté, renégocié un traité simplifié qui a donné naissance au traité de Lisbonne, sortant ainsi l’Union européenne d’une longue impasse institutionnelle. Il a su faire de la Présidence Française de l’Union Européenne un moment déterminant, reconnu par tous, favorable au renforcement de l’UE.

Son expérience parle, lorsqu’il souhaite renforcer l’espace Schengen, consolider le rôle de la BCE, proposer la création d’un « Buy European Act » pour inciter les Etats-membres à acheter, lors de commandes publiques, des produits fabriqués au sein de l’espace communautaire ou encore renforcer la place des PME par le développement du Small Business Act. Il a la volonté d’imposer la réciprocité commerciale entre l’UE et ses partenaires externes pour défendre nos économies, nos marchés face à une concurrence déloyale qui trop souvent ne respecte même pas les droits de l’homme. Nicolas Sarkozy a la connaissance et l’expérience dont la France et l’Europe ont besoin.

L’Union européenne ne doit pas faire peur et ne doit pas être agitée tel un chiffon rouge ! Ce n’est qu’unis que nous aurons les moyens de jouer pleinement le rôle qui nous incombe au niveau mondial. Nous devons consacrer au projet européen une énergie et une détermination sans faille pour faire de l’Europe une Europe forte, respectueuse des histoires de chacun. Pour y arriver il est indispensable d’avoir un Président qui fait preuve d’expérience et possède une vision claire. Beaucoup de chemin reste à parcourir mais pour être certain d’arriver à bon port, mieux vaut suivre le bon capitaine…

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