Faire preuve de diplomatie, à la manière de la reine d’Angleterre | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
Dorica Lucaci a publié « Agir et penser comme la Reine d'Angleterre » aux éditions de l’Opportun.
Dorica Lucaci a publié « Agir et penser comme la Reine d'Angleterre » aux éditions de l’Opportun.
©Daniel LEAL / AFP

Bonnes feuilles

Faire preuve de diplomatie, à la manière de la reine d’Angleterre

Dorica Lucaci a publié « Agir et penser comme la Reine d'Angleterre » aux éditions de l’Opportun. Iconique, tenace, courageuse, droite, originale, discrète, mythique... Les qualités de la Reine d'Angleterre peuvent vous aider au quotidien ! Ce livre va vous révéler les secrets de la personnalité la plus inspirante du siècle ! Extrait 1/2.

Dorica  Lucaci

Dorica Lucaci

Dorica Lucaci est passionnée d’histoire, préparatrice, correctrice, relectrice et auteure. Elle a été également enseignante FLE.

Voir la bio »

Si l’impartialité politique d’Élisabeth II est bien connue, tout comme son sens du devoir, il ne faut pas croire qu’elle se limite à une fonction de représentation. Vous l’avez compris, son influence est réelle et d’autant plus subtile qu’elle s’exerce à l’abri des témoins, depuis son salon de Buckingham, où elle reçoit le Prime Minister une fois par semaine. La reine sait écouter et, lorsqu’elle donne son avis, elle va toujours dans un sens d’apaisement et de conciliation. Si elle a choisi d’être une sorte d’arbitre ou de conseiller, c’est parce qu’ainsi elle préserve la monarchie des tempêtes politiques.

Point fixe dans l’agenda d’Elizabeth II: son entretien hebdomadaire confidentiel avec le Premier ministre. Et on notera que, dans son long règne, elle en a connu une quinzaine toutes couleurs politiques confondues. Leurs relations sont généralement harmonieuses, cordiales, mais jamais amicales: c’est une évidence, puisque l’intérêt du pays l’emporte sur ses goûts personnels, et la reine a toujours été… professionnelle. Il faut préciser aussi qu’elle s’est fait guider par l’un des meilleurs. Eh oui, rappelez-vous, la jeune souveraine a eu pour premier Premier ministre un certain Sir Winston Churchill – une chance dont elle est consciente. Personnalité forte, intelligence vive, sans parler de l’atout que lui donnait la victoire sur l’Allemagne nazie, je ne vous présenterai pas Winston Churchill, ce monstre sacré. Sachez, en revanche, qu’à son tour le «vieux lion» était tombé sous le charme de la reine débutante. Leur collaboration fut donc opportune, salutaire et efficace dans cette période instable qu’étaient les années 1950.

Pour la petite histoire, la reine et Churchill partageaient la passion des chevaux et, lorsqu’ils avaient fixé la date du couronnement le 2 juin 1952, ils avaient pris soin de ne pas perturber la tenue du Derby d’Epsom du 6 juin…

Parmi ces Premiers ministres avec qui elle a travaillé, arrêtons-nous un instant à Mrs Margaret Thatcher, la célèbre « Dame de fer ». Celle-ci avait le même âge que la reine et était adepte du même style vestimentaire sobre (ligne stricte, collier de perle, brushing gonflant). Ses origines modestes, son austérité économique, son opiniâtreté, son manque de compassion, la situent pourtant à l’opposé de la souveraine, dont le rôle est d’assurer l’équilibre, le consensus de la nation. Leurs relations étaient, semble-t-il, tendues, et leurs désaccords nombreux. Cependant, Elizabeth II a assisté en personne aux obsèques de lady Thatcher (en avril 2013, à la cathédrale St Paul), alors que rien ne l’y obligeait (le monarque n’est nullement tenu d’aller aux enterrements).

Bienvenue au club

En 1977, Elizabeth II fêtait ses vingt-cinq ans de règne, le Jubilé d’argent. Le groupe de punk rock Sex Pistols se saisit de l’occasion et détourna God Save the Queen en un brûlot antimonarchiste. Et dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte serait un doux euphémisme : God save the Queen, she hates the human being ; There’s no future in England’s dreaming…

Et comme si ce n’était pas suffisant, l’image s’ajouta aux paroles : sur les affiches, la reine était représentée le nez pincé d’une épingle à nourrice ; la pochette reprenait le portrait de la reine et les couleurs du jubilé (bleu et argent), mais le titre de la chanson et le nom du groupe venaient cacher ses yeux et sa bouche. Shocking!

Le contexte socio-économique au Royaume-Uni explique cette poussée révolutionnaire du groupe. Le pays est alors en perte de vitesse : chômage, inflation, grèves, attentats de l’IRA… Les problèmes auxquels étaient confrontés les Britanniques pendant cette décennie n’étaient pas des moindres. La suite, nous la connaissons : l’avènement de la «Dame de fer », l’un des grands acteurs politiques des années 1980.

Dorica Lucaci a publié « Agir et penser comme la Reine d'Angleterre » aux éditions de l’Opportun

Liens vers la boutique : cliquez ICI et ICI

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !