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L'explosion d'un supervolcan pourrait faire chuter la température mondiale de 10°C pendant une décennie.
L'explosion d'un supervolcan pourrait faire chuter la température mondiale de 10°C pendant une décennie.
©Reuters

Boum !

Des scientifiques percent les secrets des supervolcans et de leurs effets apocalyptiques

L'explosion d'un supervolcan pourrait, entre autres, faire chuter la température mondiale de 10°C pendant une décennie.

Les éruptions de gros volcans, comme celle du Mont Pinatubo aux Philippines en 1991, sont si violentes qu'elles peuvent éjecter suffisamment de cendre pour obscurcir le ciel plusieurs jours. Pourtant, ces événements sont de la gnognotte par rapport aux éruptions de supervolcans. Celui qui sommeille dans le parc national de Yellowstone (Wyoming, Etats-Unis) représente notamment un véritable danger pour l'humanité.

Il y a 600 000 ans, son éruption a créé un gigantesque cratère, appelé caldeira (45 km de large, 85 km de long) et éjecté des milliers de kilomètres cubes de matière dans l'atmosphère - suffisamment pour ensevelir Londres et sa périphérie sous une épaisse couche de cendre, souligne Business Insider. Dès lors, on comprend pourquoi les supervolcans pourraient constituer un véritable cataclysme à l'échelle mondiale - tout comme les astéroïdes.

Les éruptions des supervolcans ont un impact considérable sur le climat de la Terre. Celle du Pinatubo, qui n'est pas un supervolcan, a diminué la température du globe d'environ 0,4°C pendant plusieurs mois. Les scientifiques estiment que l'éruption d'un supervolcan pourrait faire chuter la température mondiale de 10°C pendant une décennie. Ce qui aurait des conséquences désastreuses sur l'agriculture, avec des famines à la clé.

La dernière éruption connue d'un supervolcan a eu lieu il y a environ 70 000 ans, à Sumatra (Indonésie), provoquant un hiver volcanique, indique le site 7 sur 7. Une pluie de cendre avait obscurci le ciel et empêché tout ensoleillement pendant six à huit ans. Et les conséquences d'une telle éruption vont bien au-delà, puisque la période de refroidissement a vraisemblablement duré près de 1 000 ans. 

Deux études parues dans Nature Geoscience expliquent les mécanismes probables à l'origine de ce type d'éruptions. A l'aide de puissants rayons X, des scientifiques ont analysé le magma de la caldeira de Yellowstone, qui contient entre 200 et 600 kilomètres cubes de roche en fusion. Les chercheurs ont ainsi constaté que la densité de la lave était inférieure à celle des roches de la croûte terrestre.

Or, quand on essaie de maintenir un ballon rempli d'air sous l'eau, celui-ci cherche à remonter à la surface, explique Jean-Philippe Périllat, coauteur de l'étude. C'est la même chose pour un supervolcan : quand une poche de magma se forme, "la pression qui s'exerce sur les parois qui l'emprisonnent devient si forte qu'elle provoque leur destruction. L'éruption associée est considérable", explique Le Figaro.

Toutes ces explications sont bien jolies, mais un problème majeur subsiste : selon un rapport de la Société géologique de Londres, "même la science-fiction ne peut imaginer un mécanisme crédible qui permettrait d'éviter l'éruption d'un supervolcan". En revanche, comprendre les mécanismes géologiques impliqués permettrait de voir venir l'éruption. Et de s'y préparer pour limiter les dégâts.

Bonne nouvelle : selon les scientifiques, sur la vingtaine de supervolcans recensés dans le monde, aucun ne menace d'exploser.

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