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Comment devenir charismatique ? Apprenez d'abord à bien vous tenir
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Bonnes feuilles

Comment devenir charismatique ? Apprenez d'abord à bien vous tenir

Vous rêvez d'avoir l'aisance des grands orateurs, de provoquer l'adhésion et le respect de votre auditoire ? Apprenez à cultiver votre charisme et développez votre pouvoir de conviction. Extrait de "Cultivez votre charisme" (2/2).

Chilina Hills

Chilina Hills

Consultante, coach et formatrice internationale, Chilina Hills est expert en communication et influence. Elle aide les dirigeants à relever les défis du leadership en libérant leur pouvoir personnel et en développant leur capacité à convaincre et à motiver.

Chilina Hills est l'auteur de Cultivez votre charisme (Eyrolles) paru également sous la forme de chapitres au format électronique sur Atlantico éditions

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On le sait, ce n’est pas parce que vous êtes quelqu’un d’éminemment crédible que vous donnez forcément cette impression. Or, nous l’avons vu, à l’oral l’impression que vous faites est cruciale ; c’est une véritable empreinte que vous laissez dans les esprits. Établir votre crédibilité passe avant tout par le langage de votre corps, par votre posture, et cela prend moins de 30 secondes !

Votre posture parle de vous

Debout ou assis, votre posture en dira long sur vous. Être debout, devant un auditoire, est indéniablement la position la plus difficile. L’image que vous projetez est le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de vous, que vous en soyez conscient ou non. C’est aussi le résultat de vieux automatismes liés à l’éducation concernant le corps et son utilisation. Vous êtes mal à l’aise : cela se voit. Vous vous sentez gauche : cela se voit. Votre corps vous encombre : cela se voit. Vous vous sentez comme « tout nu » : cela se voit… Oui, c’est justement dans ces moments-là, où vous êtes « exposé » devant les autres, que vous prenez conscience de votre corps. Tout à coup, il est là – et bien là ! On aimerait pourtant que ce corps disparaisse, qu’il devienne invisible pour s’en libérer…

À éviter

Que fait-on la plupart du temps dans ces moments-là ? On fait tout ce qu’il vaudrait mieux ne pas faire ! Dans l’espoir d’être « invisible », on se débrouille pour se rendre terriblement visible. Voici quelques mauvaises postures que l’on utilise pour la position debout :

• adopter une posture bancale, en appui sur une jambe, puis sur l’autre, toujours en situation de déséquilibre ;

• avancer d’un pas ou deux, puis reculer d’autant, et recommencer indéfiniment (souvent on ajoute un ou deux pas sur le côté, transformant la figure en une danse répétitive) ;

• se tenir courbé en avant, les épaules rentrées, la tête penchée en avant ou sur le côté, ou les deux. Toutes ces postures, souvent panachées entre elles, ont un effet lamentable sur notre auditoire, d’autant plus qu’elles sont le plus souvent accompagnées (comme nous le verrons plus loin) d’une gestuelle également peu effective.

Rassurez votre auditoire

Lorsque nous regardons ces postures, que voyons-nous ? Un corps en position instable, un corps qui bouge de façon involontaire, un corps asymétrique et fermé. Il n’est donc pas surprenant que de telles postures donnent une impression d’instabilité, de déséquilibre, de nervosité, de fermeture ou d’inconfort. Et par conséquent, il n’est pas non plus étonnant que ces postures ne rassurent pas notre auditoire et n’engendrent pas l’envie de nous faire confiance ! Votre auditoire a besoin avant tout d’être rassuré par le fait qu’il a bien en face de lui quelqu’un de solide et de crédible. Sinon, comment même songer à lui faire confiance et à se rallier à sa cause ?

Une posture symétrique

Heureusement, il n’existe pas « trente-six » postures pour établir sa crédibilité. Il n’y en a qu’une, et elle est d’une simplicité enfantine. C’est une posture qui reflète physiquement les notions d’équilibre, de stabilité et d’ouverture. Elle nous vient de la posture adoptée par le « mâle dominant » chez les primates hominidés, comme chez nos cousins les gorilles. En adoptant cette posture, le mâle dominant communique sa supériorité et rassure les autres sur sa capacité à les diriger et à les protéger. Il se tient debout, droit, les jambes légèrement écartées, et expose de façon ostentatoire ce qu’il a de plus précieux : ses parties génitales. C’est sa façon de dire : « Je suis tellement puissant et sûr de moi que je n’ai même pas besoin de protéger ce que j’ai de plus précieux : je n’ai peur de rien ni de personne ! » Chez l’homme, on retrouve aisément cette posture dans les représentations de cow-boys et de héros. Malgré toute notre sophistication d’homme civilisé, et bien que nous n’en ayons absolument pas conscience, c’est encore et toujours cette posture-là qui signifie puissance et assurance aux yeux de l’autre. Par chance, la posture de « mâle dominant » n’est pas réservée aux seuls hommes : les femmes qui l’appliquent produisent exactement le même effet. Il suffit donc, tel le cow-boy ou le héros, de se tenir droit et symétrique, les deux pieds légèrement écartés et bien ancrés dans le sol, les épaules ouvertes et la tête droite. C’est simple, facile, confortable, et c’est magique ! Votre public se sentira mieux face à une telle image, car il reflète ce que vous projetez… Rien que par votre posture, vous pouvez en un clin d’oeil mettre une salle de cinq cents personnes à l’aise – ou mal à l’aise !

Tout ce qui est asymétrique (déhanchement, tête penchée) tend à donner l’impression que vous n’êtes pas très sûr de vous ou que vous recherchez l’approbation. Au mieux, on vous trouvera « bien gentil », « sympathique », voire « marrant », mais certainement pas crédible, ni rassurant dans le rôle d’un dirigeant.

Tout ce qui est asymétrique (déhanchement, tête penchée) tend à donner l’impression que vous n’êtes pas très sûr de vous ou que vous recherchez l’approbation. Au mieux, on vous trouvera « bien gentil », « sympathique », voire « marrant », mais certainement pas crédible, ni rassurant dans le rôle d’un dirigeant.

Si vous êtes assis

Il en va de même pour la position assise, qui peut sembler plus facile puisque vous avez en général des appuis pour le dos, parfois pour les bras, et souvent une table entre vous et vos interlocuteurs. Ne pensez pas cependant que vous n’ayez pas à vous préoccuper de votre posture ! Soyez assis droit, symétrique, le bas et le milieu du dos calés confortablement contre le dossier de votre siège (mais attention, ne soyez pas « raide comme un piquet », ni vautré), les jambes parallèles et les pieds posés à plat sur le sol (même si l’on ne voit pas vos jambes, elles ont un impact sur le reste de votre posture, et cela se voit ; ou du moins cela est « capté » par les radars inconscients de vos interlocuteurs). Ce n’est donc pas le moment de relâcher votre vigilance et de croiser vos jambes ! ou pire, de laisser vos jambes et vos pieds gigoter sous la table !

Si vous êtes une femme

Si vous êtes une femme, cet aspect relatif à la posture est crucial. N’oublions pas que malgré la « libération » de la femme et toutes les bonnes intentions du monde, les vieux schémas perdurent, et l’égalité demeure une illusion. Une femme devant un public composé majoritairement d’hommes doit doublement assurer sa crédibilité : c’est comme ça. Si sa posture est asymétrique (ce qui est assez courant chez beaucoup de femmes) et pour peu qu’elle soit très souriante, elle sera vite cataloguée comme « bien gentille » ou comme « nunuche », sachant de plus que ses attraits physiques auront déjà été passés en revue. Ainsi, pour aider nos « amis les hommes » à dépasser ces vieux automatismes, au moins dans les situations professionnelles, j’invite les femmes à être très vigilantes quant à leur posture et à l’image qu’elles veulent projeter. Attention ! Il ne s’agit pas de se transformer en homme, mais de se rendre crédible et d’être prise au sérieux – ce qui est encore de nos jours un réel défi. En ce qui concerne la position assise, la majorité des femmes a tendance à croiser ses jambes, ou au moins ses pieds ; gestes inconscients de protection sociale contre une agressivité masculine potentielle (éviter des jupes trop courtes qui ne feront que renforcer cette tendance). Or, décroiser les pieds et les jambes offre plusieurs avantages non négligeables. Cela :

• libère la circulation sanguine ;

• permet aux muscles de s’oxygéner et de mieux fonctionner ;

• et donne une image d’assurance et de solidité à nos interlocuteurs.

Extrait de "Cultivez votre charisme", Chilina Hills, (Eyrolles éditons), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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