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Chronique d’un été d’entrepreneur aux USA
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Les entrepreneurs parlent aux Français

Chronique d’un été d’entrepreneur aux USA

Petit aperçu du fonctionnement de l'économie américaine vue par un entrepreneur français.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Aux USA, la crise passe plus inaperçue. Le soleil fait fondre la pauvreté ou la cache pour paraphraser Aznavour, qui chantait que la misère est moins pénible au soleil. Mais le climat est au plus haut, côté baromètre, internet et température.

L’un des Etats les plus touchés, car tombé de plus haut, la Floride, reprend de belles couleurs. Les propriétés à plus de 20M de dollars tombent comme un moustique pris dans un bain de citronnelle. Pendant que la France se débat avec une inexorable montée du chômage, le taux de chômage ne cesse ici de baisser. Il faut dire qu’ici, on facilite plutôt que de réglementer. On ouvre plutôt que de fermer. On libéralise plutôt que de restreindre. Pour un peu on croirait que ce sont les USA qui ont le mot LIBERTE, dans leur déclaration constitutive.

Pendant que le législateur français continue à se gratter la tête en se demandant comment créer de l’emploi, étonné que la énième mesure d’achat de chômeur par les entreprises à coup d’emploi subventionné, ne fonctionne pas, l’employeur made in USA se gratte lui beaucoup moins. Il créé.

Pendant que nos français hésite à faire travailler le dimanche et pénalisent les heures supplémentaires, leur homologue américain permet au business de fonctionner 24/24H. Au bénéfice des emplois les moins ou les plus moyennement qualifiés. Et pendant que nos manifestants "français" brûlent d’impatience de crier "mort aux juifs" avec la bénédiction de l’Etat, les leurs, d’origine, eux aussi immigrée, préfèrent, bêtement surement, travailler de jour ou de nuit, à construire les buildings qui demain abriteront les ressortissants dont les poches sont emplies des dollars des pays montants, comme le brésil, la chine ou la russie, qui achètent, ici, à tour de bras.

Pendant que nos français se félicitent d’avoir "pincés" ces méchants français riches qui ont osé quitter la France pour mettre à l’abri d’un Etat impécunieux et rapace, qui a fait de la fiscalité un outil pour éponger son impéritie en l’excusant par les mots magiques de justice sociale, depuis 20 ans, les USA eux leur propose de s’y réinvestir massivement contre un oubli partiel et font les yeux doux aux riches. Sans les stigmatiser.

En clair, en toute objectivité, on finirait par se croire autorisé à penser que libéraliser, assouplir, ouvrir, inciter est plus efficace que de punir, restreindre, légiférer, contraindre. Mais c’est surement une simple question de langue. Il doit y avoir un petit souci de traduction simultanée. Peut être que les nouvelles technologies fourniront prochainement à nos politiques des outils de compréhension de l’économie, une appli permettant également d’effectuer une mise à jour de leurs logiciels dépassés et un traducteur simultané leur permettant de comprendre le monde et la compétition que sa planétisation implique.

En attendant le "Star spangled banner" est aussi haut économiquement que l’impact d’Obama est bas en termes de diplomatie et de pression internationale, ternissant son rôle déclinant de gendarme du monde. Mais là aussi, pas d’inquiétude démesurée, ils ont google. Surement plus efficace à surveiller et influencer le monde que tous ces politiques dont les vieilles croyances s’effritent au soleil des évènements récents. L’économie, partout, prend le pas sur le politique. C’est peut être la seule bonne nouvelle, qui ne mettra, espérons-le, pas trop de temps pour débarquer en France.

Notre drapeau à nous, souillé par des manifs humiliantes pour notre image et l’idée que nous nous faisions de la France, et plombé par des chiffres désespérant, quand les solutions seraient si simples, est en berne, et pour un moment.

Ici tout paraît si simple. On hésiterait presque à rentrer… Pour des raisons fiscales ? Non. Pour des raisons culturelles. Les seules qui permettraient à notre pays de se relever. Les seules auxquelles nous restons aveugles. Et sourd. Vivement le réveil des sens. Ici c’est le sens unique vers le succès. A méditer. La semaine prochaine le baromètre viendra de Californie.

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