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Ce qu’il faut savoir sur la pollution aux particules à Paris
©PATRICK KOVARIK / AFP

Bonnes Feuilles

Ce qu’il faut savoir sur la pollution aux particules à Paris

Comme le constate chaque année l’organisme officiel de surveillance de la qualité de l’air, Airparif, tous les polluants de l’air de Paris sont en très nette diminution. Mais l'angoisse des Parisiens à propos de leur air ne fait qu'augmenter. Quelle est la clé de ce paradoxe ? C'est ce que s'est demandé Christian Gérondeau dans son dernier essai, L'air est pur à Paris..., publié chez L'Artilleur. Extrait 2/2.

Christian Gérondeau

Christian Gérondeau

Christian Gérondeau est polytechnicien et expert indépendant. Il travaille depuis plus de dix ans sur les questions environnementales.

Il est l'auteur du livre "Ecologie la fin" aux Editions du Toucan et "L'air est pur à Paris: mais personne ne le sait!" aux éditions de L'Artilleur.

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Les particules fines, minuscules poussières de quelques microns de diamètre, ont de multiples origines. Leurs sources principales sont le secteur résidentiel et tertiaire, les chantiers et carrières, l’agriculture, voire l’érosion des sols, et enfin la circulation routière.

Les fumées noires

Jusque dans les années 1990, seules étaient mesurées les particules noires et carbonées, et en particulier les suies issues de processus de combustion : chauffage, industries, et à un moindre titre véhicules diesel. Ces particules dites « fumées noires » constituaient alors et constituent toujours la majeure part des particules les plus fines potentiellement dangereuses, la plupart ayant moins de 2,5 microns de dimension.

Mais les seules techniques autrefois disponibles à l’aide de filtres ne permettaient pas l’analyse instantanée de la concentration de ces particules, mais seulement après des expositions d’une quinzaine de jours.

Ce n’est qu’au début des années 1990 qu’il fut possible de remédier à cet inconvénient avec la mise au point d’appareils permettant des analyses rapides, et aptes de surcroît à recenser toutes les particules, qu’ils s’agissent de celles qui sont noires et carbonées ou des autres. Ces appareils peuvent distinguer les particules de dimension inférieure à 10 microns (Particulate Matters 10 ou PM 10) de celles de dimension inférieure à 2,5 microns (PM 2,5).

L’Union européenne a donc décidé aux alentours de l’an 2000, d’abandonner le recensement des « fumées noires» au profit de celui des «PM 10» et des «PM 2,5», et ce sont ces seules séries qui sont suivies depuis lors sur les plans international et national.

Ce changement présente toutefois un inconvénient. Ces séries ne permettent guère de remonter dans le temps au-delà de l’an 2000. Fort heureusement, il est possible de remédier à cette lacune, car l’historique des «fumées noires» depuis le milieu du siècle dernier est quant à lui bien connu, ce qui permet de reconstituer l’évolution passée des PM 2,5 et des PM 10 puisque les particules dites «fumées noires» en constituent une très large part (figure 6).

Dorénavant, les valeurs limites annuelles demandées par l’Union européenne, soit 40 microgrammes par mètre cube pour les PM 10, sont très largement respectées dans une région telle que l’Île-de-France, la chute enregistrée étant similaire à celle du SO2 puisque largement liée à la disparition de l’usage non maîtrisé du charbon.

Extrait de L'air est pur à Paris... de Christian Gérondeau, L'Artilleur, 2018.

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