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Emmanuel Macron le 30 septembre 2021.
Emmanuel Macron le 30 septembre 2021.
©Ludovic MARIN / AFP

Il nous étonnera toujours

Algérie : et Macron se mit (lui aussi) à faire du Zemmour

C'est que les élections approchent.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il fut un temps où le président de la République déclarait que nous avons « commis en Algérie des crimes contre l'humanité ». Ce pourquoi il s’empressa de demander humblement pardon.

Ce temps-là est révolu, effacé, oublié. Ça, c'était le Macron d'avant. Aujourd'hui, le Macron nouveau est arrivé. Un Macron fringuant, remonté, offensif, qui ne ménage plus les dirigeants algériens.

Il a dit – et on a peine à y croire compte tenu de ses précédentes déclarations – que l’Algérie s'était bâtie une « rente mémorielle » mettant en cause « le système politico-militaire » au pouvoir dans ce pays.

Et pour bien enfoncer le clou, il s'est demandé « si avant 1830, l'Algérie était une nation ». Le gouvernement algérien a vu rouge et a rappelé son ambassadeur à Paris. La France là-bas est quotidiennement insultée. Pour autant, nous ne rappelons pas notre ambassadeur. Ça va venir ?

Le Macron nouveau va sans doute dans les prochaines semaines parler des exactions des barbaresques qui enlevaient des Européennes pour leurs harems. Il n'est plus à ça près. Pour fâcher encore plus Alger, il a annoncé une réduction sensible des visas accordés aux Algériens.

Tous ne sont pas visés par cette mesure. « Les étudiants et les chercheurs resteront les bienvenus », a précisé Macron. « Cela concerne seulement les dirigeants algériens qui abusent de ces facilités », a-t-il dit.

Cela ressemble fort à une déclaration de guerre. Ainsi, c'est Zemmour qui dicte le tempo de la campagne présidentielle. Pour Macron, tous les suffrages sont bons à prendre. Il y en a d'autres à chercher du côté de Jean-Marie Le Pen. Pour ce faire, Macron enverra peut-être notre flotte bombarder les ports d'Alger et Mers-el-Kébir.  

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Mais pourquoi l’Algérie ne demande-t-elle pas pardon pour le massacre des harkis ?

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