A bas le patrimoine, vive le matrimoine... | Atlantico.fr
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Des touristes sur la Grand Place de Bruxelles.
Des touristes sur la Grand Place de Bruxelles.
©Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Ça nous vient de Belgique !

A bas le patrimoine, vive le matrimoine...

Le progressisme a encore frappé.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Les histoires belges sont depuis longtemps passées de mode. Elles faisaient rire nos parents et nos grands-parents. Puis, elles ont fait leur temps. Mais un ministre belge a décidé de rafraîchir cette discipline.

Il s'appelle Smet, comme Johnny Hallyday. Et il est chargé de la préservation des biens culturels. En vertu de cette fonction et des pouvoirs qu'elle lui confère, il a décidé de débaptiser les Journées du patrimoine prévues à la mi-septembre. Elles s'appelleront donc Heritage Days.

D'après M. Smet, le mot patrimoine a une connotation sexiste qui nous renvoie aux heures sombres du passé quand les femmes n'avaient pas les mêmes droits que les hommes. Il a donc choisi une formule plus « inclusive » et plus « égalitaire ». Car dans « patrimoine », il y a une racine affreuse : « pater ».

La décision du ministre belge ouvre la voie à d'autres avancées progressistes et non sexistes. Que faire du mot « patrie » également très patriarcal ? Le remplacer par « matrie », peut-être ? Oui, il faut que la terre des pères devienne la terre des mères ! En même temps, on observera que « patrie » est du genre féminin. Et qu'on dit généralement la « mère patrie ». De quoi provoquer une violente tempête sous le crâne de M. Smet.

Par la même occasion, on apprend que quelques jours après les Heritage Days, il y aura « les journées du matrimoine ». Qu'est-ce qui va différencier les deux ? Sans doute, lors des journées du matrimoine, pourra-t-on admirer des réalisations architecturales, des sculptures, des tableaux dus aux femmes. C'est d'autant plus précieux et inattendu que c'est rare.  

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