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La dette française atteignait 2023,7 milliards exactement, à la fin du 2e trimestre.
La dette française atteignait 2023,7 milliards exactement, à la fin du 2e trimestre.
©Reuters

Et là, ça fait mal ?

2000 milliards de dette : c’est grave, docteur ? Pourquoi il n’est pas si facile de répondre à cette question

On l'attendait avant l'été, c'est maintenant chose faite, la dette publique française a crevé le plafond symbolique des 2000 milliards d'euros. L'Insee a annoncé ce mardi 30 septembre que l'endettement du pays a atteint 95,1 % du PIB. Mais paradoxalement, ces dernières années, plus le niveau de la dette augmentait, plus le prix à payer était faible.

Jean Peyrelevade

Jean Peyrelevade

Jean Peyrelevade fait partie de l'équipe de campagne de François Bayrou pour l'élection présidentielle.

Ancien conseiller économique du Premier ministre Pierre Mauroy, il fut également directeur adjoint de son cabinet.

Économiste et administrateur de plusieurs sociétés françaises et européennes de premier plan, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l’évolution du capitalisme contemporain.

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Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann

 

Nicolas Goetzmann est journaliste économique senior chez Atlantico.

Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :

 

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UE Bruxelles AFP

Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.

Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ; 2012 : 100 jours pour défaire ou refaire la France, et en mars 2013 Si ça nous arrivait demain... (Plon). En 2016, il publie La Guerre des Mondialisations, aux éditions Economica et en 2017 "La France, ce malade imaginaire" chez le même éditeur.

Son site internet est le suivant : www.betbezeconseil.com

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  • La dette française a dépassé le seuil symbolique des 2000 milliards d'euros, et devrait continuer d'augmenter

  • L'Etat français ne parvient pas à faire baisser ses frais de structures alors que ses ressources baissent plus vite que l'activité

  • Paradoxalement, plus le niveau de la dette augmentait au cours des dernières années, plus le prix à payer était faible

  • La BCE jouerait contre son propre camp si elle retirait sa promesse de tout faire pour sauver l'euro, et donc de préserver les pays du sud ainsi que la France

  • En période de stagnation, le fait de lever de l'impôt pour combler le déficit public comporte des effets récessifs sur l'ensemble de l'économie

  • L'Etat a tout intérêt à tailler dans ses dépenses improductives, et maintenir les dépenses d'investissement

  • Une politique de relance de l'investissement concertée au niveau européen permettrait d'éviter le pire

Atlantico : La dette française atteint désormais le seuil de 2000 milliards d'euros, et continue toujours d'augmenter. Cette situation est-elle réellement préoccupante ou s'agit-il plutôt d'un seuil symbolique ?

Jean-Paul Betbeze : Évidemment, le niveau de 2000 milliards est symbolique, mais il était clairement annoncé. La France s'endette en effet, en moyenne, de 40 à 50 milliards par an. Il n'y a donc malheureusement pas de surprise. Le vrai chiffre "symbolique" sera celui où la dette publique atteindra le niveau du PIB. Au rythme actuel, ceci nous renvoie à quatre ou cinq ans et sera alors moins bien salué par les marchés que le chiffre actuel. Aujourd'hui c'est un effet d'inertie. Dans cinq ans, ce sera plutôt vu comme un échec. De toute manière, il faut se dire qu'en début de chaque année, nous commençons avec des frais financiers de 1,5 % du PIB. On voit donc le creusement qui demeure de notre dette par rapport au PIB. Il nous faudra, pour en sortir, atteindre un excédent de l'ordre de 2 % : nous n'y sommes pas. Et pourtant, c'est bien ce qu'il faut faire !

Jean Peyrelevade : C'est un seuil symbolique, la variation de la dette d'une année sur l'autre de 5, 10 ou 20 milliards d'euros n'est pas en soi un événement dramatique. Ce qui est préoccupant en revanche, c'est l'évolution, c’est-à-dire l'accroissement continu de la dette publique, qui va continuer d'augmenter, et certainement passer la barre des 100 % du PIB. Au-delà de ce niveau on entre dans des zones qui peuvent devenir dangereuses.

Nicolas Goetzmann : Un chiffre seul ne veut pas dire grand-chose, il est nécessaire de relativiser cet endettement avec quelques autres variables. La dette correspond à environ 95% du PIB, ou encore à 1.7 année de recettes fiscales, celles-ci représentaient en effet 1120 milliards pour l’année 2013. Il est encore possible de comparer cette dette au patrimoine des Français qui avoisine les 14 000 milliards, soit 15% de ce montant. Elle est également parfaitement en ligne avec le niveau moyen de l’endettement au sein de la zone euro.

Le paradoxe de la dette est que plus son niveau augmentait au cours des dernières années, plus le prix à payer était faible. Entre 2007 et 2014, la progression du stock de dettes atteint 50%, par contre, son coût baissait de 15% dans le même temps, passant de 56 à 47 milliards d’intérêts. La raison de ce paradoxe est que dans un contexte de crise économique et de méfiance, les investisseurs se réfugient dans des actifs à moindre risque. Et pour le moment, la dette française est encore considérée comme un actif non risqué. A ce jour, les investisseurs acceptent de prêter leur argent à l’Etat français pour 10 ans, à un taux de 1.30%. Ce qui démontre une chose, la demande pour la dette française est très forte.

Il ne s’agit évidemment pas d’une raison pour continuer de s’endetter, mais cela permet de relativiser ce montant de 2000 milliards.

Quelles sont les causes profondes de l'alourdissement de la dette française ?

Jean-Paul Betbeze : La montée de la dette française par rapport au PIB vient d’une soustraction puis d’une division. La soustraction, ce sont les dépenses publiques moins les recettes publiques, alias les impôts. Avec le ralentissement économique, les dépenses publiques augmentent encore (certes bien moins qu’avant, 0,3 % en volume cette année contre 0,8 % en moyenne depuis 2010), mais quand même plus que les recettes fiscales. Ces dernières sont affectées par l’arrêt de la croissance qui a un effet plus important encore sur les rentrées fiscales. Dit autrement, l’Etat français a des frais de structures qu’il n’arrive pas à faire baisser alors que ses ressources baissent plus vite que l’activité. C’est "la courbe de Laffer", l’impôt a tué l’impôt et la croissance avec, côté recettes et un "effet frais fixes" côté dépenses. Le grand écart, à réduire au plus vite !

Jean Peyrelevade : L'alourdissement de la dette vient du fait que l'on continue de faire du déficit, et que l'on conserve un appareil de redistribution au sens large, fonction régaliennes de l'Etat comprises, qui distribue plus qu'il ne prélève par l'impôt et par ses recettes habituelles. Le secteur public – Etat, collectivités locales et protection sociale – continue de vivre à crédit.

On n'a plus vu de budget de l'Etat à l'équilibre depuis 1973, c’est-à-dire depuis le premier choc pétrolier. Nous avons donc un Etat qui se veut souverain, qui ignore les nécessités de la croissance économique, et qui a longtemps cru que la dette était sans importance. Pour lui le crédit était infini, et de toute façon, si un jour une lmite devait apparaître, la levée de l'impôt serait toujours là pour prendre la relève. Cette idée reçue s'appuyait sur les théories de Keynes, suivant lesquelles la dette publique était facteur de production lorsque l'économie n'était pas suffisamment vigoureuse. Il est assez difficile de démontrer que le crédit d'un Etat n'est pas infini, puisque théoriquement on peut toujours lever de l'impôt. Or on a fait récemment une "découverte" pragmatique : en période de stagnation, le fait de lever de l'impôt pour combler le déficit public comporte des effets récessifs sur l'ensemble de l'économie, simplement parce que l'économie est trop anémiée pour supporter une hausse de la pression fiscale.

Nicolas Goetzmann : Le mécanisme de la dette publique est une dynamique entre croissance et déficits. Lorsqu’un Etat connait une croissance forte, ses recettes fiscales progressent de la même manière (à pression fiscale fixe). Les revenus supplémentaires encaissés par les agents économiques sont ponctionnés et les recettes de l’Etat progressent. Cette source de revenus supplémentaires permet à un Etat de dépenser un peu plus chaque année, dans les mêmes proportions que la croissance.

Par contre, lorsque la croissance fait défaut, l’équilibre disparaît, et les dépenses de l’Etat ne peuvent plus progresser de la même manière.

Ainsi, lorsque la croissance est là, il suffit de ralentir le rythme de la hausse des dépenses pour permettre une baisse de l’endettement. Mais lorsque la croissance disparait, cela ne suffit plus, il faut "tailler" dans l’existant, ce qui est bien plus compliqué.

La cause profonde de l’explosion de la dette française depuis 2008, c’est la croissance 0. La dette a augmenté de plus de 670 milliards depuis 2008, et ce montant s’explique avant tout par le manque à gagner par rapport à la croissance potentielle du pays. Le reste correspond aux différentes mesures de soutien et à la hausse des prestations sociales notamment en raison de l’augmentation du chômage. Pour répondre à la question de l’endettement, il faut donc se tourner vers la cause : pourquoi la croissance est-elle si faible ? Et ici, la responsabilité principale provient de l’attitude de l’autorité monétaire européenne dont le rôle est précisément de contrer les chocs économiques.

L'Etat est-il réellement en mesure de faire face à ses engagements ou est-ce qu'un défaut de la dette française paraît aujourd'hui envisageable ?

Jean-Paul Betbeze : Aujourd’hui, "l’Etat fait face à ses engagements"… en s’endettant, autrement dit, est incapable de le faire lui-même. Pour autant, il se refinance sans problème pour un tiers en France (38 % en zone euro), à peu près autant dans les autres pays européens et en Asie pour le solde. Trois tiers donc grossièrement : France, Europe hors France, Asie (Chine et Japon). Et qui achète ? Les banques centrales pour 42 %, les banques classiques pour 21 % (pour satisfaire leur ratio de liquidité), les gestionnaires d’actifs pour 22 % et les assureurs pour 7 %. Dans cette situation, le défaut de la dette est politiquement et financièrement non-envisageable. Politiquement, parce que les pays d’Asie, Chine en tête, l’empêcheraient, ne serait-ce que pour pas se trouver face au seul dollar. Financièrement, parce que la Banque centrale européenne devrait intervenir, faisant "whatever it takes" pour l’empêcher. On comprend qu’il y aura alors des effets politiques internes… mais nous n’en sommes pas là du tout. La réalité mondiale est celle d’un monde inondé de liquidités venant des Etats-Unis, puis de la zone euro dans quelques mois. Ces liquidités vont partout, dans les hedge funds mais aussi dans les entreprises et chez les ménages. Cette liquidité va se réduire avec le temps, quand la Fed arrêtera ses achats de bons du trésor (deux mois) puis se fera rembourser de ses encours. Il y aura donc une hausse des taux dans les semaines et mois qui viennent. Elle rendra la situation plus tendue en France, pesant sur le déficit budgétaire. Dans les comptes, les frais financiers de la dette publique française avaient été budgétés pour 46 milliards. En juillet, ils étaient estimés à 45 milliards, ils seront au-dessous de ce montant. Et, d’ores et déjà, le Trésor prend de l’avance et s’endette pour 2015, tant que ce n’est pas cher. Donc, il faut profiter de la situation actuelle pour accélérer les réformes !

Jean Peyrelevade : Je ne crois pas qu'un défaut soit envisageable, car l'Etat français est trop gros à l'échelle européenne, et même mondiale. Avec une dette supérieure à 2 000 milliards d'euros, que fait-on ? On demande un rééchelonnement, ou bien une réduction, comme l'affirment bon nombre d'article d'extrême gauche et d'extrême droite ? A les croire, les prêteurs ont fait des profits illégitimes. A supposer que l'on réduise la dette de 25 %, serait-on prêt à infliger 500 milliards de pertes au système financier mondial ? Un tel choc serait du même niveau, ou pire, que la faillite de la banque Lehman Brothers.

Nous sommes donc condamnés à remettre de l'ordre dans nos affaires. Le seuil significatif se trouve dans le retournement de la courbe : à partir du moment où elle plafonne puis décroît, les marchés sont rassurés, car la direction est la bonne. Et pour renverser l'évolution de la dette, il suffit d'avoir un budget annuel qui soit à l'équilibre.

Nicolas Goetzmann : Encore une fois, les intérêts de la dette ne représentent que 4.26% des recettes fiscales, contre près de 7% en 1995. Et ce poids va continuer de baisser au cours de l’année 2014 en raison de la très forte baisse des taux. Il n’y a donc pas péril en la demeure. Si l’on veut absolument envisager le scénario catastrophe, il faudrait imaginer que la BCE retire sa promesse de faire tout en son pouvoir pour sauver l’euro. Dans ce cas-là, les taux des pays du sud de la zone euro s’envoleraient, et ceux de la France seraient sans doute impactés. Mais ce scenario est celui de l’éclatement de la zone euro, ce qui signifie que chaque banque centrale serait alors responsable de la dette du pays qu’elle représente. Et un pays qui dispose de sa liberté monétaire ne fait pas défaut, puisqu’il peut créer autant de monnaie qu’il le souhaite. Quant à la perspective de rembourser une dette en euros, l’argument ne tient pas, puisque dans de telles conditions l’euro n’existerait tout simplement plus. Mais cette idée relève de la fiction, il n’est pas question de voir la BCE décider soudainement de torpiller le projet européen.

Si l’on veut imaginer une hypothèse plus classique de hausse de taux, elle serait la conséquence d’une révision des anticipations de croissance et d’inflation à la hausse. Ce qui veut dire les taux seraient bien à la hausse, mais la croissance aussi. Ce qui permet de financer le coût supplémentaire.

Quelles sont les méthodes les plus efficaces afin de modifier cette dynamique ? La réduction des dépenses doit-elle être la priorité ?

Jean-Paul Betbeze : La réduction des dépenses publiques est économiquement, psychologiquement et politiquement la seule voie. Et c’est bien celle que le gouvernement prend de manière résolue depuis quelques semaines, après le dernier remaniement. Economiquement, c’est le "tournant"  de la raison. Avec aussi peu d’inflation, il ne s’agit plus seulement d’arrêter les hausses de salaires nominaux mais de peser sur les effectifs et les structures. Ce sont des économies "en dur", autrement dit de structures. Et si le gouvernement s’engage dans ces mesures, il peut alors continuer avec les dépenses sociales (c’est en cours) puis avec les dépenses des collectivités locales. Ceci implique, au-delà des "économies", de véritables refontes de l’appareil public. Si ceci se met en place, les ménages seront moins inquiets de hausses d’impôts futures et commenceront à réduire leur taux d’épargne financière, qui avait beaucoup monté. C’est là qu’intervient la psychologie, autrement dit l’équivalence ricardienne. "Si je me dis que la dépense publique baissera, j’ai moins besoin d’épargner par crainte de hausses futures d’impôts". Enfin, politiquement, cet axe stratégique, qui va certes susciter des remous internes, est le meilleur message à envoyer à ceux qui nous financent.

Jean Peyrelevade : La réduction des dépenses est la priorité absolue. Je précise que ce sont les dépenses improductives qu'il faut diminuer, et non les dépenses d'investissement.

Si la croissance revient, l'endettement rapporté au PIB diminue d'autant plus vite. Et donc tant que nous n'aurons pas remis d'ordre dans nos affaires, nous avons peu d'espoirs de renouer avec la croissance en France. En revanche si une politique concertée au niveau européen de relance de l'investissement  était menée, il est certain que cela nous aiderait.

Nicolas Goetzmann : La réduction des dépenses ne peut pas se faire n’importe comment. Si l’augmentation de la dette est la conséquence de l’absence de croissance, il faut d’abord éviter de casser la croissance. Car de façon mécanique, lorsque l’Etat réduit ses dépenses, le PIB diminue d’autant. Le multiplicateur est même important lorsque la croissance est déjà à 0. Ce qui donne un résultat totalement contreproductif.

Pour traiter le problème de la dette de façon efficace, il faut déjà permettre à la BCE de soutenir l’activité économique. Ceci afin de retrouver un niveau de croissance correspondant au potentiel du pays. A partir de là, le chômage baisse et les recettes fiscales augmentent à nouveau. Et la situation devient immédiatement plus gérable qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est à ce moment-là que des "économies" peuvent voir le jour, ce qui correspond à une tactique contra cyclique qui consiste à faire des réductions de dépenses quand tout va bien. Et là, c’est la responsabilité du politique d’assumer enfin une telle stratégie.

La hausse de l'endettement public est-elle un poids sur le développement économique futur ?

Jean-Paul Betbeze : Oui. Non seulement elle fait peser une épée de Damoclès sur notre déficit en fonction du risque de remontée des taux et opère un prélèvement sur les ressources, mais elle freine la capacité d’investir des entreprises. Cette capacité ne pourra venir que de la remontée des profits, autrement dit de la baisse des impôts et taxes de toutes sortes.

Jean Peyrelevade : La hausse de l'endettement constitue bien entendu un poids sur le développement économique futur. Les niveaux d'endettement ne laissent plus de marge de jeu dans notre politique économique publique. Admettons qu'avec les faibles taux d'intérêt que nous avons aujourd'hui il soit astucieux de lancer un grand programme d'investissement public, cela ne sera de toute façon pas possible, puisque le niveau d'endettement public est déjà trop élevé.

Nicolas Goetzmann : C’est l’inverse. Lorsque l’économie d’un pays ne "tourne" pas à son plein potentiel, le pouvoir politique a tendance à compenser par la voie des déficits et de l’endettement. On finance son manque de croissance par la dette. Les chiffres élevés du chômage en France depuis les années 80, la hausse continue de l’endettement du pays ne que sont les symptômes d’un pays qui ne parvient pas à atteindre son plein potentiel.

La thèse de l’endettement qui provoque une baisse de la croissance était défendue par les économistes Reinhart et Rogoff, mais rien ne tient. Si la corrélation entre forte dette et faible croissance est évidente, c’est la question de qui est la cause et de qui est la conséquence qui est essentielle.

Les Etats-Unis avaient une dette représentant 112% de leur PIB en 1945. Après 30 ans de croissance, cette dette a été réduite à un peu plus de 20% du PIB, avec de très forts taux de croissance. Aujourd’hui l’économie américaine accélère en ce moment à 4.6% de croissance au deuxième trimestre 2014, et ce malgré un endettement actuel  de 101% par rapport à son PIB. La dette n’a pas l’air de beaucoup gêner l’activité économique. Si la croissance continue sur ce rythme, la dette baissera rapidement.

La dette est un problème réel, mais elle doit être traitée comme elle le mérite. C’est-à-dire comme une conséquence, et non comme une cause de nos problèmes actuels. D’abord la croissance.

Pour lire le Hors-Série Atlantico, c'est ici : "France, encéphalogramme plat : Chronique d'une débâcle économique et politique"

Et n'oubliez pas : le A-book de Nicolas Goetzmann, Sortir l'Europe de la crise : le modèle japonais, est désormais disponible à la vente sur Atlantico éditions :

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