"Aussi riche que le roi" d'Abigail Assor : love Story à Casablanca. Un bon roman<!-- --> | Atlantico.fr
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Aussi riche que le roi de Abigail Assor
Aussi riche que le roi de Abigail Assor
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Atlanti Culture

Abigail Assor publie "Aussi riche que le roi" aux éditions Gallimard.

Didier Cossart pour Culture Tops

Didier Cossart est chroniqueur pour Culture Tops

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"Aussi riche que le roi" d'Abigail Assor

Gallimard, novembre 2020 - 206 pages - 18€

Recommandation

BonBon

Thème

Nous sommes à Casablanca dans les années 90. Sarah est une adolescente belle et pauvre. Driss est un jeune adulte, le rejeton d'une famille puissante et riche. Driss est laid et gauche et il a des yeux couleur menthe verte qui attirent Sarah. Mais c’est l’argent de Driss, le statut social qu’il offre, dont Sarah rêve. La journée, pendant que Sarah se morfond au lycée, Driss est dans l’usine de confection familiale à surveiller le travail des ouvrières. Le soir, la jeunesse dorée se retrouve sur la plage, dans des cafés ou dans leur maison du quartier huppé. Sarah s’y invite en cachant sa condition misérable avec l'objectif de séduire et épouser Driss. Commence un voyage vers les profondeurs sombres de la différenciation sociale dans une ville où l’argent, les pratiques religieuses et la police règnent en maître.  

Points forts

De ce thème vieux comme l’humanité Abigail Assor parvient magnifiquement bien à nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page du roman en nous transportant dans le monde coloré, trépidant, dangereux souvent, cruel parfois, du Casablanca des années 1990. Où l’argent est roi, la police corrompue, où le pauvre doit marcher droit sans en avoir aucun, surtout quand il est une jeune fille appétissante dans un pays musulman.

Points faibles

En 206 pages il ne faut pas espérer une analyse en profondeur de la société dans une grande ville musulmane mais c’est suffisant pour nous en donner un bon aperçu.

En deux mots ...

Au-dessus de toutes les discriminations, il y a celle de l’argent. C’est vrai dans tous les pays mais plus particulièrement dans les pays pauvres. Il n’est jamais inutile de nous rappeler ces vérités à travers ce bon roman. 

Un extrait

“Je ne sais pas ce qu’il a décidé, Driss, mais s’il veut t'épouser et quitter la maison, tu comprends bien qu’on ne pourra pas vous aider. On va être obligé de le sortir de l’usine jusqu’à ce qu’il te répudie et qu’il abandonne le gosse. Peut-être que tu pourras l’héberger dans ton quartier? Il y a des ngafate qui font des mariages pas chers dans des caves derrière Hay Hassani, avec un petit traiteur très convenable, c’est mon jardinier, le plus jeune, qui m’a raconté. Enfin, vous faites comme vous voulez. Tu sais, moi je suis très sensible, alors ça me fend le cœur que mon fils en arrive là, mais parfois, il faut passer par là pour ramener ses enfants à la raison. Ça arrive souvent, malheureusement; grâce à Dieu, après ils comprennent, et ils reviennent, et on n’en parle plus.” ( page 193)  

L'auteur

Abigail Assor est née en 1990 à Casablanca et c’est la seule information disponible facilement sur Internet! Sans doute le succès très probable de son premier roman Aussi riche que le roi nous permettra d’en savoir un peu plus sur elle.  

Le clin d'œil d'un libraire

LIBRAIRIE « NOUVELLES IMPRESSIONS » A DINARD. UN BIJOU TRES PRECIEUX SUR LA CÔTE D’EMERAUDE

Quel plaisir !! La première « impression » fut vraiment la bonne. Quel bel accueil nous a réservé le propriétaire de cet espace culturel convivial situé au cœur de cette ravissante station balnéaire, à deux pas de la plage… et du casino. Thierry de la Fournière, n’en déplaise à sa modestie naturelle, est une figure locale. Ancien adjoint au maire en charge de la culture, il fonda à Dinard le festival du film britannique, qui prospère aujourd’hui en ayant anglicisé son nom ; depuis 1900 tout résonne british ici, ou presque. Nom de rues et d’hôtels, vitrines, éternel tea-time,  greens d’un golf sublime à la porte de Saint Briac, jusqu’à l’humour de notre interlocuteur, fou de politique locale qui avoue que la liste du nouveau maire, sur laquelle il figurait est passée avec «un pan de chemise dans la porte ». Thierry de la Fournière, maîtrise d’histoire, 15 ans de professorat est aujourd’hui un libraire heureux, un métier qui lui garantit l’indépendance et lui procure «les nourritures intellectuelles» indispensables à la vie. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, nous vous présentons l’ex Président du «Prix des libraires». Avec ses 15 000 références et ses 7 libraires-conseils, les «Nouvelles Impressions» brillent à Dinard. «A bas bruit», comme le confie à Culture-Tops son animateur, et sans site internet. Impressionnant.

Librairie Nouvelles Impressions – 42 rue Levavasseur – 35800 Dinard – 

Texte et interview réalisés par Rodolphe de Saint-Hilaire pour la rédaction de Culture-Tops.

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