Angleterre : découverte de 65 tombes royales qui dateraient de l'époque du Roi Arthur | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Histoire
Lancelot et Guenièvre sur la tombe d'Arthur, par Dante Gabriel Rossetti, British Museum, 1855.
Lancelot et Guenièvre sur la tombe d'Arthur, par Dante Gabriel Rossetti, British Museum, 1855.
©Wikimedia Commons

Par la barbe de Merlin !

Angleterre : découverte de 65 tombes royales qui dateraient de l'époque du Roi Arthur

Un archéologue britannique pense avoir découvert des tombes royales des Ve et VIe siècle, période encore mystérieuse au Royaume-Uni.

Dans une étude à paraître dans le Journal of the Royal Society of Antiquaries of Ireland, Ken Dark, archéologue et professeur à l’Université de Reading, au Royaume-Uni, affirme avoir identifié ce qui pourrait être les tombes perdues depuis longtemps de 65 rois britanniques et autres membres de la famille royale de l'époque associée à la légende du roi Arthur, à savoir les Ve et VIe siècles. 

Cette découverte constitue une avancée majeure dans la compréhension par les archéologues et les historiens de la nature de la société de "l'âge sombre", cette époque de tumultes encore mal connue lors de laquelle le Royaume-Uni était un patchwork de petits royaumes. 

Avant ces nouvelles recherches, on ne connaissait qu'un seul lieu de repos final d'un monarque britannique de l'époque, ainsi qu'une demi-douzaine d'autres tombes potentiellement royales. Avec cette nouvelle étude, au moins 20 complexes funéraires royaux probables (contenant chacun jusqu'à cinq tombes) ont été provisoirement identifiés, et 11 autres complexes funéraires potentiellement royaux sont à l'étude. Plusieurs se trouvent près de Tintagel, en Cornouailles, région qui avait une grande importance à l'époque.

Les recherches récemment publiées suggèrent qu'il s'agit de sépultures royales, car elles présentent des motifs très inhabituels, très différents et d'un statut nettement plus élevé que les milliers d'autres tombes britanniques de l'âge sombre. Certains exemples clés sont associés à un statut élevé, probablement à des lieux royaux celtiques, et présentent des similitudes avec les tombes royales irlandaises.

À Lire Aussi

Spamalot : les Monty Python à la française trouvent le Graal

"Entre les 5e et 7e siècles, dans les sociétés présentes à l’ouest et au nord de la Grande-Bretagne, la royauté est très bien documentée dans les textes. On y trouve la mention de nombreux rois - au moins 150 - qui ont bien dû être enterrés quelque part", déclare Ken Dark dans une vidéo de présentation de son travail, repérée par Science et Avenir. "Alors qu'en Angleterre anglo-saxonne et même en Angleterre picarde, nous pouvons identifier avec plus ou moins de certitudes des sépultures de la royauté à partir du 6e ou du 7e siècle, j’ai longtemps estimé que le fait que l’on ne puisse pas en faire de même dans les régions de l’ouest et du nord était une vraie bizarrerie de l’archéologie britannique et irlandaise."

À Lire Aussi

Et si on avait retrouvé le légendaire lieu de naissance du roi Arthur ?
Science et Avenir

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !