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Toutes les Fidji sur une île privée
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Toutes les Fidji sur une île privée

Laucala Island, au cœur des îles Fidji. Une île privée où s’allient à merveille le luxe d’un hôtel d’exception et la richesse d’une nature protégée.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Pour en savoir plus sur les Fidji, rendez-vous sur le site de Peplum www.peplum.com

Vue d'en haut, Laucala Island ressemble à une large tache verte sur fond turquoise. Il s'agit en réalité d'une île, une île privée des Fidji, archipel refoulé au sud de l'Océan Pacifique. On perd de l'altitude. Des détails apparaissent sur cette image de carte postale, un ourlet de sable blanc, des points gris qui s’avéreront prochainement des parasols. L'atterrissage ne s'éternise pas, tant la piste est petite et les environs, a priori, déserts. Un pied sur la terre ferme, et on apprend que la voiture attend, avec les valises déjà à l'intérieur. Ainsi s'ouvre un séjour de rêve sous le soleil fidjien.

À ce survol liminaire succède un tour du domaine fermier car, à Laucala Island, faune et flore font l'objet d'un traitement privilégié. Le guide patiente à la réception. Le groupe au complet, on s'enfonce dans la végétation tropicale. Un cocotier, deux cocotiers... ces arbres couvrent plus d'un quart de l'île. L'équivalent floral se veut l'orchidée, qui domine nettement le sol. La promenade dure deux heures. Si l'on commence par marcher à travers le potager, on finit par serpenter de plus larges allées en Land Rover. La découverte de nouveaux fruits exotiques vaut quelques questions. Passée une dizaine, on garde la main baissée : près de 90 variétés cohabitent sur les lieux. La visite se poursuit de l'autre côté de l'île, le long de l'océan, puis au fin fond de la jungle. D'où le recours à une voiture. Au milieu des coqs, des chèvres, des lapins, on aperçoit enfin une écurie, point de départ d'une nouvelle aventure.

La Rover et le chauffeur disparaissent. Pas le guide, qui indique que la visite se poursuit à cheval. Que l'on soit un cavalier aguerri, ou simplement débutant, on est voué à trouver la monture adaptée à son niveau. Tandis que l'on rumine encore la disparition préméditée de la voiture, on se met à trotter sans s'en rendre compte. Il faut quelques branchages, évités de justesse, pour forcer la concentration des plus distraits. L'arrivée sur la plage marque pourtant une rupture. Pas un chat à l'horizon. Seuls trois ou quatre cocotiers se battent en duel. Le sable semble si doux. On est surtout envoûté par l'étendue infiniequi se décline en autant de nuances de bleu. Plus on se rapproche de l'hôtel, de ses infrastructures, plus la végétation se densifie. La promenade s'achève au bord de la piscine.  

Au fond se cache un autre bassin, plus étroit. Une mise en abyme propice aux longueurs en solitaire. Partout, de l'eau. Jusque dans les chambres. On peut voir les poissons défiler à travers le sol de certaines pièces. C'est là que réside la beauté des villas sur pilotis. Dans la transparence des parois. Les terrasses, en contrebas, supportent généralement une banquette, une piscine (encore plus d'eau) et deux ou trois transats donnant un accès direct dans l'Océan Pacifique. Laucala Island ne compte que 25 pavillons au total. Chacun se veut la réplique d'une maison traditionnelle fidjienne, mêlant toitures en chaume, feuilles de sagoutier, bois locaux, tiges de bala bala fern, coques de noix de coco également connues sous le nom de magi magi. A la nuit tombée, il n'est pas rare de se promener, comme la plupart des insulaires, torches « Tikki » en main.

Ce sont les mêmes modèles de flambeau qui éclairent le parcours de golf de Laucala Island. Conçu par David McLay Kidd, ce 18-trous abrite plusieurs compétitions par an. On comprend pourquoi dès qu'on a le loisir de le fouler en plein jour. Son relief est si varié qu'il relève la difficulté du jeu, à chaque étape. Pas un trou ne se ressemble. Le premier, baptisé « Cagi Maiwasa » (brise insulaire), se trouve à 400 mètres du tee, à un endroit fortement exposé au vent. Le troisième, alias « Yavoyani », est le par 5 le plus compliqué du circuit non seulement parce qu'il couvre une longue distance, mais aussi parce que'il est jalonné de points d'eau. On passe au quatrième trou, le « Delana », sans se douter qu'il occupe le faîte d'une colline. Quel panorama de là-haut ! On l'aura deviné, l'étape suivante implique une pente descendante. Il faut donc modérer sa force. A taper trop fort dans la balle, on risque de la voir disparaître plus vite que prévu. Et ainsi de suite jusqu'au 18ème trou, le « Loga niu », placé au cœur d'une ancienne plantation de cocotiers.

Un pique-nique typique et frugal repose au club. La journée peut se prolonger de plusieurs manières, sous le signe du golf, ou dans une autre voie. Les uns prennent un cours particulier avec Tony Christie, professeur attitré de Laucala Island. Les autres se ruent sur des bicyclettes pour s'en retouner à la plage.

On n'est pas près de quitter ce paradis sur terre.

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