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Une « plongeuse » au grand cœur qui sera très à l’aise en ville (Briston)…
Une « plongeuse » au grand cœur qui sera très à l’aise en ville (Briston)…
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Atlantic Tac

Quand les maillons travaillent à la chaîne et quand l’énergie se fait inépuisable : c’est l’actualité juniale des montres

Mais aussi une odyssée de l’espace en biocéramique colorée, une montre-outil pour un été chic au sec et un poney au galop pour habiller le poignet…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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BRISTON : Les grands fonds sans l’extorsion de fonds…

Si vous cherchez la tool watch de cet été, celle qui vous accompagnera aussi bien pour plonger dans les hauts fonds marins que pour évoluer dans les bas-fonds urbains, vous venez de la trouver : la nouvelle Clubmaster Diver Pro est une vraie « plongeuse » (300 m d’étanchéité) à la fois élégante et fonctionnelle en plus d’être facile à porter du fait de sa légèreté (le boîtier est en « écaille de tortue » – comprenez en acétate de cellulose dont les motifs moirés ressemblent à l’écaille de tortue. Cette montre de 44 mm – une taille généreuse, mais qui s’oublie facilement au poignet tellement la montre semble légère – est parfaitement lisible dans toutes les conditions de lumière grâce au contraste entre le bleu du cadran et la luminescence des aiguilles et des index. Pour faire encore plus « plongeuse » de grande classe, la lunette tournante extérieure est en céramique, bleue marine mat ou noire selon les versions. L’autre miracle, c’est que cette Diver Pro à mouvement automatique (calibre NH35A) n’est facturée que 630 euros : aucun malfrat de trottoir ne viendra vous couper le bras pour se l’approprier, alors que vous aurez le plaisir de vous amuser avec cette montre tout l’été… et même après ! En prime, le bracelet Nato est si facile à changer qu’on ne se privera pas d’essayer plein d’autres couleurs que le bleu assorti au cadran…

SEQUENT : L’autonomie sans recharger la pile…

On fait très souvent aux montres connectées le reproche d’avoir à être « rechargée » tous les jours – ce qu’on accepte avec un smartphone, mais pas encore avec une smartwatch ! Critique justifiée, surtout pour un objet aussi personnel qu’une montre connectée. La jeune marque indépendante suisse Sequent a compris l’agacement des amateurs : elle a donc imaginé de s’inspirer des mouvements automatiques mis au point par les horlogers pour créer une montre connectée qui se recharge, comme une montre mécanique, grâce à un « rotor » qui oscille à chaque mouvement du poignet et qui transfère son énergie à la cellule d’alimentation du mouvement. Il suffit donc de porter cette montre Elektron – actuellement en souscription sur Kickstarter au prix de 280 euros [attention, le stock est limité !] – pour profiter de ses fonctionnalités, qui sont celles des meilleures smartwatches du marché (alertes, données de santé, etc.). L’autonomie est donc quasiment illimitée : un an de fonctionnement en veille après un rechargement complet au poignet ! Le tout en silence… C’était simple, mais il suffisait d’y penser : Sequent a réellement rendu intelligente cette montre connectée. Intelligence de la production à l’infini d’énergie renouvelable [tout le concept de production de la montre est d’ailleurs axé autour de son respect de l’environnement] et intelligence du style : cette Elektron ressemble à une vraie montre, avec une précision de l’ordre de 0,3 seconde par jour, et ses fonctionnalités s’affichent très discrètement, les capteurs biométriques étant invisibles. Elektron, c’est la montre qui respecte la nature pour mieux s’inscrire dans le futur

SWATCH : L’espace sans l’odyssée…

Les premiers hommes sur la Lune et les premiers véhicules sur Mars nous ont permis de rêver plus grand : la conquête de l’espace reste une inépuisable source d’inspiration pour ceux qui ont assez d’imagination pour penser que même le ciel n’est plus une limite. Swatch nous replonge dans cette épopée spatiale avec une collection pourtant très terrienne dans son matériau innovant : la Bioceramic est une céramique biologique, composée de deux-tiers de céramique et d’un tiers de plastique biosourcé. Le toucher est très doux, mais le matériau est très résistant et il prend très bien la couleur, ce qui permet de à Swatch de jouer avec les différentes couleurs portées par les astronautes de la Nasa américaine (orange, blanc, bleu). Coquetterie pour les initiés : les chronographes de cette Space Collection ne sont pas réglés sur l’heure pile, mais dix secondes avant (section rouge) – en hommage au compte à rebours qui précède la mise à feu des fusées qui emportent nos rêves vers l’espace. Les différents modèles de cette collection portent le logo officiel de la Nasa : pour découvrir ces montres, à vous de procéder au décollage immédiat vers la boutique Swatch la plus proche !

RALPH LAUREN : Le chic sans les chocs…

Le « sport chic » – catégorie horlogères où toutes les marques veulent combattre – se définit par un certain nombre de codes dont le plus évident est le bracelet métallique. Pour ce qui est des couleurs, le bleu domine, mais le grand chic horloger, cette saison, c’est le vert. Ralph Lauren a fini par le comprendre et par nous proposer une Polo sportive, dont le motif cavalier précise bien la fonction : tout y est, le bracelet à maillons métalliques comme on en fait depuis les années 1950, et la lunette verte, avec les touches de couleurs du joueur de polo, qui semble presque en relief. Le tout Swiss Made, avec un mouvement automatique, dans un boîtier en acier de 42 mm et à un prix qui sait rester raisonnablement autour des 1 500 euros selon les versions et les bracelets. C’est une des montres les plus amusantes de ce printemps 2021, qui nous voit tous avec une forte envie de repartir au galop, en avant comme avant…

HERMÈS : L’ancre sans la chaîne…

Pas tout-à-fait sans la chaîne, et pas tout-à-fait avec l’ancre, puisque cette Cape Cod Chaîne d’ancre proposée par Hermès s’inspire d’une chaîne de bateau pour en repenser les maillons en obsidienne et en diamants. Tout ceci est évidemment très précieux et très élégant, donc très Hermès – la Cape Cod est une des icônes horlogères de la marque, de même que le motif en chaîne d’ancre. C’est précisément le propre des grandes marques de luxe de savoir nous obliger à regarder autrement les objets usuels de notre quotidien : jamais les maillons d’une chaîne d’ancre n’avaient été à ce point restylés et magnifiés. Le choix de l’obsidienne, cette roche volcanique coupante comme du verre, est encore plus original en gris, et non pas en noir comme on le fait généralement : le cadran y gagne un grain inimitable, qui accompagne parfaitement les 96 diamants qui constellent ce boîtier en acier. Cette Cape Cod Chaîne d’ancre est proposée dans différentes tailles, avec des mouvements à quartz [la pureté des lignes de la montre gagnerait sans doute à ce qu’on se prive de la couronne de remontage, qui casse l’esprit du boîtier : une mise à l’heure par le fond du boîtier aurait permis de rendre cette Cape Cod encore plus énigmatiquement belle]

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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