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Yannick Jadot lors d'un meeting de campagne à Montpellier, le 10 février 2022.
Yannick Jadot lors d'un meeting de campagne à Montpellier, le 10 février 2022.
©PASCAL GUYOT / AFP

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Jadot met la gauche en colère, Pécresse décourage la droite, Macron agace les contribuables

Grâce au monitoring de Backbone consulting, Victor Boury et Véronique Reille Soult analysent ce que les internautes ont dit de la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux.

Véronique Reille Soult

Véronique Reille Soult est présidente de BACKBONE consulting

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Victor Boury

Victor Boury est directeur général de Backbone Consulting

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« Zemmour a une différence avec Le Pen père, la différence la plus perverse. C’est que Zemmour est juif, il fait le juif de service pour les antisémites. (…) Il inocule le poison de la division. ». En réaction à la dynamique créé par le candidat communiste Fabien Roussel auprès des sympathisants de gauche suite à son meeting marseillais fondateur le 6 février dernier, Yannick Jadot a clivé pour émerger. Et ses propos ont provoqué une polémique qui l’ont rapidement dépassé depuis dimanche, avec près de 17 000 messages échangés jusqu’aujourd’hui et dont la grande majorité sont très agressifs à son encontre.

Cet épisode est la nouvelle démonstration d’un phénomène lié au regain d’intérêt pour la campagne (+2,4% par rapport à la semaine dernière) : afin d’émerger dans la phase d’adhésion dans laquelle les français sont rentrés, l’ensemble des candidats sont désormais sommés par l’opinion d’avancer des mesures fortes. Des mesures fortes ou, à défaut, des propos chocs et même clivants au sein de leur propre électorat. Cela dans le but d’imprimer, au point de risquer des dérapages dévastateurs. La déferlante de critiques directement formulées par les comptes des autres candidats et de leurs soutiens n’a pas manqué, alimentant le hashtag #antisémistisme et #condeservice, parfois même dans le propre camp Jadot.

Par ailleurs, les commentaires de Valérie Pécresse sur le « grand remplacement » illustrent cette course au Buzz à quitte ou double auprès de l’opinion. 

Mal compris car prononcés dans un format de meeting inadapté au style politique de la candidate, ces propos suscitent autant de commentaires de soutiens que de moqueries et d’attaques (allusions à Star Wars, « memes » sur sa prestation au Zénith…). Un niveau d’intérêt en hausse certes (+65,9% sur la semaine) mais teinté de sentiments mitigés et émanant étonnamment de détracteurs sympathisants de droite, sensibles aux défections récentes comme celle d’Éric Woerth. 

Un autre mouvement d’opinion est mis en lumière par le dernier sondage Odoxa-Backbone Consulting. Celui-ci révèle que 71% des Français sont d’accord avec les adversaires d’Emmanuel Macron qui lui reprochent véhément sa supposée campagne aux frais des contribuables. Eternel marronnier des campagnes présidentielles sous la Vème République, la polémique émerge à nouveau. Parmi les nombreux messages observés au sein des communautés Gilets Jaunes/Convoi de la liberté (« Macron rends le pognon ») comme des soutiens de gauche, un mouvement d’opinion pointe la contradiction de Valérie Pécresse, aujourd’hui en 1ère ligne d’attaque autour du Président Macron sur le sujet mais à l’époque porte-flingue de Président-Candidat Sarkozy sur le sujet lors de la campagne de 2012.

BACKBONE consulting

Cabinet de conseil aux dirigeants, expert de l’écoute et de l’analyse de l’opinion 

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https://backbone.consulting/presidentielles-2022/


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