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Une station service de Mulhouse, le 8 mars.
Une station service de Mulhouse, le 8 mars.
©SEBASTIEN BOZON / AFP

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Prix de l'essence : Jean Castex annonce une baisse de 15 centimes, l'opposition dénonce une mesure insuffisante

Une "remise à la pompe de 15 centimes par litre" s'appliquera à partir du 1er avril et pendant 4 mois, a annoncé samedi Jean Castex au Parisien. Une mesure "dérisoire" selon Marine Le Pen. Valérie Pécresse, elle, s'étonne du calendrier choisi.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, samedi dans le Parisien, qu'une "remise à la pompe de 15 centimes par litre" s'appliquera à partir du 1er avril et pendant 4 mois pour tous les Français, les ménages comme les entreprises, "sur tous les carburants".

Cette mesure, qui coûtera environ 2 milliards d'euros à l'État, prendra la forme d'une réduction qui apparaîtra au moment du paiement et ne sera donc pas visible d'emblée sur les prix affichés à l'entrée de la station, a détaillé le chef du gouvernement. L'État "remboursera" ensuite les distributeurs.

Cette annonce a été accueillie avec scepticisme par l'opposition. Sur Europe 1, la candidate LR à la présidentielle, Valérie Pécresse, s'est interrogée sur le calendrier de la mesure. "L'État rend l'argent, c'est ce que j'avais demandé. La seule question que je me pose, c'est pourquoi le 1er avril et pas dès maintenant ? Le 1er avril, c'est à 10 jours de l'élection. La ficelle est un petit peu grosse", a-t-elle réagi. 

La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, a été encore plus critique, dénonçant une mesure "dérisoire et pas à la hauteur de la gravité de la situation". Elle a expliqué que "la baisse de 15 centimes par litre n'est même pas à la hauteur des augmentations de taxe décidées par Emmanuel Macron ministre de l'Économie et président de la République. Sur le gazole, c'était plus 19 centimes". Elle propose une baisse "de manière pérenne" de la TVA de 20% à 5,5% sur l'énergie, la considérant comme un bien de première nécessité.

Sur RMC, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, a aussi estimé que cette baisse est "très largement insuffisante et ce n'est pas la bonne méthode". Il propose "une mesure de blocage du prix, ramener le prix au prix auquel il était avant le début de la crise autour de 1 euro 40 le litre, et mettre à contribution les distributeurs de gaz et d'électricité et les distributeurs de carburants".

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