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Marine Le Pen avait déclaré qu'elle dévoilerait les lettres de refus des banques françaises.
Marine Le Pen avait déclaré qu'elle dévoilerait les lettres de refus des banques françaises.
©Reuters

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Prêt d'une banque russe : le FN dévoile les lettres de refus des banques françaises

Marine Le Pen avait promis de se justifier après que les révélations sur l'octroi d'un prêt d'une banque russe au FN.

Elle avait promis de le faire. Dimanche sur BFMTV, Marine Le Pen avait dû se justifier sur l'emprunt souscrit auprès d'une banque russe pour renflouer les finances de son parti. La présidente du parti frontiste avait assuré que sa formation n'avait pas eu le choix, les banques françaises refusant de leur prêter de l'argent. Pour ce faire, elle avait promis de publier les lettres de refus des établissements de crédits hexagonaux.

C'est chose faite ce lundi, avec la publication de six lettres adressées au FN entre le 3 et le 11 juillet 2013. Les justifications des banques sont diverses. Si le Crédit mutuel et la BNP Paribas assurent vouloir garder une neutralité politique, la LCL accuse réception de la demande du parti afin de faire face à l'augmentation de ses dépenses et à ses millions d'euros de déficit, avant de conclure qu'elle "n'a pas convenance" à lui octroyer un prêt.

En septembre, Mediapart révélait que le FN avait contracté un prêt auprès d'une banque russe. L'article avait provoqué une polémique, certains responsables politiques soulignant la potentielle ingérence étrangère d'une telle action. L'information était confirmé par le trésorier de parti, Wallerand de Saint Just, qui avait déclaré qu'un accord avait été trouvé "grâce aux bonnes relations du FN et de la Russie".

La fille de Jean-Marie Le Pen a appelé les banques françaises qui seraient prêtes à reprendre ce prêt à se manifester auprès de son parti, tout en se déclarant sans illusions. "Je connais les liens qui unissent les banques françaises et le gouvernement", a-t-elle lancé.

Elle a également tenu à souligner que la banque russe était "privée et non une banque d'Etat", et que le taux pratiqué (6%) était loin d'être "amical". L'emprunt  devra être remboursé en 2019.

 

Lu sur Le Figaro

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