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Le président Emmanuel Macron le 9 juin 2021 à l'Elysée.
Le président Emmanuel Macron le 9 juin 2021 à l'Elysée.
©Ludovic MARIN / AFP

Fermeté contre un acte politique

Gifle contre Emmanuel Macron : Damien T. est condamné à 18 mois de prison dont quatre ferme

Damien T., l’homme ayant giflé Emmanuel Macron à Tain-L’Hermitage est condamné à quatre mois de prison avec mandat de dépôt. Il va être incarcéré dès ce soir.

L'auteur présumé de la gifle infligée au président de la République lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage dans la Drôme était jugé en comparution immédiate ce jeudi à Valence, deux jours après les faits. Damien T., l’homme ayant giflé Emmanuel Macron, a été condamné à quatre mois de prison avec mandat de dépôt. Il va être incarcéré dans les heures qui viennent et passera sa première nuit en prison ce jeudi soir.

Âgé de 28 ans, l'homme ayant agressé Emmanuel Macron a reconnu les faits et a demandé à être jugé immédiatement. Emmanuel Macron a choisi de ne pas porter plainte. Damien T. a donc été condamné à quatre mois de prison avec mandat de dépôt. Il va donc être directement incarcéré. Déclaré coupable des faits, il a dans le détail été condamné à une peine de 18 mois d'emprisonnement dont 14 avec sursis probatoire de deux ans, selon des informations de BFMTV.

Pendant ces deux ans, il aura une obligation de travailler ou de suivre une formation ainsi que de recevoir des soins psychologiques. Il ne devra commettre aucune nouvelle infraction durant cette période.

Il est par ailleurs interdit de détenir des armes pendant cinq ans, ainsi que d'une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique. Il a aussi été privé de droits civiques pendant trois ans.

Ses amis, dont la femme qui partage sa vie, étaient très marqués et très émus à l’énoncé du verdict, selon des informations de BFMTV.

Damien T. a dix jours pour faire appel de cette condamnation.

Lors de son audition, qui a duré deux jours, Damien T., « en couple, sans enfant, sans profession », a reconnu « avoir porté un coup au chef de l'État et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique ». Il s'est dit proche de « la mouvance des gilets jaunes » et partageant des « convictions politiques traditionnelles de droite ou d'ultra-droite » sans être « d'aucun parti ni militantisme exprimé ».

Damien T. s'est dit membre d'associations de sa commune « en lien avec les arts martiaux, le MoyenÂge et l'univers mangas », selon les précisions du magistrat.

Lors de son audition au tribunal, Damien T. a précisé que le cri « Montjoie, Saint-Denis ! », prononcé au moment de la gifle, « fait référence au cri de ralliement des chevaliers. C'est un slogan patriote ».

Selon Damien T., la gifle n'était absolument pas préméditée . Il a indiqué avoir été « surpris » de voir le président arriver vers lui : « Quand j'ai vu son regard sympathique et menteur qui voulait faire de moi un électeur, j'étais rempli de dégoût. (…) J'ai agi instinctivement. (...) L'acte est regrettable, mais je n'ai aucunement envisagé de le commettre ».

Damien T. a reconnu que cette gifle était pour lui un symbole :

« Beaucoup de monde ressent cette injustice. Je ne voudrais pas faire le procès de notre démocratie, mais je pense qu'il [Emmanuel Macron, ndlr] n'a pas été élu par l'ensemble de la population française. (...) Je pense qu'Emmanuel Macron représente très bien la déchéance de notre pays. Je me sentais investi par ce que représentent les Gilets jaunes qui avaient été expulsés avant et par le peuple français en général. J'estime que les Gilets jaunes et le peuple français s'exprime, mais n'est pas écouté. Je m'inscris dans une mouvance politique qui est les Gilets jaunes ».

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BFMTV

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