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Free avait mis la pression sur Google en bloquant les publicités sur sa Box
Free avait mis la pression sur Google en bloquant les publicités sur sa Box
©Reuters

Retour en arrière

Free : l'opérateur a tout compris et retire son dispositif anti-pub

La mise en place de ce dispositif a été interprétée par des spécialistes comme une tentative de l'opérateur français pour faire pression sur les fournisseurs de contenus comme Google, afin qu'ils financent en partie les infrastructures.

Retour à la case départ. Free s'est fait tirer les oreilles et a décidé de revenir en arrière. Le fournisseur d'accès à internet s'est engagé à mettre fin au blocage par défaut de la publicité en ligne sur la nouvelle version de sa "Freebox". "La direction de Free s'est engagée à mettre fin au blocage anti-pub dans les heures qui viennent", a déclaré Fleur Pellerin, la ministre de l'Economie numérique lors d'une conférence de presse, après s'être entretenue avec Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, la maison mère de Free.

Maxime Lombardini ne s'est pas exprimé à l'issue de cet entretien. La dernière mise à jour de la "Freebox Révolution", disponible depuis jeudi, bloquait par défaut les bannières et autres fenêtres ou liens publicitaires. S'il voulait voir ces publicités, l'internaute devait activer volontairement une option.

Fleur Pellerin a jugé "la façon de procéder" de Free "pas acceptable". "Un acteur ne peut pas remettre en cause de matière unilatérale tout l'écosystème numérique", a-t-elle dit. Elle a évoqué des "conséquences graves" pesant sur le modèle économique des sites internet, sans toutefois être en mesure de donner une évaluation chiffrée de l'impact de l'opération menée par Free, fournisseur d'accès de plus de quatre millions de foyers en France.

"L'incident montre l'actualité du problème du partage de la valeur ajoutée entre fournisseurs d'accès à internet et prestataires de services" a estimé la ministre, constatant que les géants de l'internet ne participent pas à l'effort d'investissement, notamment au déploiement du très haut débit en France, qui devrait coûter environ 25 milliards d'euros. Google n'était pas représenté lors de la réunion à Bercy des éditeurs de contenus et régies publicitaires, qui ont été reçus avant le directeur général d'Iliad.

 

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