Des anciennes employées de l'association Teach for France dénoncent le comportement de Nadia Marik-Descoings et des faits de harcèlement moral | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Justice
Des femmes dénoncent le harcèlement moral dont elles auraient été victimes au sein d'une association liée à l'Institut Montaigne, "Teach for France".
Des femmes dénoncent le harcèlement moral dont elles auraient été victimes au sein d'une association liée à l'Institut Montaigne, "Teach for France".
©JACQUES DEMARTHON / AFP

Plainte

Des anciennes employées de l'association Teach for France dénoncent le comportement de Nadia Marik-Descoings et des faits de harcèlement moral

D'anciennes employées de l'association Teach for France, au sein de laquelle Olivier Duhamel et Laurent Bigorgne occupaient des fonctions importantes, dénoncent le harcèlement moral qu'elles y ont subi pendant plusieurs mois, selon des révélations du Figaro.

Trois femmes dénoncent le harcèlement moral dont elles auraient été victimes au sein d'une association liée à l'Institut Montaigne, "Teach for France". La personne principalement visée serait Nadia Marik-Descoings, veuve de Richard Descoings et ancienne numéro 2 de Sciences Po, d'après des informations du Figaro.
Trois femmes ont témoigné auprès de la rédaction du Figaro. Elles sont les anciennes employées d'une association dont le président était Olivier Duhamel, le vice-président Laurent Bigorgne, et la directrice Nadia Marik-Descoings. 
Les trois femmes dénoncent le harcèlement moral mis en place par Nadia Marik-Descoings, et subi pendant plusieurs mois, ayant abouti à des Interruptions Temporaires de Travail (ITT) conséquentes de respectivement 5, 20 et 30 jours. Une action aux prud'hommes et une plainte pénale sont en cours, d'après Le Figaro. 
"Teach for France" recrute des élèves de grandes écoles puis les forme avant de leur proposer un engagement à durée limitée d'enseignement. 
Nadia Marik-Descoings a pris la direction de la structure, dès 2015. 
Certains membres de l'équipe auraient remonté de nombreux incidents, des crises de colère et des brimades violentes (liés à Nadia Marik-Descoings) et exposé la situation à Laurent Bigorgne, sans être entendus. 
"Elle pouvait vous mettre sur un piédestal, avant de faire de vous son bouc émissaire", évoque Emma, une plaignante, âgée de 21 ans à l'époque.
Le pic de la violence serait intervenu lors d'un séminaire de formation des futurs professeurs de Teach for France, à l'été 2016. Les incidents se seraient multipliés (intimidations, remises en cause devant les jeunes diplômés, injures en public). 
L'une des personnes ciblées a connu des "troubles somatiques impressionnants", selon son témoignage auprès du Figaro (comme des évanouissements, des douleurs). 
Une autre femme est devenue une cible et a vu un document stratégique ayant nécessité plusieurs mois de travail détruit par sa supérieure, sans qu'elle ne l'ait ouvert.
En quelques semaines, les trois femmes partent. L'une quitte l'équipe suite à son épuisement. La seconde femme ayant témoigné entre en arrêt maladie en septembre, pour dix mois. La troisième personne a été écartée lors d'une réunion houleuse présidée par Olivier Duhamel, l'association lui retirant une offre de CDI pourtant promise.
Les trois femmes ont décidé de saisir les prud'hommes le 7 janvier 2017. 
Après une enquête préliminaire, celle-ci est classée pour "infraction insuffisamment caractérisée" en décembre 2018, avant d'être relancée par constitution de partie civile, en février 2019. Une information judiciaire a été lancée à la fin de cette même année. Depuis, les actes de procédures se succèdent. Le 2 mars dernier, la défense a obtenu un nouveau sursis à statuer dans la procédure aux prud'hommes.
Teach for France, rebaptisée Le Choix de l'École, poursuit ses activités mais avec une autre directrice.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !