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Covid-19 : Ben Smith, le patron d'Air France-KLM, évoque un plan de départs volontaires et dévoile les enjeux d’avenir pour le secteur aérien
©PHILIPPE LOPEZ / AFP

Zone de turbulences

Covid-19 : Ben Smith, le patron d'Air France-KLM, évoque un plan de départs volontaires et dévoile les enjeux d’avenir pour le secteur aérien

Dans un entretien aux Echos, le directeur général d'Air France, Ben Smith, a évoqué l'hypothèse d'un plan de départs volontaires. La compagnie est durement touchée par l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le secteur aérien.

Alors que la compagnie aérienne vient d’obtenir une aide de 7 milliards d'euros de la part de la France, un plan de départs volontaires pourrait être envisagé au sein d’Air France. Le gouvernement néerlandais prévoit également de fournir une aide d'urgence de 2 à 4 milliards d'euros à Air-France - KLM. Ces aides massives, sous forme de prêts directs ou bancaires, ne sont pas sans contreparties. La compagnie va en effet devoir continuer son processus de restructuration. Dans un entretien aux Echos, dévoilé ce samedi 25 avril, le directeur général de la compagnie, Ben Smith, évoque l'hypothèse d'un plan de départs volontaires.

Ben Smith ne s'attend pas à un retour à la normale pour la compagnie avant au moins deux ans. Cela dépendra, selon lui, "de la réouverture des frontières, mais aussi du temps qu'il faudra à nos clients pour revenir dans les avions".

Ben Smith a également fait le point sur la restructuration de la compagnie : 

"Les objectifs du plan de transformation, présenté en novembre dernier, ne changent pas. Ce plan a le soutien du gouvernement et les 7 milliards de prêts vont nous permettre de le mener à bien malgré la crise. Nous allons accélérer sa mise en oeuvre dans deux domaines : la rationalisation du réseau domestique, qui a encore généré 200 millions d'euros de pertes l'an dernier, et la restructuration des fonctions support, non opérationnelles. Nous devons faire de cette crise, l'occasion de faire les réformes structurelles que certains de nos concurrents ont déjà réalisées. Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur les 37 très bons accords signés l'an dernier avec les syndicats, qui permettent à Air France de réduire ses coûts sans le faire au détriment de ses salariés".

Le directeur général s’est longuement confié sur la politique de l’emploi et sur les plans qui pourraient être proposés : 

"Nous ferons en sorte que l'impact social soit aussi réduit que possible face à la transformation d'Air France et à la baisse durable de l'activité. Certains personnels d'Air France sont probablement prêts à partir volontairement, si on leur donne la possibilité. La première étape consisterait donc à proposer des plans de départs volontaires. L'étape suivante serait d'offrir à ceux qui resteront dans le groupe, des plans de formation et des possibilités de mutation en rapport avec nos besoins. Tout cela se fera de toute façon en très étroite concertation avec les partenaires sociaux, comme nous le faisons depuis mon arrivée. […] Le gouvernement n'a pas fait de demande spécifique, mais il a clairement souligné que cet effort financier est fait avant tout pour soutenir les salariés d'Air France. Nous sommes une entreprise responsable et nos collaborateurs sont notre principal actif. La dernière chose que nous voulons, c'est perdre cet atout".

Ben Smith s’est montré pessimiste sur l’impact de cette crise sur le secteur aérien mais reste fort heureusement confiant pour l’avenir d’Air France-KLM : 

"Il est certain que beaucoup de compagnies ne résisteront pas à cette crise. Si des opportunités se présentent, pourquoi pas ? Mais notre priorité pour Air France est, avant tout, de consolider notre position sur le marché français, qui offre encore d'importantes possibilités. Grâce au soutien du gouvernement français, cette crise peut être l'occasion d'aligner très rapidement les stratégies des différents acteurs de la filière - ADP, Airbus, les sous-traitants - et de démontrer la capacité de la France à redevenir un véritable champion mondial du transport aérien. C'est notre objectif et notre engagement".

Les Echos

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