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Chômage des jeunes : un jeune sur cinq sans emploi trois ans après avoir quitté l'école
©Reuters

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Chômage des jeunes : un jeune sur cinq sans emploi trois ans après avoir quitté l'école

L'organisme livrant ces résultats n'avait pas enregistré de statistiques aussi alarmantes depuis plus de vingt ans.

D'après le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq), 1 jeune sur 5 demeure sans emploi trois ans après avoir quitté le système éducatif. Le principe de cette étude : suivre le parcours (du combattant) de 700 000 jeunes depuis leur sortie du système scolaire en 2010. L'étude publiée révèle que 22% des 33 000 jeunes personnellement interrogés par le Cereq étaient toujours en quête d'un emploi au cours de l'année 2013 : les statistiques recueillies par l'organisme n'avaient jamais atteint un pourcentage si conséquent depuis 1992. Comparaison édifiante : par rapport à la même étude menée en 2004, les chiffres de la "génération 2010" représentent une hausse de 16 points pour les non-diplômés et de 3 points pour les diplômés du supérieur long.

Toujours en première ligne face à la précarité qui touche leur classe d'âge, les jeunes non-diplômés souffrent d'un taux de chômage tristement inédit de 48 %. Les conclusions de cette étude soulignent l'écart toujours plus grandissant qu'il est possible d'observer en fonction du niveau d'instruction des jeunes interrogés. Au détour de ces statistiques alarmantes, les jeunes titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur "court" (BTS-DUT) font figure de privilégiés : 70% ont pu trouver leur premier emploi en moins de trois mois. Par ailleurs, les ingénieurs et les jeunes doctorants restent les moins touchés par le chômage. Enfin, cette étude écorche un instant certains préjugés bien ancrés dans les mentalités, en observant que les filles de la "génération 2010", souvent plus diplômées, ont mieux appréhendé la crise, avec un taux de chômage inférieur à celui des jeunes hommes (21% contre 23%). L'obtention d'un diplôme reste donc la meilleure digue contre le chômage… pour combien de temps encore? 

Lu sur Le Point

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