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Attentat de Charlie Hebdo : près d’un Français sur cinq n’adhère pas totalement à sa "version officielle"
©Reuters

Complot

Attentat de Charlie Hebdo : près d’un Français sur cinq n’adhère pas totalement à sa "version officielle"

19 % des Français considèrent qu’il subsiste des "zones d’ombre" autour de l'attentat du 7 janvier 2015, selon une enquête de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch.

L'attaque contre le journal Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, a-t-elle été planifiée et réalisée par des terroristes islamistes ? Pour près d'un Français sur cinq, ce n'est pas complètement sûr. Selon une enquête à paraître lundi de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, dont Libération dévoile ce samedi des résultats, 19 % des sondés considèrent encore qu’il subsiste a minima des "zones d’ombre" et que tout ce que les médias ont relaté depuis sur le sujet n’"est pas vraiment certain".

Cette étude (réalisée auprès d’un échantillon de 1 252 personnes, les 19 et 20 décembre 2017) montre aussi que 3 % des Français croient que les attentats du 7 janvier 2015 ont été "une manipulation dans laquelle les services secrets ont joué un rôle déterminant".

Si ces 22% de "dubitationnistes" et de "complotistes" sont nombreux, leur nombre ne progresse pas depuis 2015. Pour Rudy Reichstadt, membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et fondateur du site Conspiracy Watch, cela signifie que la théorie complotiste entourant Charlie Hebdo "a échoué". 

 

 Rudy Reichstadt s'inquiète néanmoins que les thèses remettant en doute la version officielle des attentats de Charlie Hebdo "remportent une adhésion beaucoup plus franche chez eux que chez leurs aînés : 30 % des 18-24 ans y souscrivent, plus généralement 27 % des moins de 35 ans, contre 8 % pour les plus de 65 ans". Cela peut s'expliquer par le fait que "l’époque au cours de laquelle les séniors se sont socialisés leur a permis d’avoir une colonne vertébrale idéologique beaucoup plus forte que les jeunes d’aujourd’hui", et donc d’être moins perméables aux thèses complotistes.

 

Lu dans Libération

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