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Votre enfant pense avoir fait une erreur d'orientation : pas de panique, c'est le début des rentrées décalées
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Il n'est pas trop tard !

Votre enfant pense avoir fait une erreur d'orientation : pas de panique, c'est le début des rentrées décalées

Pour sa deuxième édition, le salon de la rentrée décalée se tiendra le 9 et 10 janvier porte de Versailles. Il présentera les différents établissements qui proposent de commencer une formation accélérée en 4 ou 5 mois afin de ne pas perdre l'année scolaire. Les rentrées décalées répondent à un réel besoin d’orientation ou de réorientation des jeunes.

Clothilde  Hanoteau

Clothilde Hanoteau

Clothilde Hanoteau est responsable du service Coaching Orientation de l’Etudiant.

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Atlantico : En quoi consiste une rentrée scolaire décalée ? A qui s’adresse-t-elle ?

Chlothilde Hanoteau : Ces dernières années, un bon nombre d’écoles ont proposé des rentrées décalées. L’idée se développe de plus en plus. Il s’agit de rentrées qui se déroulent en février ou en mars. Elles ont pour objectifs de proposer des solutions à des jeunes qui font des études qui ne leur conviennent pas, qui ont déjà abandonné, ou qui n’avaient pas encore trouvé leur voie. 

Un bon nombre de jeunes, en première année à l’université, ne s’en sortent pas car ils ne sont pas assez autonomes et manquent d’encadrement. D’autres peuvent s’engager en prépa, mais ne se sentant pas à leur place, ils envisagent directement une entrée en école. Enfin, les rentrées décalées peuvent intéresser les jeunes qui ne se sont pas encore inscrits quelque part et qui se sont occupés de leur orientation trop tard.

Par exemple, beaucoup de jeunes en PACES (Première année communes aux études de santé) arrivent en fin de semestre avec des résultats insatisfaisants. Comme il s’agit d’une année avec concours, certains préfèrent se re-orienter le plus vite possible sans perdre l’année. 

Il y a deux possibilité : prendre le temps de réfléchir pour faire une rentrée en septembre dans une filière qui leur convient vraiment ou avoir déjà une idée de ce que l'on veut faire, et dans ce cas, s'orienter vers une rentrée décalée. 

La rentrée décalée peut-être en cours d’année de la première année. En parallèle, certains établissements proposent une rentrée directement en deuxième année au mois de septembre.

La plupart des établissements qui proposent ces alternatives sont privés. Néanmoins, le principe se développe et aujourd’hui les Universités technologiques ainsi que certaines écoles publiques.

Plus concrètement, les établissement aménagent leur organisation avec des cours accélérés, intensifiés, et des sessions de rattrapages. Généralement, les emplois du temps empiètent sur les vacances.

Quelles peuvent-être les modalités d’accès ?

Cela dépend des établissements. L’entrée peut se faire sur concours, sur dossier ou examen, en bac +1, bac +2 ou bac +3. Les infos sur ces possibilités se retrouvent facilement sur les sites des établissements.

Est-ce un système avantageux pour les étudiants ?

Il faut des solutions pour tout le monde. Il s’agit d’un système intéressant pour ne pas perdre d’année ni de temps, pour les jeunes qui abandonnent leur filière ou qui n’ont pas encore entamé d'études. Pour ce qui est des résultats finaux, il n’y a pas plus de différence dès lors que les étudiants rejoignent la deuxième année en cursus normal. L’intégration ne pose pas de problème.

Quelles difficultés les étudiants peuvent-ils rencontrer ?

Les jeunes doivent être conscients qu’il s’agit de filières exigeantes. En aucun cas ils doivent considérer cela comme une solution de facilité. Il va leur être demandé de se mettre au même niveau que les autres arrivés en septembre, mais en deux fois moins de temps. 

Peut-on trouver des filières qui permettent d’avoir un travail à côté ?

Cela dépend des établissements. De plus en plus d’écoles peuvent aménager les emplois du temps afin de pouvoir cumuler un job étudiant à côté.

Ou peut-on se renseigner ?

La plupart des informations peuvent être trouvées grâce aux moteurs de recherche sur internet. Néanmoins, si un jeune désire un accompagnement plus poussé, il peut aller voir un CIO ou un service d’accompagnement de coaching pour étudiant, qui sont des services payants, mais avec un service sur mesure par étape, personnalisé avec un certain nombre d’outils. Aussi, les SCIO sont les équivalents des CIO pour les études supérieures. Les jeunes ne s’en servent pas assez, pourtant les services pourraient leur être très bénéfiques.

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