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Un Mohawk aide à construire un tipi au camp Oceti Sakowin, en bordure de la réserve Sioux de Standing Rock, le 2 décembre 2016.
Un Mohawk aide à construire un tipi au camp Oceti Sakowin, en bordure de la réserve Sioux de Standing Rock, le 2 décembre 2016.
©SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le pire a été évité

Un comité de vigilance de l’AFP a fait remplacer une petite Indienne par un tipi…

Normal : le peuple de gauche et les Amérindiens auraient pu en être offensés.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il y a au sein de l’AFP un « Comité Genre et Diversité ». Comme dans les anciennes ligues de vertu, il veille aux bonnes mœurs. Rien de ce qui pourrait y contrevenir ne lui échappe.

C’est ainsi que ce comité a été scandalisé par une publication du comité d’entreprise de l’agence. Il s’agissait de faire la promotion d’une colonie de vacances pour les enfants des employés de l’AFP. Au programme : faire vivre les petits comme dans un village de Cheyennes.

Et très vite est apparue l’horreur. On y voyait une petite Indienne coiffée à l’indienne ! Donc avec des tresses on suppose. Le tribunal du peuple (c’est bien le nom qui convient au « Comité Genre et Diversité » ?) a exigé que soit effacé l’objet du délit considérant qu’il constituait une « sexualisation ».

Un.e indien.n.e trans ou bi ça irait non ? Le comité d’entreprise a obtempéré et a remplacé l’image de la petite Indienne par un tipi. Ce qui, à nos yeux, est très insatisfaisant et également « sexualisé ». Car on peut vers un tipi trainer une squaw par ses tresses.

De toute façon tout cela ressort de l’appropriation culturelle. A cet égard, le Comité Genre et Diversité a manqué totalement de vigilance. Pour respecter les normes qu’il a lui-même établies, il aurait dû réclamer que le village indien laisse la place à un petit village gaulois. Mais il paraît que c’est réac et islamophobe : Astérix et Obélix se tapaient des sangliers.

Les inquisiteurs de l’AFP ont également obtenu que le mot « Amérindien » succède au mot « Indien ». Du temps des Peaux Rouges et des cowboys, les Amérindiens – on ne les appelait pas encore comme ça – faisaient, le plus souvent ivres, la danse du scalp.

Ils déterraient en permanence la hache de guerre. Et emplumés, grimés avec des peintures de guerre ils s’en allaient massacrer les Américains qui se ruaient vers l’Ouest. Je m’arrête là ne voulant pas aggraver mon cas. Je tiens en effet à fumer le calumet de la paix avec les membres du Comité Genre et Diversité…

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