Saluons la naissance de la VIe République ! | Atlantico.fr
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Les négociations à l'Assemblée nationale et au Sénat ont un air de IVe république.
Les négociations à l'Assemblée nationale et au Sénat ont un air de IVe république.
©BERTRAND GUAY / AFP

Elle arrive…

Saluons la naissance de la VIe République !

Elle n’en est qu’à ses premiers borborygmes mais elle est là.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La France a connu de nombreuses Républiques. Celles de 1793, de 1848, de 1875, de 1944 et enfin celle de 1958 dont le père fondateur fut le Général De Gaulle. Elles ont vécu, ont prospéré et sont mortes au gré des aléas de l’histoire. Actuellement, nous sommes sous la Ve. Elle se caractérise entre autres par l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel. Un scrutin auquel les Français sont attachés. Mais il a des effets pervers.

Ainsi Macron a été élu par une minorité de Français car la majorité ne voulait pas de Marine Le Pen. Puis sont venues les législatives qui ont corrigé et même effacé en partie les résultats de la présidentielle.

Ainsi la VIe République est en train de voir le jour à l’Assemblée nationale. Avec un petit air de IVe. Arrangements, débauchages, compromis, trahisons : tout y est !

La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, qui n’est pas sotte, a déclaré : « je ne veux pas d’une Assemblée lisse ». Elle a été servie au-delà de ses vœux. Mais c’est Charles de Courson qui a trouvé les mots justes. Il s’y connaît en législatures puisqu’il est le plus ancien député de France. Il a dit : « C’en est fini du Parlement des boeufs ».

Dans les eaux tumultueuses du Palais Bourbon, la très frêle embarcation macroniste s’avance précautionneusement. Et parfois elle chavire. N’ayant pas de majorité absolue, elle cherche des suffrages à droite et même à gauche. Elle navigue à vue, balançant de tribord à bâbord.

Désespérée, il lui arrive de s’arrimer au Palais du Luxembourg. Là-bas, elle quémande les voix des sénateurs de droite. Ils les lui accordent moyennant quelques concessions auxquelles elle consent ne pouvant faire autrement. Les sénateurs se rengorgent, fiers de leur puissance retrouvée. Quand on pense que De Gaulle voulait supprimer le Sénat…

Ainsi meurt la Ve et naît la VIe. Vive la République quand même ! On vous laisse libre de choisir celle que vous préférez.

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