L’histoire de Gemmyo part d’un constat. Avec mon fiancé, on est allé voir deux ou trois bijouteries en juin 2011. Déçus, on s’est dit : "Comment font les gens qui n’ont pas de bijoutiers de famille, ou qui n’ont pas forcément les moyens ?". Premièrement, on trouvait l’expérience intimidante, peu transparente, les prix n’étaient pas affichés. N’y connaissant strictement rien, on n’avait pas pour autant la sensation d’être vraiment conseillés. En se renseignant autour de nous, les gens ressentaient la même chose. Notamment les hommes qui sont complètement perdus lorsqu’ils doivent offrir. Confrontés à une vraie souffrance de la part des consommateurs, ce qu’on appelle un inside-conso en termes marketing, on s’est donné trois mois pour tester le marché, essayer de créer un site Internet et trouver des fournisseurs. On voulait créer une marque de joaillerie, et pas seulement être distributeurs. Pour la joaillerie, les prix sont très élevés, les gens n’ont pas l’habitude d’acheter un bijou en ligne. Il fallait éduquer ce marché qui n’existait pas encore. Aux États-Unis, beaucoup d’entreprises se lançaient sur ce secteur. C’était pour nous une superbe opportunité, le marché avait un potentiel fort et était très naissant encore en France. [LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS] Suivre @atlanticobiz