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France 3 diffuse mercredi soir un documentaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
France 3 diffuse mercredi soir un documentaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
©Reuters

Lui président

Revivez Nicolas Sarkozy "Secrets d'une présidence" : les extraits du documentaire inédit de Franz Olivier Giesbert

Dans un documentaire diffusé mercredi sur France 3, François Fillon, entre autres, revient sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy sans mâcher ses mots.

Un an après la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, France 3 diffuse mercredi soir à 20h35 un documentaire consacré à l'ancien chef de l'Etat. Réalisé par le journaliste Franz-Olivier Giesbert et Laurent Portes, "Secrets d'une présidence" tente de brosser un portrait de Nicolas Sarkozy en interrogeant ses anciens ministres et conseillers, mais aussi des figures politiques engagées de longue date à ses côtés. A travers ces témoignages se dessinent les contours de la personnalité de l'ancien président, mais aussi ses qualités et ses failles.

"Différence d’approche irréconciliable"

"Différence d'approche irréconciliable." C'est par cette formule que François Fillon analyse son désaccord avec l'ancien président au sujet du Front national. "Sarkozy pense que le FN est à combattre parce qu’il affaiblit la droite et peut nous faire perdre. Moi, parce que le FN est en dehors des limites du pacte républicain tel que je le considère", explique l'ancien Premier ministre.

Déchéance de la nationalité : "une débilité"

Pour Rama Yade, "la déchéance de la nationalité signifiait introduire la notion d'une double citoyenneté". "Les Français appartenant au 'canal historique' seraient sûrs de le rester. Et une autre catégorie à laquelle j'appartenais désormais était composée de Français précaires", explique l'ancienne secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de homme. Et Alain Minc d'enfoncer le clou : ce proche de Nicolas Sarkozy estime que cette notion de Français d'origine étrangère était "une débilité".

"J'ai raison puisque je suis président de la République"

Patrick Devedjian revient sur une dispute entre lui et Nicolas Sarkozy pendant un Conseil des ministres. "Tout le monde était sous la table", se souvient l'ancien ministre chargé de la Mise en œuvre du plan de relance. "Ça montait et peu... A la fin il a dit : 'J'ai forcément raison puisque je suis président de la République'".

Roselyne Bachelot raconte que Nicolas Sarkozy avait coutume de dire : "Si je ne fais pas tout moi-même, rien ne se fait". "C'était particulièrement sympathique pour ceux qui se défonçaient", commente l’ancienne ministre de la Santé. 

Les colères présidentielles

"Il était parfois en colère. Mais à chaque fois, il avait de bonnes raisons de l'être"raconte son ancien conseiller Henri Guaino, qui revient sur les relations parfois orageuses de Nicolas Sarkozy avec ses collaborateurs.

Nicolas Sarkozy, l’envoûteur 

"Il n'aimait pas foncièrement les gens, il t’envoûtait", raconte Bernard Debré à propos de Nicolas Sarkozy. "Il te disait ce que tu avais envie qu'il te dise. Et quand tu quittais la pièce, tu savais qu'il disait : 'Mais quel connard ce type'."

"Toute sa vie, il s'est contenu dans ses rapports avec les tiers, parce qu'il avait pour objectif de devenir président de la République, explique Patrick Devedjian.Et que ce n'était pas facile compte tenu de son tempérament. Une fois arrivé à son objectif, je crois qu'il s'est un peu lâché..."

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