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Nicolas Sarkozy est désormais officiellement candidat à l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy est désormais officiellement candidat à l'élection présidentielle.
©Reuters

Rebelote ?

A quoi ressemblerait un second quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

Éternel candidat de la rupture, le président de la République se pose en candidat anti-système afin d'être réélu. Les éditorialistes Audrey Pulvar, Guillaume Roquette, Jean-François Kahn, Jean-Luc Mano et Ruth Elkrief envisagent son avenir.

Audrey  Pulvar - Guillaume Roquette - Jean-François Kahn - Jean-Luc Mano - Ruth Elkrief

Audrey Pulvar - Guillaume Roquette - Jean-François Kahn - Jean-Luc Mano - Ruth Elkrief

Audrey Pulvar est journaliste et chroniqueuse pour l'émission On n'est pas couché sur France 2. Elle présente également la tranche 6 h - 7 h de France Inter depuis septembre 2010.

Guillaume Roquette est journaliste. Il est Directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Valeurs actuelles. Il intervient régulièrement sur la chaine d'information LCI.

Jean-François Kahn est journaliste et essayiste. Il est également le créateur de l'hebdomadaire Marianne, dont il fut directeur jusqu'en 2007.

Jean-Luc Mano est journaliste et conseiller en communication. Il participe régulièrement à des débats en tant que chroniqueur politique, notamment sur RTL dans l'émission On refait le monde.

Ruth Elkrief est journaliste. Elle anime la tranche de 19h - 20 h pour une émission de débats sur la chaine d'information en continu BFMTV.

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Atlantico : Nicolas Sarkozy est désormais officiellement candidat à l'élection présidentielle. S'il était réélu, à quoi pourrait ressembler son second quinquennat ?

Audrey Pulvar : Son second quinquennat pourrait être celui de la concrétisation de beaucoup de réformes qui n’ont pas abouti durant le premier. Sachant évidemment qu’il n’y aura pas la pression d’un nouveau mandat à conquérir, puisque Nicolas Sarkozy lui-même - et je pense que c’est une excellente mesure - a limité le nombre de mandats à deux maximum.

Reste que s’il était élu, ce serait une réelle surprise par rapport à ce que laissent aujourd'hui entendre les sondages. Je fais toutefois partie de ceux qui pensent qu’il a encore toutes ses chances.

Guillaume Roquette : C’est difficile à dire, puisque tout dépend de la majorité à l’Assemblée nationale dont pourra jouir Nicolas Sarkozy, sachant que cela impactera directement la politique menée et le choix du Premier ministre.

Un deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy serait à mon sens plus lisible et cohérent que ne l’a été le premier. En effet, son programme de 2007 était à multiples entrées. Par exemple, en économie, Nicolas Sarkozy était à la fois dans une logique de croissance et de pouvoir d’achat, tout en promettant la libéralisation du marché du travail sur la question des 35 heures. En matière politique, il était à la fois proche des idées de Jean Jaurès et pour la création d’un ministère de l’Identité nationale. Ce grand écart s’est d’ailleurs retrouvé plus tard dans la composition du gouvernement, avec notamment l’arrivée de personnalités comme Bernard Kouchner au sein du gouvernement.

Son programme de 2012 est au contraire beaucoup moins ambivalent. Sur le plan économique, il est clairement porté sur la rigueur. Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à annoncer une hausse de la TVA trois mois avant une élection ; une mesure très impopulaire. De la même façon, il a annoncé un assouplissement du droit du travail, qui est aussi quelque chose de nouveau.

Les annonces faites ont l’air d’être clairement libérales, et portées sur la rigueur. Sur les sujets de société, Nicolas Sarkozy donne également le sentiment d’assumer très clairement une politique de droite, comme sur les thématiques de l’immigration, le refus du mariage homosexuel ou de l’euthanasie. Il se trouve ainsi encore une fois en opposition à 2007, où il annonçait le contrat de l’union civile pour les homosexuels.

Jean-François Kahn : Je crois que Nicolas Sarkozy veut se présenter comme le candidat du peuple et de l’antisystème, contre François Hollande, le candidat du système et des élites. S’il réussit, cela vaut les prestidigitateurs de cirque qui transforment un lapin blanc en panthère noire.


Jean-Luc Mano : Un second mandat serait  dicté par la situation économique et internationale du pays. Nous sommes aujourd'hui dans une "situation de guerre", et la question fondamentale portera nécessairement autour de l’effort de guerre. Nicolas Sarkozy, s’il est réélu, ne pourra pas l'ignorer, mais devra tenir compte de l'avis du peuple français. L’exemple grec montre qu’il y a des seuils de tolérance, et si le peuple n’est pas convaincu, il ne fera pas que subir, mais interviendra dans le mandat présidentiel.

Enfin, ce mandat sera incontestablement un mandat européen, sachant que nous sommes à la veille d’une révolution au sein des institutions de l'Union. Il faudra donc établir une nouvelle gouvernance européenne. Tous les présidents ont envie de laisser une trace sur le plan international, j’imagine donc que Nicolas Sarkozy ne ménagera pas ses efforts de ce côté là.

Ruth Elkrief : Sur les retraites, il considère qu’il n’est pas allé assez loin. Sur la TVA sociale, il a beaucoup tergiversé, et se lance finalement. Sur les questions sociétales, on ne sait jamais où il se situe réellement. Il a dit tout et son contraire dans certains cas : sur le mariage gay, il était pour l’union civile et maintenant il s'y oppose. Il était pour les quotas d’immigration, la discrimination positive, alors que maintenant il a un discours très dur à l'encontre des étrangers. La réforme sur le droit à la formation est ironique, dans la mesure où c’est une des choses dont il a souvent parlée, sans jamais la mettre en pratique. 

Tout cela fait partie des grands paris qu’il est en train de prendre. Dans tous les cas, entre le Nicolas Sarkozy du début de quinquennat en 2007 et celui du Figaro magazine d'aujourd'hui, il y a eu une nette évolution.

Nicolas Sarkozy plébiscite le référendum pour son second mandat et se pose en candidat antisystème, alors qu'il a été au pouvoir pendant cinq ans. Peut-il réussir à nouveau à apparaître comme le candidat de la rupture ?

Audrey Pulvar :Nicolas Sarkozy incarne le système depuis le début de sa carrière politique. Ce qui avait marché en 2007, c’était non pas la rupture mais la transgression permanente, avec son propre camp et avec les idées majoritaires. Il avait créé un choc de valeurs, presqu’un choc philosophique. Dire aux gens que la délinquance pouvait être détectée quasiment génétiquement, ou prendre son camp à rebrousse-poil sur des thèmes beaucoup plus à gauche, c’était une stratégie... 

Guillaume Roquette : Nicolas Sarkozy apparaît presque comme candidat contre lui-même. C’est toujours la même règle, il est le président sortant et risque donc de ne pas être réélu. Il est capable d’être suffisamment inventif et créatif dans ses propositions pour que son bilan passe au second plan, mais rien n’assure que les électeurs entendent encore la parole sarkozyste. Ce qui est certain, c’est que la déception vis à vis de Nicolas Sarkozy tient de l’ordre du dépit amoureux. Autrement dit, il y a eu un espoir excessif, jusqu’au sein de la droite, notamment quant au souffle qu’il avait réussi à incarner.

Jean-François Kahn : Être le candidat du CAC 40, du Medef, de Bouygues, de Dassault, de Bolloré, de Lagardère, du CRIF, de l’Arabie Saoudite, d’Angela Merkel et d’Alain Minc, et se présenter comme le candidat antisystème serait la plus grande mystification de l’histoire depuis Attila…

Nicolas Sarkozy avait joué sur la rupture avec le chiraquisme en 2007, il a réussi ce tour de force en étant lui-même un ministre du gouvernement Chirac ! Il va essayer aujourd’hui de rompre avec lui-mêmeIl va reconnaitre des erreurs et faire un livre en disant qu’il a mûri et qu’il n’est plus le même. Mais cela, il l’a déjà fait à quatre reprises… De plus, que diront ceux qui l’ont soutenu s’il reconnaît qu'il a eu tort ? Ils seront tout simplement ridicules. En allant trop loin dans la rupture avec lui-même, il pourrait ridiculiser tout son entourage, et crédibiliser ceux qui ont eu le courage et la lucidité de s’opposer à lui.


Jean-Luc Mano : Selon moi, deux lectures de la proposition référendaire peuvent être opérées.

Premièrement, une lecture anti-élite, voire populiste. Cela serait, je crois, une voie dangereuse. La question n’est pas d’être contre les élites, elle est de faire comprendre à ces élites que le peuple existe. Toute nation a besoin d’élites. Bertolt Brecht disait : « Si le peuple n’est pas d’accord, il n’y a qu’à changer le peuple ! » Cela ne marche pas comme ça...

Deuxièmement, une lecture plus gaulliste, plus en phase avec la démocratie directe. Malgré tout, par définition, interroger le peuple n’est pas un crime. On ne peut pas dire que les initiatives populaires sont formidables partout dans le monde, et les désapprouver quand cela se passe chez nous.



Ruth Elkrief : La rupture a duré assez peu de temps. Elle ne s'est en définitive résumée qu'au discours de la conquête. Dans le fond, il a fait entrer des chiraquiens, et a même été sous leur influence : ils étaient à des postes clés. Il a conduit des réformes sans aller jusqu’au bout de ces dernières. Il a eu peur de braquer la société française. Par conséquent, sous ses dehors de rupture, sur de nombreux plans, il a été beaucoup plus chiraquien qu’on ne le dit et qu’il ne le pense.

 Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a souvent voulu comparer sa campagne à celle de François Mitterrand en 1988, mais la comparaison ne tient pas. On pourrait penser à celle de 1981 de Valéry Giscard d’Estaing, mais là encore, on trouve finalement peu de similitudes. La seule campagne avec laquelle on peut comparer celle menée aujourd'hui par Nicolas Sarkozy est en fait celle du second mandat de George W. Bush : il était très décrié, mais a finalement reconquis l’Amérique sur des thèmes très à droite.

Après avoir œuvré lors de la campagne présidentielle 2007, Emmanuelle Mignon et Patrick Buisson vont désormais s'atteler à la conception du programme 2012 de Nicolas Sarkozy. Qui sont-ils et quelle stratégie politique vont-ils mettre en oeuvre ?

Audrey Pulvar :Le simple fait qu'Emmanuelle Mignon et Patrick Buisson soient les plumes du programme 2012 de Nicolas Sarkozy assure très clairement d'une droitisation du président sortant. Mais rappelez-vous la campagne de 2007, elle était déjà très à droite, malgré les digressions sociales. Donc rien de nouveau sous le soleil.

Cette droitisation s'est d'ailleurs mise en route dès la première minute du quinquennat. Inutile de blâmer l'arrivée de Claude Guéant au ministère de l’Intérieur pour cela. La création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, la présence de Brice Hortefeux puis d’Eric Besson, etc. Du début à la fin du quinquennat, cela a été très cohérent, et Nicolas Sarkozy n'a fait que suivre sa ligne politique.

Guillaume Roquette : Patrick Buisson est l’homme de 2005, celui qui avait anticipé le « NON » au référendum européen. C’est lui qui a le premier théorisé cette idée selon laquelle le clivage droite / gauche était moins capital que le clivage peuple / élite, et qu’il fallait donc faire campagne en se préoccupant du peuple, avant de penser à l’échiquier politique. C’est un pur politique, l’économique l’intéresse moins.

L’idée du projet de référendum pour le second mandat de Nicolas Sarkozy ne lui est certainement pas étrangère, rapport notamment à la nécessité de rendre la parole à l’électorat français.

Emmanuelle Mignon, elle, sera sur un registre économique pure et dure, en faveur de la libéralisation de l’économie. Elle est donc plus la « boîte à idée » que la stratège politique.

C’est d’après cette dichotomie que risque de s’établir le partage des tâches, et qu’émergeront des surprises, puisque Nicolas Sarkozy est condamné à surprendre. Du côté d’Henri Guaino, on peut espérer une forme de complémentarité avec Patrick Buisson, puisqu’eux deux mettent en avant la nation avant toute chose.

Jean-Luc Mano : Un candidat de droite (et même de gauche) ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas 20% d’électeurs qui s’interrogeaient sur la possibilité de voter pour le Front national. Nous sommes face à un problème politique qu’il faut traiter. D'après moi, ce problème peut être abordé de trois manières :

  • Celle qui consiste à dire que ces électeurs-là sont des « cons » et qu’il faut d'office les « éliminer ». C’est ce que l’on appelle la logique du cordon sanitaire (pour éviter que cette partie de la population ne vienne « polluer »), mais cela n’a jamais fonctionné.
  • Une deuxième stratégie à s'approprier leur discours. Elle est exécrable, car ce qu’ils disent est exécrable.
  • La troisième stratégie est de prendre en considération le fond de leurs préoccupations, et de leur apporter des solutions. Je crois que c’est la stratégie qu’a adoptée Nicolas Sarkozy. Le fait de prendre en considération l’exaspération, y compris les errements d’un certain nombre de Français, n’est pas une logique qui relève du crime politique contre la démocratie.

Il y a plus d'une semaine, Nicolas Sarkozy déclarait au Figaro Magazine qu’il était contre le mariage homosexuel. La majorité annonce par la suite l’exclusion de Christian Vanneste qui s'en prend aux homosexuels. C’est une manière de dire que l’on peut défendre des valeurs traditionnelles en désaccord avec des valeurs d’extrême droite. 

Ruth Elkrief : Jusqu’en 2007, c’était assez tabou de parler des valeurs traditionnelles, familiales. La droite française avec Jacques Chirac avait envie de se présenter sous des aspirations socio-démocrates, voire centristes, notamment pour ne pas avoir l’air réactionnaire. Nicolas Sarkozy avec ses conseillers assume l’idée que la droite peut être ultra-conservatrice. Il y a le sentiment qu’en période de crise on est en recherche d'un certain nombre de valeurs, qu'on souffre d'une perte de repères avec lesquels il faut renouer. La gauche fait un autre pari, qui est que la demande est d’abord sociale, une demande d’égalité, de lutte contre le chômage, mais certainement pas de valeurs traditionnelles.

Il est difficile d'imaginer Nicolas Sarkozy réussir à joindre de nouveau les deux axes opposés de sa campagne : l’axe purement économique, un peu moderniste (avec réduction des dépenses, poursuite du modèle économique allemand, lutte contre la mondialisation), et le discours des valeurs familiales, de la protection contre l’immigration… En 2007, Nicolas Sarkozy avait réussi à batailler sur les deux fronts en même temps, et c'est en cela qu'il était fort.  Il bousculait ainsi les lignes politiques traditionnelles. Aujourd’hui, il est donc vraisemblable qu'il trouve le moyen de jouer la même martingale.


Quels pourraient être les nouveaux visages susceptibles d'incarner la politique menée par Nicolas Sarkozy lors de ce second mandat ?

Audrey Pulvar :Nicolas Sarkozy va continuer de jouer sur la diversité ou sur la féminisation. Là aussi la rupture n’a pas eu lieu. Au début du quinquennat, on nous avait promis un gouvernement resserré, et paritaire.

Aujourd’hui, après dix ou douze remaniements, on est en présence d'un gouvernement pléthorique et pas du tout paritaire. Je m’étonne que Nicolas Sarkozy ait laissé faire en ce qui concerne les investitures de l’UMP, que par exemple à Paris, il n’y ait aucune femme investie, et que globalement sur l’ensemble du territoire, les femmes soient très peu nombreuses.

Jean-François Kahn : Je ne peux pas dire qui pourraient être les symboles du second quinquennat du président. Ce qui est certain, c'est que les éventuels symboles d’un second quinquennat de Nicolas Sarkozy vont réfléchir à deux fois avant de s’engager. C’est une histoire à disparaître politiquement, à être définitivement mis sur la touche par les futurs leaders de l'UMP.


Guillaume Roquette :
Je pense que le fait d’avoir nommé Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) est une information politiquement intéressante, dans la mesure où cela prouve que Nicolas Sarkozy ne se laissera pas enfermé par ses conseillers. Il aurait d’ailleurs pu lui préférer Nadine Morano en vue d’une campagne populaire, voire populiste. Mais il n’en est rien. Il ne se laissera donc pas caricaturer, et le choix de NKM, intellectuelle surdiplômée, élue de profil presque « bobo », démontre finalement l’existence d’un casting de campagne équilibré.

Sur la question des « premiers ministrables », évidemment le choix d’Alain Juppé pourrait paraître censé. C’est un homme très populaire auprès de l’électorat de droite, mais qui reste modéré, rigoureux en économie, et presque centriste sur les sujets de société. C’est encore une façon pour Nicolas Sarkozy de ne pas s’enfermer dans un positionnement trop à droite. C’est un « premier ministrable » potentiel. Reste à savoir si des promesses lui ont été faites.


Jean-Luc Mano :Concernant le Premier ministre, j’espère qu’il n’a pas encore fait son choix. Si tel n’était pas le cas, cela serait uniquement un choix de cœur. Le choix du Premier ministre, dans une élection aussi ouverte, dépend de la nature du rassemblement au second tour (c’est d’ailleurs ce que dit François Hollande). Il ne peut pas y avoir de choix de raison avant de répondre à cette question : « Quelle majorité politique et sociologique se crée au deuxième tour ? » La majorité d’alternance de 1981, c’est une majorité purement de gauche, nous avons donc eu Pierre Mauroy, symbolisant l'alliance des socialistes avec les communistes. En 1988, c’est la France unie, un élargissement, et c’est Michel Rocard qui l’incarnait.


Ruth Elkrief : Ce qui est sûr, c’est que Nicolas Sarkozy est assez remonté contre les membres de la majorité. Il trouve qu’ils sont las, cois, ne savent pas se battre, qu’ils se laissent impressionner par les sondages, et même par les primaires socialistes. Il a d'ailleurs beaucoup regretté de ne pas avoir réussi à produire tout au long de son quinquennat des sarkozystes pur jus, et table donc sur une nouvelle génération. 

Il a d'ores et déjà promu autour de lui quelques jeunes : Salima Saa, Franck Riester ou Arnaud Danjean. Mais ceux qui ont travaillé sur la campagne de la façon la plus efficace sont Guillaume Peltier, Patrick Buisson et Henri Guaino. Son équipe de choc.

Concernant un potentiel Premier ministre, il a beaucoup été question d'Alain Juppé, mais ce qui frappe, c’est qu’il n’a pas l’air très à l’aise avec les axes de campagne de Nicolas Sarkozy (à droite de la droite). Je ne suis donc pas sûre qu'il puisse tenir jusqu'au dénouement de la campagne, d’autant plus que Patrick Buisson et Alain Juppé ne vont pas très bien ensemble.


Propos recueillis par Franck Michel et Jean-Benoît Raynaud

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