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La sécurité est notamment l'un des domaines où la droite pourrait s'exprimer plus ouvertement.
La sécurité est notamment l'un des domaines où la droite pourrait s'exprimer plus ouvertement.
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Tout un programme

La droite, prise de court dans l’après Charlie Hebdo : ces idées spécifiques qu’elle pourrait pourtant apporter au débat

Au-delà de "l'unité nationale" qui a prévalu suite à l'attentat contre Charlie Hebdo, la droite est apparue peu pourvoyeuse d'idées dans le débat qui s'est engagé depuis sur les "valeurs républicaines" ou la laïcité.

Alain-Gérard Slama

Alain-Gérard Slama

Alain-Gérard Slama est un essayiste, journaliste et historien de droite français. Il collabore également aux revues suivantes : Vingtième siècle, L'Histoire, Politique internationale, Droits, Pouvoirs, Le Débat.

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Roland Hureaux

Roland Hureaux

Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.

Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes ainsi que de L'actualité du Gaullisme, Les hauteurs béantes de l'Europe, Les nouveaux féodaux, Gnose et gnostiques des origines à nos jours.

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Atlantico : En quoi l'OPA de la gauche sur les valeurs républicaines et plus largement ses prises de positions depuis le drame Charlie Hebdo posent-ils problème à une droite quasi inaudible ? 

Roland Hureaux : La droite classique, les questions économiques mises de côté, est aujourd'hui un mixte de deux sensibilités : ce qu'il  est convenu d'appeler les "valeurs républicaines", liberté, particulièrement d'expression, laïcité,  un certain libéralisme sociétal  ( débordé par La Manif pour tous)  et de ce que nous appellerons les "valeurs identitaires" : volonté de contrôler l'immigration, de réprimer la délinquance, hostilité à l' islamisation. Mais sur aucun de ces deux registres, elle n'est  en "pole position".  Son laïcisme est tempéré par rapport à celui de la gauche; son sens identitaire est tempéré par rapport à celui du Front national.

On peut dire même que le succès considérable de la manifestation du 11 janvier  est lié à la conjonction de ces deux sensibilités, au sens astrologique  du terme : des électeurs du FN  hostiles l'islamisme, des gens de gauche voulant défendre la liberté d'expression  et entre les deux sans doute aussi des  électeurs de l'UMP. Conjonction durable ? Il est difficile de le dire.  

Toujours est-il que   les crises poussent aux extrêmes  et que celle  que  nous  avons vécu  , à la suite des attentats de Charlie Hebdo et de l'épicerie casher de la porte de Vincennes  a grandement favorisé  le gouvernement  socialiste, qui   tenait  il est vrai  les leviers tant de la police que de la communication . Par là,  l'UMP s'est trouvée  marginalisée et , en politique, ce n'est jamais bon.   Même si le Front national a été lui aussi  embarrassé pour manœuvrer, il. est difficile de dire qu'il y  a perdu ( ses  partisans pourront  clamer :  "on vous l'avait bien dit ! ") , mais il n'a pas  non plus gagné.

Ceci dit, Nicolas Sarkozy n'était pas obligé de faire un éloge dithyrambique de la manière dont François Hollande a géré la crise. 

Chateaubriand disait que l'opposition doit être absolue.  François Mitterrand l'avait  compris : a t-il une seule fois et sur un seul sujet reconnu les mérites du général de Gaulle ? L'UMP pouvait rappeler qu'il  n' y  avait pas eu d' attentat durant le précédent quinquennat, critiquer  le fait que l'on n' ait pas détecté le projet criminel en amont  et aussi  dénoncer la récupération politique de grande ampleur à laquelle a procédé à cette occasion le gouvernement socialiste.  

Sur quelles thématiques la droite gagnerait-elle malgré tout à se positionner ? Sur quels marqueurs de droite pourrait-elle construire sa vision

Alain-Gérard Slama : La droite a pour vocation première d’être la gardienne des institutions. C’est une force conservatrice, en ce sens qu’elle veille, sur tous les plans, politique, économique et social, au respect des principes, des valeurs et des règles qui protègent les citoyens contre l’idéologie, l’insécurité et l’arbitraire. C’est, aujourd’hui, comme hier, ce qui la distingue de la gauche. Même si la gauche semble accepter désormais de respecter mieux les contraintes budgétaires imposées par la crise, et même si elle redécouvre l’entreprise, il n’en reste pas moins qu’elle demeure socialiste, au sens où elle privilégie la distribution et considère que l’égalité est la condition de la liberté – là où la croire juge que la liberté est la condition de l’égalité.

En matière de sécurité. La droite s’impose d’autant mieux qu’elle est garante des libertés publiques. Elle doit, pour raison, résister, notamment dans la période que nous traversons, à la tentation d’aller trop loin dans les restrictions apportées aux libertés publiques pour des raisons sécuritaires. La droite est garante du droit dans toute sa rigueur. Je m’inquiète à cet égard du fait que l’on parle de guerre, car il y a dans ce mot une espèce de légitimation a priori du recours à la violence au niveau international. Dans la lutte contre le terrorisme, la droite doit utiliser tous les moyens qu’offre le droit et ne pas se laisse aller à l’émotivité en entrant dans une logique de guerre contre des ennemis invisibles qui ne sont pas territorialisés. Pour lutter contre le terrorisme, nous disposons d’un arsenal juridique suffisant. Ce qui manque, ce sont les moyens, en personnels et en matériel et, plutôt que d’allonger notre dispositif pénal et de faire voter un "patriot act" à la française, c’est à l’application sans faiblesse des lois existantes que la droite doit veiller. Chacun sait que le but de tous les terrorismes, déjà théorisé par le marxisme-lélinisme, est de pousser les démocraties à la faute, en incitant celles-ci à violer, pour les combattre, les libertés publiques et les principes généraux du droit sur lesquels repose leur légitimité. "La politique", disait lénine, renversant la formule de Clausewitz, "est la guerre poursuivie par d’autres moyens".

En matière de liberté d’expression : Dans ce domaine aussi, la droite doit réaffirmer son principe : la liberté se définit sous quelque forme que ce soit dans les limites où elle n’entrave pas la liberté d’autrui. Elle doit réaffirmer que l’abus de la liberté d’expression, qui est le propre de la caricature, n’est possible que dans une société de confiance telle que la nôtre. Une société dans laquelle on sait que la plaisanterie, pour parler comme Kundera, est un jeu, qui n’a de sens que dans la mesure précisément où il ne se prend pas au sérieux, et ne saurait par conséquent être confondu avec l’intention d’injurier. A cet égard, il n’y a rien de commun entre les blagues de Charlie Hebdo, si lourdes soient elles, et le discours délibérément provocateur de Dieudonné. Mais il n’est pas douteux que le fait de reprendre bruyamment les blagues de Charlie Hebdo dans un contexte de conflit ouvert avec l’islamisme radical donne un ton beaucoup moins ludique à la plaisanterie. Je n’en conclus pas que Charlie Hebdo doive renoncer à sa liberté d’expression. Mais dans la reprise de ses thèmes, les médias doivent se montrer beaucoup plus prudent. C’est une affaire de civisme, de responsabilité dans l’exercice de la liberté.

En matière d’école : La droite doit réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines, et en tête au modèle français de laïcité. C’est un sujet difficile, qui suppose que l’individu soit considéré à l’école comme un sujet de raison, et invité, pour éviter les conflits passionnels inéluctables entre les croyances, à laisser, pour ainsi dire, sa foi au vestiaire. J’ai fait pour le Conseil économique, social et environnemental en mars 2009 un rapport sur l’éducation civique à l’école dans lequel je développais l’idée que le civisme s’apprend dès le plus jeune âge. Dans les premières années d’apprentissage, les notions de responsabilité de l’enfant  par rapport à ses actes, le principe d’égalité de chacun devant la règle, le respect de la différence des sexes, etc. peuvent être inculquées de façon concrète et quotidienne avec beaucoup moins de difficulté qu’à la fin des années de collège, où, faute, le plus souvent, d’un soutien familal suffisant, les mauvaises habitudes son acquises.  

En matière d’emploi : Parmi les principes dont la droite se consitue la gardienne, figure l’idée, libérale par excellence, selon laquelle la politique n’a pas à se mêler de tout, notamment des questions économiques. La droite peut prendre au mot le président de la République, et exiger la mise en œuvre d’un vrai "choc de simplification", indispensable pour que les entreprises aient les moyens de se développer et la liberté d’innover. Sur le terrain social, il est devenu beaucoup moins paradoxal que naguère que la droite trouve un terrain de dialogue avec les syndicats supérieur à la gauche. On sait que le dialogue social est devenu un des thèmes chers au Medef depuis la présidence de Laurence Parisot. De même, la droite doit pouvoir mener enfin à bien la réforme de la formation professionnelle, que les syndicats de gauche freinent depuis 20 ans.

De manière générale, la droite ne doit pas avoir peur de lancer des défis au pouvoir actuel, en obligeant celui-ci à la concertation avec l’opposition. Elle doit mobiliser les élus nationaux et locaux pour faire aboutir l’indispensable réforme l’Etat, limiter le nombre des agents publics là où c’est possible, et lancer de grands projets. Elle doit faire en sorte que les propositions faites par des rapports parlementaires soient enfin appliquées. Elle doit pousser la gauche à écouter les recommandations de la Cour des Comptes, plutôt que de continuer à gouverner comme si elle n’existait pas. Bref, plutôt que de se laisser entraîner à une surenchère sur sa propre droite par l’apparente conversion droitière de la politique économique et sociale de la gauche, qui semble s’être convertie au réalisme – avec, par exemple, la loi Macron, qui est un pas dans son sens - qu’elle ne craigne pas, tout au contraire, de prendre la gauche au mot en forçant celle-ci à appliquer ce qu’elle promet ! Et surtout, qu’elle se garde, pour se démarquer de la gauche, de reprendre au Front national, avec ses thèmes sécuritaires, de fausses solutions nationalistes comme la préférence nationale en matière d’emploi. En pareil cas, les emplois les plus précaires, dont les Français "de souche" ne veulent plus, ne pourraient plus être pourvus, ou seraient occupés par une main d’oeuvre dont la surqualification augmenterait le coût du travail. Enfin, la politique souhaitable de maîtrise et de contrôle de l’immigration ne passe pas par l’annulation de l’espace Schengen, qui signerait la mort du développement européen, mais bien plutôt par son renforcement.

Roland Hureaux : Pour ce qui est des suites de l'attentat , il faut laisser les choses se décanter . Ne pouvant pas faire de surenchère ni sur le Parti socialiste,  ni sur le Front national sur ce terrain, je pense que la  droite a intérêt à changer de terrain.

Or son apathie est antérieure aux événements de la rue Richard-Lenoir. Les réformes menées par la gauche sont inutiles, mal conçues voire absurdes et impopulaires. Or la droite a laissé passer sans  vraiment la  combattre la  réforme territoriale, se contentant de demander 15 régions au lieu de 13  ; elle n'a pas du tout perçu à quel point l'absence, désormais ,d'une seule capitale  régionale entre la Loire, le Rhône ,  la Garonne et l'Atlantique représente un abandon de tout un pan du territoire français. On laisse quelques uns  comme Mariton, qui avait été pourtant   courageux sur la loi Taubira,  dire en public qu'il votera peut-être la loi Macron,  simplement parce qu'on  dit que c'est   une loi libérale.

Sur tous ces sujets, il était d'autant plus facile de  s'opposer que le gouvernement était à la fin de l'année dernière  très impopulaire. S'il ne l'était pas, comme au temps de l''état de grâce",  les critiques sont moins audibles. Mais quand il l'est,  toute critique est bienvenue :  si vous râlez sur un sujet, tous ceux qui sont mécontents, même  pour d'autres raisons, réagissent positivement, comme les cordes d'un piano.

Il y a plus grave: le démantèlement d'Alstom, la vente à Général Electric au rabais de ses meilleurs actifs, signée par Macron au tout début de l'année, n'a suscité aucune réaction.

Et nous ne parlons pas  du désastre de la  politique familiale de la gauche ( au moment où notre natalité aborde un mouvement descendant,  ou encore de la politique éducative ( la suppression des notes !!).

Il semble qu'on soit persuadé à l'UMP que la seule chose qui importe c'est de se trouver au second tour en 1997 face au Front national et qu'alors il ne sera nécessaire ni d'être intelligent, ni  d'avoir travaillé ni même d'voir un vrai programme pour gagner. Lourde erreur:  que l'UMP  soit au second tour n'est pas encore acquis.

Mais  si la droite  s' oppose   si mollement , c'est  aussi  qu'une large partie de ses membres   fonctionne  sur  ces sujets,  sur  le même logiciel , soi-disant libéral,  que les dirigeants socialistes. Un logiciel, déjà vieux de plusieurs décennies , à base de réformes de structures mal conçues  et, qui,  si on cherche bien,  se trouvent  à l'origine d'une partie du  mécontentement des Français.

Ce logiciel, on en connait les principes, en partie  inspirés de Bruxelles: il faut faire des regroupements de ceci et de cela pour atteindre la "taille européenne",  faire des économies et  gagner en efficacité . Or ces regroupements ne rapportent jamais rien;  au contraire, ils mettent la pagaille  : il se peut ainsi  que   la réforme du renseignement intérieur qui a eu lieu sous le précédent quinquennat,  le regroupement de la DST  et des Renseignements  généraux, mal vécue des deux côtés,   soit à  l'origine des  failles qui ont permis aux auteurs de l'attentat de Charlie de passer au travers  des mailles du filet . On dit aussi qu' il faut mettre fin au corporatisme français en cassant les corps d'Erat (police et gendarmerie), en cassant les profession réglementées, bref en cassant tout ce qui marche bien.

Je pense pour ma part que ce prétendu corporatisme tant vilipendé a été et est encore une force et non une faiblesse, à la seule exception d'Inspection des Fiances, la plus forte de toutes ces corporations mais la seule qu' on ne remet pas en cause, puisque M. Macron  en vient :  c'est pourtant  elle qui est à  l'origine de la plupart des   réformes foireuses que j'évoque  et d'erreurs économiques encore plus graves.

Entendons nous: si je pensais un seule instant que la réforme régionale  ou que  la loi Macron pourraient faire faire des économies au secteur public, je les accepterais. mais pour des raisons qui seraient à  développer, c 'est exactement le contraire qu'il faut craindre. Ce que Hayek appelle "la loi des effets contraires aux buts poursuivis". 

Ainsi quelle naïveté affligeante que  de dire : deux fois moins de régions deux fois moins de frais de structures: vous errez, c'est le contraire qui va arriver !

Quoi qu'il en soit , si l'UMP est dans l'opposition, elle doit s'opposer.

Puisqu' elle ne veut pas remettre  en cause l'essentiel du cadre européen, la droite classique doit d'abord critiquer avec plus de vigueur ce que fait la  gauche, mais aussi changer son logiciel, mieux comprendre certain nombre de mécanismes  propres à la  sphère publique ou à la société française qui font que la plupart des réformes  de la gauche sont destructrices.

On n'est  pas à partir de là obligé de "tout changer".  Je pense que ,loin de vouloir un changement total, les Français en  ont marre du présent climat de    bouleversements perpétuels. De grâce,  qu'on laisse fonctionner ce qui fonctionne ( comme par exemple  la médecine libérale, mise à mal elle aussi ) et que l'on se contente de pointer  quelques problèmes essentiels sur lesquels il faudra mettre  le  bistouri: les abus de l'aide sociale, l'école, le contrôle des flux migratoires ( il ne faut pas  courir sur ce sujet après le Front national  dans la radicalité mais proposer quelques mesures concrètes fortes: par exemple réserver les avantages divers et variés de la résidence  en France à ceux qui y  sont entrés légalement).  Pour un parti qui veut apparaître comme un parti de gouvernement, il faut faire des propositions claires  et réalistes, pas forcément nombreuses.

Mais  l'opposition doit d'abord s'opposer.

Quels enseignements du mouvement JeSuisCharlie la droite pourrait-elle tirer ? Quelle réponse pourrait-elle formuler aux questions que les Français ont en réalité ainsi formulées ?

Roland Hureaux : Il et prématuré pour analyser le mouvement "Je suis Charlie" ( un slogan à l'égard duquel beaucoup de gens prennent  leurs distances , après avoir vu le dernier  numéro de ce journal et les réactions dangereusement hostiles dans le monde ).

Mais faire de la surenchère sur la sécurité ( certains demandent un Patriot act à la française : Dieu nous en garde !) ou vouloir "rééduquer"  les banlieues à la laïcité pure et dure, comme on l'entend aujourd'hui,  est parfaitement ridicule. Pourquoi ne pas ouvrir des camps de rééducation !

Sur une question comme le contrôle de l'immigration, ce qui rend la droite peu crédible par rapport à la gauche, ce n'est pas d'abord l'effet Charlie, c'est la minceur de son  bilan quand elle était aux affaires.

Encore une fois, quand on n'est pas en position de force sur un terrain, il faut changer de terrain.

Pour Alain Finkielkraut, la question du nombre d'immigrés doit être abordée. La droite doit-elle s'en saisir ? Comment ?

Roland Hureaux : Oui, le nombre d'immigrés et une vraie question et il faudrait que cesse de régner  sur ce sujet, à   l'INSEE ou à l'INED l'omerta qui est de règle  aujourd'hui .

Mais si un vrai contrôle de l'immigration est nécessaire,  ce n'est pas nécessairement pour lutter contre le terrorisme  : il s'agit là de deux sujets différents. Nous avons environ 6 millions de musulmans en France ( il est dommage que personne ne le sache exactement) , mais nous n'en aurions que 600 000, rien ne dit qu' on n'aurait pas trouvé  quand-même 3 exaltés   pour "châtier"  des gens dont ils pensaient qu'ils avaient blasphémé  le  Prophète , sans qu'il faille voir là le prodrome d'une guerre mondiale.  

Bruno Lemaire a appelé à revoir nos relations avec le Qatar. Que gagnerait la droite à investir ce terrain ?

Roland Hureaux : Il n'est  pas certain que la droite soit en mesure de se  mettre   en avant sur ce terrain : Bruno Le Maire qui est resté en dehors de toute compromission, oui; mais l'UMP en général, non . Ceci dit, il a raison: les relations   d'une partie de notre classe dirigeante avec le Qatar  , dans la mesure  où ce petit pays  participe au financement du terrorisme, sont hautement condamnables , et par là  doivent  cesser; Mais on ne toucha bien  entendu là qu' un aspect du problème.

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