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José Manuel Barroso est le président de la Commission européenne.
José Manuel Barroso est le président de la Commission européenne.
©Reuters

Bouc émissaire ou vraie coupable

L'Europe en procès : qu’en dit l’accusation, qu’en dit la défense ?

José Manuel Barroso n'en finit plus de susciter les critiques en France. Arnaud Montebourg a accusé dimanche le président de la Commission européenne d'être "le carburant du Front national". Ce mercredi, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone évoque un "homme dépassé" et une "erreur de casting".

Nicolas Goetzmann, Jakob Hoeber et Luc Rosenzweig

Nicolas Goetzmann, Jakob Hoeber et Luc Rosenzweig

Nicolas Goetzmann est Stratégiste Macroéconomique et auteur d'un rapport sur la politique monétaire européenne pour le compte de la Fondapol.

Jakob Hoeber est chercheur associé à l'Institut Thomas More. De nationalité allemande, il concentre ses recherches sur l'efficacité et la pérennité des modèles sociaux européens, en relation avec les enjeux de dépenses publiques. En se concentrant sur une approche franco-allemande des enjeux économiques et politiques susceptibles d'impacter la construction européenne, il a notamment piloté la publication des notes d'analyse comparative France- Allemagne pendant la campagne présidentielle française de 2012 (Programme 2012 | Changeons de modèle).

Luc Rosenzweig ancien journaliste au " Monde" et collabore actuellement au site et au mensuel " Causeur", à la radio RCJ et à la revue " Politique Internationale".

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Atlantico :  Le président de la Commission européenne n'en finit plus de susciter les critiques en France. Arnaud Montebourg a accusé dimanche José Manuel Barroso d'être "le carburant du Front national"  tandis que Claude Bartolone le décrit ce jeudi comme un "homme dépassé", une "erreur de casting". A travers José Manuel Barroso, les dirigeants français cherchent-ils à faire de l’Europe le bouc émissaire idéal de la crise actuelle ?

Nicolas Goetzmann : J.M. Barroso a commis une erreur avec l’exception culturelle, ce qui l’a transformé en cible parfaite.

Le chômage, le FN, le Titanic, le mondial perdu de 2006, tout ça c’est Barroso. Mais il n’est que l’exécutant d’une politique validée au niveau national. C’est bien la majorité actuelle qui a signé le pacte budgétaire qui offre des pouvoirs supplémentaires à la commission. Finalement, il est un punching ball pour un gouvernement dépassé par les événements, qui a trouvé là un moyen de se décharger de ses responsabilités.

De la même façon le président de l’Eurogroupe n’en a plus pour très longtemps. Après son erreur sur le sujet Chypriote, Djeroen Dijsselbloem est sur un siège éjectable. La mise en cause de Mario Draghi sur le sujet de l’Italie de 1998-1999,  hier par le Financial Times risque également de le mettre sur la sellette. Le temps n’est pas excellent pour les technocrates.

Jakob Hoeber : Chercher le coupable à Bruxelles est le moyen préféré des politiques pour détourner l'attention des enjeux nationaux. Par ailleurs, ce n'est pas un phénomène qui date de la crise, même si la fréquence a augmenté depuis quelques années.

Les attaques violentes qui peuvent parfois paraître mal placées, pourraient en fait avoir pour objectif  de préparer l'avenir de la présidence de la Commission européenne. En effet, avec les élections européennes en 2014, la bataille pour le poste le plus important dans les institutions européennes ne tardera pas à éclater après les élections fédérales en Allemagne en septembre. Dans cette optique, l'appeler un "homme dépassé" apparaît différemment. Le fait que Barroso mette également la pression sur la France pour qu'elle consolide son budget souligne un autre avantage que le gouvernement socialiste pourrait tirer d'un affaiblissement du président de la Commission européenne.

Quels sont les maux dont souffre l'Europe aujourd'hui ? 

Nicolas Goetzmann : L’Europe souffre de ne se préoccuper que des détails tout en occultant l’essentiel. La population entend parler de règlementations sur l’huile d’olive alors que le taux de chômage atteint des records.

Sur le chômage, les réformes ne sont pas à la hauteur et seul un plan de relance monétaire peut mettre fin à la crise. Cela passe par une modification du mandat de la BCE et une refonte des traités. La simple évocation d’une telle réforme pourrait provoquer un regain de confiance, car cela suggère une prise de conscience des enjeux.

Pour le reste, la technocratie est acceptée par la population si elle est efficace, sinon elle devient vite exposée à  la vindicte. Et pour le moment le suffrage universel a offert moins de stabilité que la technocratie, ce qui est un sujet de réflexion. Barroso est Président de la commission depuis 2004, il est le Michel Drucker Bruxellois

Jakob Hoeber :  Faire une liste des "maux européens" serait très long et il est préférable de se concentrer sur les enjeux qui peuvent avoir une solution européenne.

Un des problèmes principaux dont souffre l'Europe est la différente conception de l'idée européenne. Si la plupart des pays- membres de l'UE est d'accord sur le principe que l'Europe forte et unie est indispensable pour assurer un avenir prospère au continent, la conception des détails varie selon les intérêts mais aussi selon la compréhension que les citoyens ont du fonctionnement d'une entité politique. Ce dernier point est le plus dramatique en Europe. En raison de l'absence d'une légitimation démocratique du processus de décision ainsi que la façon récurrente des politiques nationaux de faire de Bruxelles un bouc émissaire, l'Union européenne est discréditée dans les yeux du citoyen. Le fait qu'un grand nombre de mesures bénéficiant directement aux citoyens soit élaboré à Bruxelles est rarement communiqué. Finalement, l'Union monétaire européenne souffre toujours d'une intégration peu optimale ; les investisseurs ont toujours une optique trop nationale et le taux de migration reste faible. Ces deux mécanismes permettraient pourtant qu'une crise telle que nous la vivons aujourd'hui connaisse un impact plus équitable sur l'ensemble de la zone euro au lieu de créer des divergences extrêmes entre les profiteurs – France, Allemagne – et ceux qui souffrent, notamment l'Espagne et la Grèce.

Luc Rosenzweig : Ce n’est pas l’Europe qui est malade, c’est l’Union européenne comme système d’organisation économique et politique du continent. En Europe, il existe des pays, à l’intérieur de l’UE, comme l’Allemagne ou la Finlande, ou à l’extérieur, comme la Suisse ou la Norvège qui se portent relativement bien. En revanche, d’autres pays sont frappés, à des degrés divers par la récession économique et le chômage. Ces disparités sont apparues dans toute leur ampleur lorsque la crise systémique provoquée par l’affaire des "subprimes" aux Etats-Unis s’est étendue à l’Europe. Cette crise a provoqué la spéculation sur des dettes souveraines libellées en euros dans des pays qui bénéficiaient de taux d’emprunt "allemands", alors que l’état réel de leur économie ne justifiait pas ces taux très bas. La Grèce, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal ont dû accepter des aides sous l’égide de la Troïka (UE, BCE, FMI) , à des conditions draconiennes,  à une mise sous tutelle économique et politique. On leur a imposé une baisse drastique des dépenses publiques, une réforme du marché du travail, une baisse des salaires et des pensions équivalant à une dévaluation interne de l’euro dans ces pays. Résultat : une récession qui enfonce encore plus ces pays dans la dette, faute de croissance, donc revenus fiscaux. Une monnaie unique sans transferts des régions riches vers les régions pauvres, comme cela est la règle à l’échelle nationale, en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis porte en elle la crise comme la nuée l’orage.


Pour chacun de ces maux, qui sont les vrais responsables. Quelles sont les responsabilités de la Commission européenne dans les difficultés actuelles de l’Europe ? A l’inverse, qu’est-ce qui relève clairement de la responsabilité des États ?

Nicolas Goetzmann : La responsabilité se partage entre les fondateurs qui ont mis en place un cadre bien trop rigide et des politiques trop peu courageux pour franchir le cadre. Ce qu’il faut c’est un retour du politique. C’est ce que fait Shinzo Abe au Japon en franchissant beaucoup de limites, c’est ce que fait dans une moindre mesure David Cameron en remplaçant le gouverneur King à la Bank of England. Ces hommes sortent du cadre qui leur est imposé, ils prennent un risque réel. Mais la gravité de la situation sociale mérite une telle prise de risque. Et pour le moment, dans la zone euro, aucun gouvernant ne prend ce rôle.

La Commission européenne n’est rien d’autre que l’exécutant des traités signés par les Etats. On peut accuser les maladresses, mais dans le fond, ce sont les élus qui lui ont octroyé ce pouvoir.

Jakob Hoeber : Un des problèmes de l'Europe mais qui ne lui est pas propre, est de vouloir désigner un vrai responsable. Or, la solution de la crise économique mais aussi identitaire au niveau national et européen ne passe pas par une identification d'un ou plusieurs responsables mais davantage par l'identification des solutions adaptées aux enjeux. Dans ce processus, les Etats ont plus de responsabilité que les institutions européennes dont la Commission. Pour une raison simple : le pouvoir de Bruxelles est, comparé à celui des Etats – toujours très limité, trop limité comme le diraient certains. Pratiquement, aucune loi ne peut être décidée sans que la France ne donne son accord au Conseil. L'UE n'a pas un budget propre et seulement 1 % du PIB européen est attribué à son fonctionnement. On voit déjà la différence entre la marge de manœuvre nationale et supra- nationale. Blâmer la Commission européenne pour les problèmes actuels est alors une excuse dans la plupart des cas pour ne pas entreprendre des réformes impopulaires.

Luc Rosenzweig : L’Union européenne n’est que l’addition d’Etats ayant chacun un projet national qu’il essaie de faire prévaloir au sein de l’UE. Il n’existe pas d’institution, ni de pays, et encore moins de leaders crédibles porteurs d’un projet européen qui dépasse les divers intérêts nationaux. Ainsi, l’Allemagne fait la politique de sa démographie, celle d’un pays vieillissant soucieux de préserver le patrimoine de ses retraités toujours plus nombreux. Si ce pays, le plus puissant d’Europe avait une vraie vision européenne à long terme, il s’attacherait à créer les conditions de la prospérité dans les pays qui l’entourent, comme il l’a fait pour mettre l’ex RDA au niveau de la RFA après 1989. Cela implique un transfert d’une part du PIB des régions riches vers les régions pauvres, qui aille bien au delà des "fonds structurels" de l’UE. Mais tout dirigeant allemand qui essaierait de "vendre" cela à son peuple serait balayé par les électeurs… La Commission européenne n’est, actuellement, qu’un organisme technique chargé à mettre en directives les compromis laborieusement élaborés au sein du Conseil européen. Les rodomontades récentes de  Manuel Barroso doivent donc être jugées pour ce qu’elle sont : des appels du pied insistant vers les Etats-Unis pour que Washington favorise la poursuite de sa carrière dans une institution internationale prestigieuse, comme l’ONU ou l’OTAN. Taper sur la France peut être, à cet égard, d’un bon rapport…

Aucun des Etats pouvant jouer un rôle moteur dans la définition ou la mise en œuvre d’une réelle vision européenne n’est aujourd’hui en mesure de le faire. Le Royaume-Uni s’approche de la porte de sortie, et le couple franco-allemand est pour le moins dysfonctionnel…

Est-ce que le peuple croit toujours en l'Europe ? Y a-t-il seulement cru un jour ?

 Nicolas Goetzmann : Je le pense. Disons que paradoxalement il ne manque pas grand chose pour faire de la zone euro une véritable zone de croissance, ce qui n’est pas tout mais qui reste primordial. Pour me répéter, une modification du mandat de la BCE peut avoir un impact rapide et concluant qui donnerait un souffle considérable à l’ensemble.

Ensuite, et pour être honnête, il faudra tout de même un jour poser la question à la population sur la seule question qui importe. Le projet européen peut être résumé en un programme de perte de souveraineté au niveau national au profit de l’ensemble. Cette question doit être soumise aux populations européennes. Je ne préjuge pas du résultat, mais il serait préférable de poser la question une fois que les problèmes seront réglés.

Jakob Hoeber : Mieux vaudrait poser la question de la manière suivante : "est-ce que le peuple ne croit plus en Europe ?" Certainement, une idée d'unité persiste : peu veulent réintroduire les contrôles aux frontières entre la France et l'Allemagne. Aujourd'hui, il y a assez de confiance et aussi de sentiment d'unité entre un grand nombre de pays européens pour permettre à son voisin d'entrer sans contrôle sur son territoire – surtout car l'expérience faite depuis l'ouverture des frontières a globalement été bonne. On pourrait bel et bien trouver d'autres exemples pour affirmer la détermination du peuple à vivre le rapprochement européen dans son quotidien.

Il faut bâtir sur ce fondement : la forme finale de la maison européenne n'est pas encore très bien définie ; mais l'orientation plutôt vers le nationalisme qu'on peut remarquer dans certains pays en Europe n'est pas la fin de la croyance en cette construction. Enfin, l'Europe dans laquelle le peuple peut croire peut prendre une multitude de formes.

Luc Rosenzweig : Comment mesurer la ferveur européenne des peuples ? Si l’on se fonde sur le taux de participation aux élections pour le Parlement européen, il faut bien constater qu’elle n’est pas l’objet d’une adhésion enthousiaste, et qu’elle a même tendance à diminuer de scrutin en scrutin. Le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe a formulé, il y a deux ans un arrêt historique : pour la cour suprême allemande, il n’existe pas de peuple européen qui puisse être la source d’un pouvoir politique légitime. Point barre. Si cette conscience européenne transnationale existait dans les populations, cela finirait bien par se savoir. Or on ne voit rien venir dans ce sens. L’idée fédéraliste européenne n’est aujourd’hui plus portée que par des idéologues coupés des réalités, qui se fondent sur la théorie rousseauiste selon laquelle il faudrait imposer aux peuples des institutions dont ils finiraient par reconnaître la bienfaisance… C’est un projet voué à l’échec dans nos systèmes démocratiques.

A travers la stratégie des "petits pas", les fondateurs de l'Europe ont voulu imposer le fédéralisme sans le dire. Peut-on parler de péché originel ?

Nicolas Goetzmann :  Bien sûr. Mais cela était évident depuis le départ. L’union monétaire était la locomotive qui devait entrainer tous les wagons du fédéralisme sur les rails. Le problème est que cette union monétaire a été basée sur une erreur académique, à savoir la croyance absolue dans le mandat de stabilité des prix. Ce mandat s’est avéré insuffisant durant la crise et la rigidité du cadre a interdit toute action.

Le risque est de voir l’intégralité du travail réalisé être anéanti sur l’autel de la stabilité des prix. Je le répète ce mandat n’est rien d’autre qu’une méthode en vogue dans les années 1990, mais qui n’est utilisée nulle part ailleurs où l’économie est en croissance.  

Le défi pour la jeune Europe est simplement de démontrer aux populations qu’elle est capable de se remettre en cause pour le bien commun.

Jakob Hoeber : Il est improbable que les pères fondateurs avaient prévu d'imposer un fédéralisme aux pays- membres de l'UE – surtout par une stratégie des "petits pas". S'ils espéraient que la mise en route d'une intégration pas à pas aboutisse un jour dans une vraie fédération, trop grandes étaient les incertitudes quant à l'avenir et de l'Europe et du monde pour attribuer une destinée précise à leur projet. L'ambition immédiate était d'éviter une retombée dans la rivalité destructive qui a causé tant de mal au continent – dans cette Europe à peine sortie de ses ruines, la pensée d'une fédération paraissait plutôt comme un rêve qu'une chose qu'on ne pourrait jamais imposer.

Pas de péché originel alors : la construction européenne s'est toujours orientée par ce qui est faisable en terme d'intégration – sans pour autant toujours réussir ses projets. Cette politique de petit pas n'avait pas d'alternative : trouver un consensus entre l'ensemble des Etats européens pour faire avancer l'intégration européenne ne peut que passer par la négociation, même si le couple franco-allemand a habituellement dominé. Après tout, il est vrai, la finalité de la construction européenne n'a jamais été dite ou mise en avant : certainement, puisqu’elle est ouverte.

Luc Rosenzweig : Le dilemme fédéralisme ou souverainisme n’est pas pertinent. On devrait sortir de cette pensée binaire pour reconstruire une Union sur des bases "euroréalistes". Est-il bien raisonnable de maintenir une monnaie unique pour des pays aux traditions politiques et culturelles si diverses, voire opposées ? Comment prendre acte de la permanence de la nation comme espace indépassable du politique, sans que cela se traduise par un "détricotage" des acquis européens bien réels (abolition des barrières frontalières, coopérations industrielles, scientifiques et universitaires, surveillance mutuelle des garanties démocratiques et des droits de l’homme au sein de l’espace communautaire) ? Moins d’idéologie, et plus de pragmatisme, tel est l’impératif de l’heure.

Le professeur de Harvard Dani Rodrik dans son essai, The Globalization Paradox, explique que l’Europe se trouve dans un dilemme insoluble, incapable de conjuguer ses trois aspirations les plus fortes : union monétaire, souveraineté nationale et démocratie. Ce dilemme résulte-t-il seulement du cynisme des politiques ou d’un véritable problème institutionnel. Comment solutionner ce problème ?

Nicolas Goetzmann : Le projet européen présuppose la perte de souveraineté. Le vote oui à l’Europe est un vote non à la souveraineté nationale, ce qui n’est pas une surprise. Le référendum me semble être une étape nécessaire mais seulement lorsque des progrès seront réalisés. Aujourd’hui ce serait un suicide politique. Mais pour l’éviter, il n’y a qu’une alternative, modifier les traités et cela suppose une bonne dose de courage et de capacité de conviction.

Au final, l’Europe n’a un avenir que si elle trouve les ressources pour se transcender, pour se remettre en cause et ceci par la voie de la politique, au sens noble. Sinon elle risque de s’éteindre et ne sera qu’un mauvais souvenir technocratique. C’est une vision optimiste, car finalement l’Europe n’a de réel avenir que si elle parvient à briser ses chaines. Et cela suppose le retour du politique.

Jakob Hoeber Le problème de l'Europe n'est pas le cynisme des politiques. Comme un gouvernement européen n'existe pas, le problème est alors bien institutionnel.

Est-il insoluble ? Pas vraiment. Il existe des scénarios dans lesquels une structure fédéral pourrait coexister avec des Etats forts. Le premier pas serait alors de ne pas voir dans le souverainisme et le fédéralisme deux conceptions antagonistes. Notamment sur les questions de diplomatie et de stratégie on ne peut s'imaginer qu'un pays seul aurait un pouvoir de décision. Unir ces domaines dans une structure commune aurait un sens. Ces nouvelles institutions n'auraient un sens que si le Parlement européen comme représentant élu du peuple européen leur donnait une légitimité démocratique.

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