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Excitation, peur, solitude : James Cameron revient sur son expédition au fond de l'océan à 11 kilomètres de profondeur
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20 000 lieues sous les mers

Excitation, peur, solitude : James Cameron revient sur son expédition au fond de l'océan à 11 kilomètres de profondeur

Le petit sous-marin du réalisateur canadien est descendu au début de l'année 2012 à 11 kilomètres de profondeur dans la fosse des Mariannes dans le Pacifique. Pour la première fois, il raconte en détails son incroyable aventure.

James Cameron a touché le fond : le point Challenger Deep. Début 2012, le réalisateur de "Titanic" et "Avatar" est descendu à très exactement 10 898 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes, près de l'île de Guam dans le Pacifique. Il a réalisé cette plongée en solitaire à bord d'un petit sous-marin descendant comme une "torpille verticale" (voir photo ci-dessous). C'est la première fois depuis 1960 qu'un homme est retourné à l'endroit le plus profond de tous les océans de la planète.

Le sous-marin – qui a nécessité huit années de recherches – a été conçu pour descendre à la vitesse de 150 mètres par minute, détaille Le Monde. Il lui a fallu 2h36 pour la descente. La remontée a été plus rapide que prévue : 1h10. James Cameron, 58 ans, a passé un peu plus de 3h au fond du Pacifique, d'où il a ramené des images exceptionnelles et des échantillons destinés à "mieux connaître cette partie largement inconnue de la planète", explique National Geographic, qui a piloté cette expédition. Le réalisateur canadien a malheureusement dû couper court à sa plongée, à cause d'une fuite de liquide hydraulique qui menaçait de lui faire perdre le contrôle de son appareil.

Si James Cameron a déjà raconté pour partie son aventure sous-marine, il était jusqu'à présent resté plutôt avare de précisions à son retour sur la terre ferme. "Un spectacle de désolation." Voilà comment il avait décrit ce qu'il a pu observer une fois arrivé au point Challenger Deep. Pour la première fois, il revient en détails sur son incroyable aventure dans le numéro de National Geographic à paraître en juin.

"Ce qui nous intéresse ce ne sont pas les célébrités, c'est l'exploration", a expliqué Chris Johns, le rédacteur en chef de National Geographic au Washington Post. "James Cameron est la seule personne à être descendue en solo dans la fosse des Mariannes, (...) [il] est hard-core. (...) Voilà pourquoi je l'adore", a-t-il ajouté. "Je suis un conteur d'histoires : telle est l'essence même de l'exploration. Se rendre dans des endroits où personne n'est jamais allé et raconter son aventure une fois revenu", a de son côté déclaré le réalisateur canadien, rapporte USA Today.

Même s'il a le goût de l'aventure, James Cameron a reconnu avoir beaucoup stressé avant le début de l'expédition, "imaginant toutes les choses qui pourraient mal tourner". Mais le jour J, toutes ses inquiétudes se sont transformées en une "excitation enfantine", explique le Daily Mail. Au moment de la descente il était "étonnement calme", a-t-il dit. Le réalisateur a par ailleurs affirmé ne pas avoir souffert de claustrophobie dans son petit sous-marin. "J'étais un peu comme une noix dans sa coquille" : à l'étroit mais douillettement installé dans une sorte de cocon.

James Cameron a filmé ce qu'il a vu au fond de la fosse des Mariannes. Malheureusement, les vidéos ne rendent pas grand-chose : "Il faisait très sombre. Je n'ai pas vu un seul poisson, je n'ai rien trouvé qui avait l'air vivant à part quelques amphipodes (des crustacés ressemblant à des crevettes, ndlr)", a-t-il expliqué. En fait, c'est surtout l'expérience de la solitude absolue qui a marqué l'explorateur : "C'est le sentiment d'isolement, plus que tout autre chose, qui vous fait réaliser combien vous êtes minuscule dans cette vaste étendue, noire et inexplorée".

Pour James Cameron une chose est sûre : "Je veux retourner au point Challenger Deep". 

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