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La preuve par la science : la vue d'une jolie femme annexe "le temps de cerveau disponible" masculin
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Sexes très opposés

La preuve par la science : la vue d'une jolie femme annexe "le temps de cerveau disponible" masculin

A la télévision, dans leur boîte aux lettres, en chair et en os ou juste en pensée... Selon une série d’études scientifiques concordantes, les femmes font perdre aux hommes tous leurs moyens intellectuels.

L’omniprésence du corps féminin dans les médias semble avoir de beaux jours devant elle. La femme créé du « temps de cerveau disponible » chez l’homme, c’est la science qui le dit.

En 2009 déjà, une étude avait testé une célèbre idée reçue : sommes-nous plus bêtes lorsque nous interagissons avec une personne de sexe opposé ?  En comparant les interactions entre personnes de même sexe et personnes de sexe opposé, la réponse est apparue sans équivoque. Les performances cognitives des hommes déclinent à la suite d’interactions avec des femmes. Cet effet néfaste ne se retrouve pas parmi la gente féminine, qui reste égale à elle-même quel que soit son interlocuteur.

Comme on pouvait s’y attendre, l’effet négatif des femmes sur le cerveau masculin est d’autant plus fort que l’interlocutrice est perçue comme physiquement attirante. Les capacités intellectuelles déclinent aussi lorsque les hommes sont plus préoccupés par la propre image d’eux-mêmes qu’ils renvoient.

Comment interpréter de tels résultats ? Selon les scientifiques, le problème vient de la volonté de faire bonne impression auprès de la femme, une tâche qui occupe toutes les capacités cognitives des hommes, et qui réduit ainsi les ressources intellectuelles allouées aux autres tâches.

Les chercheurs de l’Université de l’Indiana ont étudié un cas pratique et très révélateur. La beauté des présentatrices des journaux d’information a-t-elle un impact sur la concentration des téléspectateurs ? Cette beauté a-t-elle une influence sur l’opinion des téléspectateurs au sujet du professionnalisme de ces journalistes ?

Pour jouer sur le niveau de beauté, et donc sur le niveau de sexualisation des femmes, les scientifiques ont utilisé le ratio taille/hanches, qui doit être faible. Selon cet indicateur scientifiquement reconnu, plus la différence entre la taille (fine) et les hanches (pulpeuses) est importante, plus une femme est jugée séduisante.

Résultat : plus les femmes étaient sexualisées, moins elles étaient perçues comme aptes à traiter des sujets comme la guerre et la politique. Jusque là, on peut croire au banal sexisme. Mais la beauté a également eu un impact sur la mémoire des hommes. Ils ont enregistré moins d’informations nouvelles lorsque le journal était présenté par une femme plus « sexualisée ».

Ces résultats confirment le postulat de deux chercheurs, Heilman and Saruwatari, qui déjà en 1979 recommandaient aux femmes « d’être le moins attirantes, et aussi masculines que possible si elles voulaient réussir. »

Les conclusions lient ces résultats aux théories de psychologie évolutionniste, qui postulent une plus grande sensibilité des hommes face aux indices sexuels visuels. Plus généralement, les mâles sont plus intéressés par les projets de reproductions, toujours d'après ces théories.

A l’inverse, les femmes ont mémorisé davantage d’informations nouvelles dans la situation où la présentatrice était sexualisée. La beauté n’a pas influencé leur opinion sur les compétences de la présentatrice en matière de guerre et de politique.

Les femmes ne sont donc pas insensibles à la beauté de leurs congénères. Elles le sont simplement différemment. Par exemple : pourquoi les magazines affichent-ils toujours de jolies femmes en Une ? Qu’ils soient destinés aux hommes ou aux femmes, Playboy et Elle choisissent de mettre les femmes en vedette. Un constat paradoxal, si l’on considère que la plupart des femmes sont hétérosexuelles.

Pourtant, la science a donné raison aux magazines féminins. L’attention des hommes comme des femmes s’attarde sur les images de femmes séduisantes, et non pas sur les images d’hommes séduisants.

Ces découvertes confirment les théories de psychologie évolutionniste, selon lesquelles le facteur de la beauté physique compte davantage pour juger de la valeur d’une femme comme partenaire sexuel que pour juger de celle d’un homme.

Mais il reste un paradoxe : si cette attention est liée au désir de reproduction, pourquoi les femmes s’attardent-elles sur les images d’autres femmes ? Parce que ces dernières peuvent présenter une menace pour leur couple ! L’effet est très net dans les résultats : les femmes qui subissent des problèmes au sein de leur couple et ont un sentiment d’insécurité manifestent plus d’attention envers les images de femmes séduisantes.

Dans une autre étude, les chercheurs ont confirmé que cette attention pour les images de belles femmes peut être utilisée à des fins commerciales. Lors d’une fausse enquête par la poste, les chercheurs ont remarqué que la photo de présentation influençait le taux de réponse. La photo d’une femme chercheuse provoquait plus de réponses à l’enquête qu’une photo d’homme.

Mais la réalité pourrait être encore plus grave que cela. Selon une récente étude, le QI des hommes s’effondre à la simple idée d’interagir avec une femme !

Les experts ont voulu vérifier les interprétations de la précédente étude. Les capacités intellectuelles diminuent-elles vraiment à cause de l’effort de séduction effectué par les hommes ?

Si tel était le cas, le QI resterait intact lorsque les hommes restent éloignés des femmes, et se contentent d’y penser. De la même manière, l’intellect ne devrait pas être touché lorsqu’il n’est pas question de séduire, par exemple lors de « pseudo-interactions » rapides au téléphone : l’homme ne connaît pas son interlocutrice, et n’a aucune information sur ses qualités physiques.

Et pourtant … Même en l’absence d’enjeu réel, les hommes semblent intellectuellement perturbés.

L’étude a testé deux situations : dans un cas, l’homme se contente d’imaginer une interaction éventuelle avec une femme. Dans l’autre, il est amené a pensé qu’il a un échange avec une femme en ligne sur un ordinateur.

Dans les deux cas, l’effet de défaillance intellectuelle a fonctionné, et ce sans même que les hommes aient des interactions réelles avec les femmes !

Pour les auteurs, ces résultats prouvent à quel point les hommes sont obsédés par les opportunités de reproduction. Mêmes les plus petits indices, tels qu’un prénom de femme avec laquelle ils sont supposés interagir à travers un ordinateur, provoquent un vif intérêt de leur part.

Julie Mangematin

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