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Aux États-Unis, Barbie n’est plus la reine des magasins
©Reuters

Fin de règne

Aux États-Unis, Barbie n’est plus la reine des magasins

La chute est vertigineuse pour la poupée phare de Mattel, moins 21% de ventes sur le troisième trimestre. Mais la marque de jouets américains n’est pas la seule à pâtir de ces mauvais chiffres. Chaque vendredi, des nouvelles du business outre-atlantique avec France-USA Média.

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France USA Media est une agence de presse basée à Los Angeles. Elle couvre l'actualité des Etats-Unis en Français pour la presse, la télévision et l'internet, avec des correspondants à New York, Washington, Austin, San Francisco et L.A.

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Barbie perd-elle de son aura dans le cœur des petites filles ? En tout cas, les chiffres sont implacables. La poupée phare de l’entreprise Mattel, créée en 1945, est dans une mauvaise passe sur le marché américain.

En un an, les ventes des produits Mattel ont baissé de 2%, selon les données publiées ce jeudi par le groupe. Si les chiffres du dernier trimestre sont mauvais, la compagnie espère, bien sûr, que la période de Noël va rattraper le tir. Même si la tendance semble être profondément marquée dans le temps. L’an dernier, les ventes du dernier trimestre étaient en baisse de 13%.

Des donnés qui impactent, nécessairement, leurs actions en bourse, en baisse, elles aussi.

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D’autres secteurs touchés

Après analyse des chiffres de Russell 3000, l’indice boursier qui rassemble les 3000 plus grandes entreprises américaines, plusieurs secteurs d’activités sont touchés. En tout, 105 compagnies sont dans la même situation que Mattel.

Les universités privées, par exemple, sont moins plébiscitées. Les 3 plus gros spécialistes de ce secteur : Apollo Education, ITT Educational et Strayer ont vu leurs revenus chuter depuis 2011. Les étudiants semblent se détourner de ces voies royales. Selon certains analystes, les revenus des étudiants à la sortie de ces établissement, ne seraient pas à même de rembourser totalement les dettes contractées pour suivre leurs études. Pour information, un diplôme obtenu dans une université du groupe Strayer coûte environ 58.000 dollars.

Autre domaine d’activité boudé par les consommateurs américains, certaines chaînes de restaurations. Les chiffres sont impressionnants, le groupe Dine Equity, qui rassemble les marques Applebee’s (près de 2.000 restaurants aux Etats-Unis), et Ihop Restaurants, a vu ses revenus baisser de 40% durant les 12 derniers mois.

Certaines marques de vêtements, comme Quiksilver, sont également impactées. La marque d’origine australienne, aujourd’hui basée en Californie, a perdu des parts de marché depuis 2011. Des chiffres qui démontrent les profonds changements, à l’oeuvre dans le secteur de la consommation. Le développement de la vente par internet continue d’opérer une mutation, et entraînent des modifications dans le comportement des consommateurs, auxquelles certaines compagnies n’ont toujours pas pu répondre.

Les revenus du groupe Barnes and Noble, spécialisé dans les livres, ont chuté de 12%. Une donnée qui montre, non pas que les Américains n’achètent plus de livres, mais que les canaux d’achats ont changé.

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