L'ancien président serbe Aleksandar Vučić s'adresse à ses partisans réunis dans une salle omnisports lors d'un meeting de campagne organisé sous le slogan « Aleksandar Vučić Premier ministre », à Belgrade, en Serbie, le 22 octobre 2026, trois jours avant les élections législatives anticipées dans le pays. Ce scrutin intervient après près de deux années de manifestations contre la corruption, déclenchées par l'effondrement, en novembre 2024, de l'auvent de la gare ferroviaire de Novi Sad, qui avait fait 16 morts. La contestation s'est progressivement transformée en un mouvement étudiant réclamant des élections anticipées. Aleksandar Vučić a démissionné de la présidence le 27 septembre 2026 afin de mener la campagne électorale du Parti progressiste serbe (SNS) et de briguer un retour au pouvoir en tant que Premier ministre. (Image d'illustration)
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LA SERBIE, ENJEU POUR MOSCOU

Après la chute d’Orbán, la Serbie de Vučić, dernier verrou russe dans les Balkans ?

À la veille des élections législatives serbes du 25 octobre, la Russie redoute de perdre un allié stratégique dans les Balkans occidentaux. Entre désinformation, pression énergétique et discours sur une prétendue « révolution de couleur », Moscou cherche à préserver le pouvoir d'Aleksandar Vučić.

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A PROPOS DES AUTEURS

Denis Cenusa est analyste politique, expert associé au Centre d'études sur l'Europe de l'Est (Lituanie) et à Expert-Grup (Moldavie).