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La pièce de théâtre "Perte" de Ruthy Scetbon et Mitch Riley est à découvrir à La Scala jusqu’au 3 novembre.
La pièce de théâtre "Perte" de Ruthy Scetbon et Mitch Riley est à découvrir à La Scala jusqu’au 3 novembre.
©Crédit @ Chloé Tocabens

Atlanti Culture

"Perte" de Ruthy Scetbon et Mitch Riley : les vertus d’un ménage bien fait

"Perte" de Ruthy Scetbon et Mitch Riley est à découvrir à La Scala jusqu’au 3 novembre.

Anne-Claude  Ambroise-Rendu pour Culture-Tops

Anne-Claude Ambroise-Rendu pour Culture-Tops

Anne-Claude Ambroise-Rendu est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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"Perte" de Ruthy Scetbon et Mitch Riley 

INFOS & RÉSERVATION

La Scala, Salle La Piccola scala
13 boulevard de Strasbourg
75010 Paris
Tél. : 01 40 03 44 30
Les jeudi et vendredi jusqu’au 3 novembre, les mardi et mercredi du 3 novembre au 23 décembre. 18h30.
 

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Thème

La femme de ménage du théâtre entre dans la salle obscure où elle se croit seule. En allumant la lumière et en se retournant, elle découvre le public, assis, scrutateur et attentif. Surpris aussi par le nez rouge qu’elle arbore. Elle commence par s’excuser, affirmant d’une voix précipitée et à peine audible qu’elle va faire vite et s’éclipser, agite son chiffon, secoue sa serpillère, brandit son balai. Puis elle se met à jouer avec le public, lui parlant, lui montrant comme elle s’y prend pour balayer, exhibant les trésors du carton des objets perdus et ces initiatives emmènent toute la salle dans un voyage poétique et drôle.

Points forts

La surprise est permanente, ménagée par une performance où rien n’est attendu, convenu, banal.

Le travail sur la voix, son timbre, son placement, son volume - tour à tour aigue et grelottante à peine articulée, et de plus en plus forte jusqu’aux cris - dessine avec originalité le panorama sonore des émotions rencontrées.

Le corps n’est pas en reste : le sourire juvénile, la gaucherie gracieuse, à la fois familière et décalée de Ruthy Scetbon emplissent l’espace de sens et de saveur.

Points faibles

Certaines faiblesses du texte. Ainsi le couplet sur la liberté est le moins étonnant, le moins neuf et c’est dommage car il introduit un creux, une poche critique, dans ces 55 minutes de grâce.

En deux mots ...

Perte est un spectacle de clown fidèle aux codes du genre puisque c’est un être ordinaire qui se laisse prendre au jeu du spectacle, de ces spectateurs qui l’observent, l’écoutent, lui répondent parfois, rient et le rendent à une existence peuplée de manies, de fantaisies, de rêves et de colères, une existence humaine. Mais c’est aussi un spectacle joliment inventif et original, un regard posé sur le minuscule du quotidien et l’ordinaire des choses, réjouissant pour cela même et qu’il ne faut pas manquer.

Un extrait

« En général je pars de là. C’est le point A. J’pousse la poussière jusque là-bas, comme ça. C’est le point B. Puis je décale mon balai sur le point A2 et je pousse la poussière jusque-là : B2 (…) Jusqu’en B5 et puis là, en général je prends une pause. »

L'auteur

Mitch Riley est un artiste australien qui vit et travaille à Paris depuis 2016. Chanteur lyrique, metteur en scène et comédien il a surtout monté ou collaboré à des spectacles musicaux (opéras et cycles de chansons) et travaille en France avec l’Ensemble Offrandes.  Il s’oriente résolument depuis quelques temps vers le spectacle de Clown dont le solo Perte, est le dernier représentant en date. On espère voir d’autres spectacles tant l’esprit de Perte est prometteur. 

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