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Avec le film "Le Dos Rouge", on se croirait revenu aux grandes heures du cinéma "pré-bobos" des années 1960.
Avec le film "Le Dos Rouge", on se croirait revenu aux grandes heures du cinéma "pré-bobos" des années 1960.
©Musée d'Orsay

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"Le dos rouge", d’Antoine Barraud : revoilà le cinéma prise de tête

Avec "Le Dos Rouge", on se croirait revenu aux grandes heures du cinéma "pré-bobos" des années 1960. Absolument pas indispensable à votre culture...

François Quenin pour Culture-Tops

François Quenin pour Culture-Tops

François Quenin est chroniqueur pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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Le réalisateur

Antoine Barraud est l’auteur d’un premier long-métrage sorti en 2014, dont le titre, « Les gouffres », est aussi insolite que son sujet : un scientifique (Mathieu Amalric) se perd dans des cavernes récemment découvertes. Il récidive avec « Le dos rouge » dont l’intrigue est encore plus troublante (lire ci-dessous). Antoine Barraud a débuté au cinéma avec trois courts métrages aux titres évocateurs : « Monstre » (2004), « Déluge » (2005), « Monstre, numéro deux » (2007). Il est aussi l’auteur de deux documentaires, « Danièle Gould » (2009) et « La forêt des songes » (2010).

Thème

Un cinéaste (Bertrand Bonello) prépare son prochain film, consacré à la monstruosité dans la peinture. Il se fait aider par une historienne spécialisée dans l’art (Jeanne Balibar, doublée à la fin du film par Géraldine Pailhas qui prend la relève dans le même rôle; allez savoir pourquoi…). Au cours de ses recherches, le cinéaste remarque une tâche dans son dos qui grandit… D'où le titre du film…

Points forts

- Le cinéaste Bertrand Bonello, auteur du magnifique « Saint Laurent » et du surestimé « L’Apollonide : souvenirs de la maison close », qui joue presque son propre rôle dans "Le dos rouge", est épatant.

- Les tableaux dans les hauts lieux de culture parisiens valent le détour et pourraient à eux seuls justifier l’existence du film.

Points faibles

- Jeanne Balibar joue à Jeanne Balibar… On l’a beaucoup aimé avec Benoît Jacquot (« Sade »), ou avec Jeanne Labrune (« Ça ira mieux demain »), ou encore avec Olivier Assayas (« Fin août, début septembre »). Aujourd’hui, son jeu de jeune évaporée parisienne cultivée devient un brin lassant.

- Le discours du film est assez hermétique, le spectateur se sent exclu des discussions entre spécialistes, et, comme dans « Les gouffres », l’intrigue finit par se mordre la queue. En d’autres termes, on tourne en rond.

En deux mots

A l’inverse d’Hollywood, le cinéma français aime les films élitistes et prise de tête dont les critiques français sont friands. Celui-là va sûrement être le sujet de controverses intellectuelles fournies. Mais spectateurs, mes frères, ne vous laissez pas embarquer dans ce film sans fonds, si ce n’est sans fondement…

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Ca va épater qui?

Informations

"Le dos rouge", d’Antoine Barraud. Avec Bertrand Bonello (Bertrand), Jeanne Balibar (Célia Bhy), Géraldine Pailhas (l’autre Célia Bhy), Joanna Preiss (Barbara), Barbet Schroeder (le médecin), Pascal Greggory (Pascal), Valérie Dréville (Alice), Alex Descas (Scottie), Isild Le Besco (Renée).

Sortie en salles le mercredi 22 avril.

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