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"Le christianisme est un judaïsme low-cost"! Je ne sais plus de qui c'est mais c'est bien vu …
©MENAHEM KAHANA / AFP

Famille recomposée

"Le christianisme est un judaïsme low-cost"! Je ne sais plus de qui c'est mais c'est bien vu …

Pendant des siècles ça a été nié et par les chrétiens et par les juifs. Mais les tests de paternité (de maternité en l'occurrence) sont sans ambiguïté.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Quand Paul de Tarse, Juif comme tous les autres apôtres, se rendit sur le chemin de Damas il eut cette formule :"Il n'y aura plus ni Juifs ni Grecs". Il annonçait la naissance d'une religion pour tous et non plus réservée au seul peuple élu

On connaît le succès historique de ce judaïsme bon marché. Ouvert à tous il connut un succès fulgurant. Car, comme dans les grandes surfaces, il cassa les prix avec force promotion.  Les Juifs de l'époque n'écoutèrent pas Paul de Tarse. Ils considéraient Jésus comme un faux prophète illuminé et ses compagnons comme des charlatans.

 C'est pourquoi ils ne pleurèrent pas trop quand Jésus fut mis sur la Croix par les Romains. Ils lancèrent : "que son sang retombe sur nos têtes". Et il retomba sur leurs têtes des siècles durant quand l'Europe devint chrétienne. Persécutions, rouelle, massacres, bûchers…

Rien de pire que la rage d'un enfant que sa mère refuse de reconnaitre. Les Juifs fidèles à leur foi avaient oublié que Jésus, selon une belle formule, "était né de mère juive et de père inconnu". Ils le payèrent très cher.

Pour l'Eglise, les papes, les prélats et les foules promptes à égorger, les Juifs, étaient des aveugles volontaires. Un relief qui figure sur les murs de la cathédrale de Strasbourg en témoigne : il montre en effigie la synagogue les yeux bandés.

Puis le temps a passé. L'antisémitisme chrétien a disparu aidé en cela par Hitler qui lui en a substitué un autre bien plus radical. Aujourd'hui tout chrétien se doit de lire la Torah appelée Ancien Testament pour des raisons d'opportunité. Et tout chrétien sait que le Nouveau Testament est le fils de l'Ancien. Si les Juifs s'en donnaient la peine (mais ils sont très têtus) ils ouvriraient les Evangiles et verraient, sans contestation possible, qu'il s'agit d'un livre juif. Mais le souvenir des flots de sang juif qu'a fait couler la chrétienté leur brouille encore – et c'est normal- la vue.

Et l'Islam dans tout ça ? Cette religion a des rapports évidents avec les deux précédemment citées. Puisque le Coran reconnait Moise et Jésus en tant que prophètes. Comme on ne sait pas trop quoi en penser nous citerons le diagnostic de Kemal Atatürk.

Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d'un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu'il apprend à l'école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu'à ses pensées les plus intimes. L'Islam, cette théologie absurde d'un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.

C'était violent, trop violent ? Peut-être. C'était excessif et brutal ? Sans doute. Mais il faut se replonger dans le contexte de l'époque. Kemal Atatürk voulait débarrasser la Turquie de l'oppressant carcan du califat musulman. S'il vivait encore aujourd'hui Erdogan le mettrait en prison.

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